Stop! Ca, c'est la pub.
Ils veulent ça à condition que tu sois dans la ligne du parti. Sinon c'est "débile" qui sort.
Parce que si il y a de "vrais referundum", ils seraient bien déçus par le résultat qui en sortirait.
Vu que tu ne sembles pas comprendre le processus de la constituante, accaparé que tu es par le débat, ô combien passionnant sur l’URSS ou les lazzis du petit journal. Vu que d’autres semblent se terrer de frayeur à l’évocation même du mot « Révolution citoyenne », les deux mots étant indissociables et marquent l’ambition du programme ainsi que l’idée qui le traverse de part en part de réappropriation de la vie politique française. On va faire un rapide résumé. Vu qu’ils n’ont pas su convaincre suffisamment aux présidentielles, les législatives sont l’occasion de continuer à faire campagne, puis après les législatives un certain nombre d’initiatives sont apparemment prévues (ils ont parlé d’ateliers législatifs, on va voir un peu ce que ça donne…)
La révolution citoyenne, par un ensemble de mesures, vise à l’émancipation, qui est un pilier du socialisme. Il prend pied sur le postulat que les citoyens sont capables de prendre des décisions rationnelles et que l’intérêt de la masse est l’intérêt général. Concrètement cela signifie que l’objectif est de donner un maximum de pouvoirs aux gens, afin de les rendre maîtres de leur destin. Par exemple, stratégiquement, pendant la campagne, ils en sont passé par la remise en cause systématique du discours qu’on leur opposait souvent « c’est pas possible » ou la variante que tu nous exposes ici « ce sont des mesures électoraliste » sous-entendu « inapplicables et destinée à engranger des voix ». Ce discours vise à insinuer l’idée que la politique serait dans l’incapacité de répondre à nos attentes. En réalité, il n’en est rien, toutes les propositions sont des propositions ambitieuses mais concrètes. Une partie est applicable immédiatement. Politiquement, des droits nouveaux seront accordés dans tous les champs sociaux ; au niveau économique les choix stratégiques des entreprises devront recevoir l’assentiment des représentants du personnel, instauration d’un droit de veto sur les licenciements, et contre-propositions syndicales examinées en cas de fermeture d’une entreprise ; au niveau institutionnel le conseil constitutionnel sera réformé et pourra directement être saisi (la question prioritaire n’est pas suffisante, car elle a fait plus de mal que de bien dernièrement en supprimant une loi de protection contre le harcèlement), l’AN sera renforcée (gouvernement responsable entre autres), la suppression ou la réforme du Sénat sera mise en œuvre, la proportionnelle deviendra universelle, cumul des mandats combattu, aussi bien dans l’espace (cf. ministres qui doivent être député chez l’UMP et le PS) que dans le temps (évite la professionnalisation de la politique), les référendum d’initiative populaire seront instaurés ; la justice plutôt que d’être nommée par l’exécutif sera élue des magistrats et nommée pas le parlement en proportion moitié-moitié ; chez les médias ce seront les CA qui nommeront les présidents (et non plus l’exécutif), CA composé à moitié de représentants du personnel, ce qui garantira l’indépendance aussi bien envers les pouvoirs politiques qu’envers les pouvoirs économiques ; au niveau scientifique les citoyens pourront s’impliquer avec un droit d’enquête et des rapports ; dans le milieu associatif, en finir avec cette logique de destruction du secteur non-marchand qui détruit à petit feu les associations.
Pour la nouvelle constitution strictement :
— l’assemblée constituante sera élue au suffrage universel, direct, proportionnel, paritaire et sans seuil ;
— la constitution sera élaborée avec l’aide d’un débat public national ;
— elle sera soumise enfin au référendum pour validation.
Le Front de gauche fera bien évidemment campagne pour défendre sa vision des institutions, mais il n’y a vraisemblablement pas de raison que la population refuse en bloc un texte écrit par ces propres représentants et auquel elle a participé.
Sans compter le nombre de référendums qui étaient prévus : sur le nucléaire, sur les traités européens (pour renvoyer le MES&Co au placard), sur la nouvelle constitution. Ça en fait déjà 3 en 5 ans.
[^] # Re: Déprimant
Posté par Faussoyeur . En réponse au journal Le PS a t'il ressorti la machine à perdre ?. Évalué à -1. Dernière modification le 20 mai 2012 à 10:31.
Cadeau
Vu que tu ne sembles pas comprendre le processus de la constituante, accaparé que tu es par le débat, ô combien passionnant sur l’URSS ou les lazzis du petit journal. Vu que d’autres semblent se terrer de frayeur à l’évocation même du mot « Révolution citoyenne », les deux mots étant indissociables et marquent l’ambition du programme ainsi que l’idée qui le traverse de part en part de réappropriation de la vie politique française. On va faire un rapide résumé. Vu qu’ils n’ont pas su convaincre suffisamment aux présidentielles, les législatives sont l’occasion de continuer à faire campagne, puis après les législatives un certain nombre d’initiatives sont apparemment prévues (ils ont parlé d’ateliers législatifs, on va voir un peu ce que ça donne…)
La révolution citoyenne, par un ensemble de mesures, vise à l’émancipation, qui est un pilier du socialisme. Il prend pied sur le postulat que les citoyens sont capables de prendre des décisions rationnelles et que l’intérêt de la masse est l’intérêt général. Concrètement cela signifie que l’objectif est de donner un maximum de pouvoirs aux gens, afin de les rendre maîtres de leur destin. Par exemple, stratégiquement, pendant la campagne, ils en sont passé par la remise en cause systématique du discours qu’on leur opposait souvent « c’est pas possible » ou la variante que tu nous exposes ici « ce sont des mesures électoraliste » sous-entendu « inapplicables et destinée à engranger des voix ». Ce discours vise à insinuer l’idée que la politique serait dans l’incapacité de répondre à nos attentes. En réalité, il n’en est rien, toutes les propositions sont des propositions ambitieuses mais concrètes. Une partie est applicable immédiatement. Politiquement, des droits nouveaux seront accordés dans tous les champs sociaux ; au niveau économique les choix stratégiques des entreprises devront recevoir l’assentiment des représentants du personnel, instauration d’un droit de veto sur les licenciements, et contre-propositions syndicales examinées en cas de fermeture d’une entreprise ; au niveau institutionnel le conseil constitutionnel sera réformé et pourra directement être saisi (la question prioritaire n’est pas suffisante, car elle a fait plus de mal que de bien dernièrement en supprimant une loi de protection contre le harcèlement), l’AN sera renforcée (gouvernement responsable entre autres), la suppression ou la réforme du Sénat sera mise en œuvre, la proportionnelle deviendra universelle, cumul des mandats combattu, aussi bien dans l’espace (cf. ministres qui doivent être député chez l’UMP et le PS) que dans le temps (évite la professionnalisation de la politique), les référendum d’initiative populaire seront instaurés ; la justice plutôt que d’être nommée par l’exécutif sera élue des magistrats et nommée pas le parlement en proportion moitié-moitié ; chez les médias ce seront les CA qui nommeront les présidents (et non plus l’exécutif), CA composé à moitié de représentants du personnel, ce qui garantira l’indépendance aussi bien envers les pouvoirs politiques qu’envers les pouvoirs économiques ; au niveau scientifique les citoyens pourront s’impliquer avec un droit d’enquête et des rapports ; dans le milieu associatif, en finir avec cette logique de destruction du secteur non-marchand qui détruit à petit feu les associations.
Pour la nouvelle constitution strictement :
— l’assemblée constituante sera élue au suffrage universel, direct, proportionnel, paritaire et sans seuil ;
— la constitution sera élaborée avec l’aide d’un débat public national ;
— elle sera soumise enfin au référendum pour validation.
Le Front de gauche fera bien évidemment campagne pour défendre sa vision des institutions, mais il n’y a vraisemblablement pas de raison que la population refuse en bloc un texte écrit par ces propres représentants et auquel elle a participé.
Sans compter le nombre de référendums qui étaient prévus : sur le nucléaire, sur les traités européens (pour renvoyer le MES&Co au placard), sur la nouvelle constitution. Ça en fait déjà 3 en 5 ans.