Combien ont fait de LaTeX leur credo par le passé et ont du, la honte au ventre, voter LibreOffice ?
J'ai utilisé TeX/LaTeX depuis 1998 et j'ai beaucoup programmé la bête (plus de 200 pages de code à mon actif)… je suis donc bien placé pour savoir que ce n'est pas facile facile…
Néanmoins Libre Office, comme Microsoft Office, ont des carences tellement ahurissantes qu'il est impensable qu'ils soient utilisés en milieu réellement professionel. Je sais, ils sont utilisés en milieu réellement professionnel, et ça fait des dégâts côté productivité.
1. MODE PLAN
L'édition du document est uniquement orientée sur le rendu et ne fournit aucun outil pour contrôler la mise en forme. Par exemple pour vérifier que les titres sont bien marqués avec le bon style et pas avec un formatage ad-hoc, etc. Bref, pour vérifier la qualité de la préparation du document produit. Il n'y a même pas de mode affichant les styles, du genre «afficher les balises» comme dans SeaMonkey—Composer et, je le suspecte, peut-être dans Netscape Composer lui-même.
2. COHÉRENCE DES OBJETS INSÉRÉS
Les propriétés des images et autres objets insérés sont décorrélées, et si on veut changer la marge autour des images, il faut les retravailler une par une. C'est sympa de payer quelqu'un 4500€ par mois et de le laisser passer une après-midi à retailler les illustrations de son rapport.
3. PRÉSENTATION DE DONNÉES
Depuis Microsoft Office 2010, on peut insérer une table de données Access dans un tableau Excel en gardant un lien entre les deux documents: une modification de la base de données est répercutée dans le document tableur. Cette innovation était clairement impossible en 1993…
Sur ces trois points, TeX/LaTeX (ou Troff, puisque certains écrivent volontiers en Troff) sur un Unix ratatine n'importe quelle prétendue suite prétendûment bureautique depuis 30 ans (comme le temps passe). Cela ne souligne, d'après moi, pas vraiment la qualité des TeX/LaTeX/Troff mais plutôt la scandaleuse médiocrité des suites de bureatique. La suite d'Apple (Pages, Numbers & Al) s'en sort un peu mieux du côté de la présentation (les modèles de pages sont un petit apport sensé et utile — qui existe déjà en TeX, depuis au moins 1984, ça s'appelle une OTR — et la distinction entre page et table introduite par le tableur est pratique, à défaut d'être inelltectuellement renversante), mais il n'y pas d'équivalent de Base ou Microsoft Access, et là, ça pêche.
[^] # Re: LaTeX et LibreOffice : où, quand, comment.
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse au sondage Mon système de composition de documents préféré est :. Évalué à 7.
J'ai utilisé TeX/LaTeX depuis 1998 et j'ai beaucoup programmé la bête (plus de 200 pages de code à mon actif)… je suis donc bien placé pour savoir que ce n'est pas facile facile…
Néanmoins Libre Office, comme Microsoft Office, ont des carences tellement ahurissantes qu'il est impensable qu'ils soient utilisés en milieu réellement professionel. Je sais, ils sont utilisés en milieu réellement professionnel, et ça fait des dégâts côté productivité.
1. MODE PLAN
L'édition du document est uniquement orientée sur le rendu et ne fournit aucun outil pour contrôler la mise en forme. Par exemple pour vérifier que les titres sont bien marqués avec le bon style et pas avec un formatage ad-hoc, etc. Bref, pour vérifier la qualité de la préparation du document produit. Il n'y a même pas de mode affichant les styles, du genre «afficher les balises» comme dans SeaMonkey—Composer et, je le suspecte, peut-être dans Netscape Composer lui-même.
2. COHÉRENCE DES OBJETS INSÉRÉS
Les propriétés des images et autres objets insérés sont décorrélées, et si on veut changer la marge autour des images, il faut les retravailler une par une. C'est sympa de payer quelqu'un 4500€ par mois et de le laisser passer une après-midi à retailler les illustrations de son rapport.
3. PRÉSENTATION DE DONNÉES
Depuis Microsoft Office 2010, on peut insérer une table de données Access dans un tableau Excel en gardant un lien entre les deux documents: une modification de la base de données est répercutée dans le document tableur. Cette innovation était clairement impossible en 1993…
Sur ces trois points, TeX/LaTeX (ou Troff, puisque certains écrivent volontiers en Troff) sur un Unix ratatine n'importe quelle prétendue suite prétendûment bureautique depuis 30 ans (comme le temps passe). Cela ne souligne, d'après moi, pas vraiment la qualité des TeX/LaTeX/Troff mais plutôt la scandaleuse médiocrité des suites de bureatique. La suite d'Apple (Pages, Numbers & Al) s'en sort un peu mieux du côté de la présentation (les modèles de pages sont un petit apport sensé et utile — qui existe déjà en TeX, depuis au moins 1984, ça s'appelle une OTR — et la distinction entre page et table introduite par le tableur est pratique, à défaut d'être inelltectuellement renversante), mais il n'y pas d'équivalent de Base ou Microsoft Access, et là, ça pêche.