• [^] # Re: Y'en a ma claque de Mandriva.

    Posté par . En réponse au journal Mandriva, lettre ouverte aux investisseurs, présent, futur et communauté.. Évalué à 10.

    Perso j'ai été un contributeur très actif à partir de 98, ayant commencé par des traductions anglais/français puis étant devenu un mainteneur actif de paquets scientifiques, sur les forums de support, etc. J'ai été un très gros supporter de Mandrake, mais c'est certain que la machine a cassé au moment du départ de Gaël Duval.

    Le gros problème était le manque d'écoute de leur communauté. Je me souviens du changement de nom après le rachat de Connectiva (dû à la décision de justice contre Mandrake) en Mandriva. Les anglophones avaient prévenu: le nom est ridicule en anglais, avec même des connotations sexuelles. Idéal pour le marché international, vraiment. Quelle idée ils ont eu de faire un nom hybride et bizarre. Il aurait mieux valu utiliser le nom de Connectiva (à mon avis très bien) ou changer complètement. Mais la communauté n'a pas été écoutée, encore une fois, et les égos ont gagné.

    Un autre exemple d'égo mal placé: le gestionnaire de paquets graphique. Alors que Ubuntu proposait une interface unifiée Installer/Enlever des logiciels, les dévéloppeurs de gurpmi nous soutenaient qu'il fallait deux logiciels séparés pour les débutants. La majorité de la communauté avait mis en garde contre un système à deux logiciels, mais rien n'a y fait. On est restés comme ça jusqu'au départ du développeur de gurpmi, et finalement on a eu une interface unifiée mais avec plusieurs années de retard. Encore une fois, un problème d'ego contre une communauté non écoutée.

    Je me souviens aussi d'un email que j'avais envoyé à Noël (2005?) sur la ML cooker de la part de nombreux développeurs cooker, se plaignant du manque de communication et de considération de la part de la direction envers la communauté. Il y avait eu une réaction cette fois (une réponse assez longue du PDG de l'époque je crois), assurant que la communauté était importante, etc. Mais il s'agissait simplement d'apaiser, rien n'a vraiment changé sur le fond.

    Le problème de Mandriva se résume simplement en un problème d'égos: on a pris des décisions à la va-vite sans consulter les utilisateurs et développeurs. Alors que le seul système qui marche pour une entreprise Linux est de se reposer sur une fondation pour la distro, sur un board de décision avec de nombreux développeurs et de ne s'occuper que de la partie business, commerciale. Mandriva peut faire ça très bien (par exemple le contrat avec le Brésil), mais pas la distribution elle-même, surtout après avoir viré les vétérants.