Tu as des références sur les prix des éditeurs ? Ce qui m’intéresse ce n’est pas de savoir « que c’est trop cher », mais « comment sait-on qu’ils se font beaucoup de pognon avec la littérature scientifique ».
Si je me souviens bien, Bernard Maris en parle dans le tome 2 de son Antimanuel d'économie. Je vais chercher un peu pour trouver d'autres sources.
Avec l'avènement d'Internet, faire payer aussi cher les articles me dépasse
Je vois pas le rapport. D’ailleurs du côté des publications scientifiques on peut prendre des abonnements uniquement Internet.
Le prix élevé des publications scientifiques est le plus souvent justifié par le petit tirage des ouvrages en question. Comme les actes de conférences font facilement dans le 400-800 pages (suivant les confs), et que seuls les intéressés (ie les chercheurs) vont les acheter la plupart du temps, il n'est pas choquant que le prix du livre soit élevé (coûts de productions, etc.). Par contre, quand l'article est dispo sur le net, le coût de fabrication est ridiculement bas (i.e. quasi-nul). Donc oui, un article qui coûte 25$ l'unité à télécharger, je trouve ça très cher. ça fait ~2$ la page.
Le lien suivant propose une analyse qui me semble intéressante (j'ai partiellement lu les arguments, donc après que j'ai lu l'intégralité en prenant mon temps, je vais peut-être changer d'avis).
Une autre source peut se trouver ici. Les deux affirment que l'édition de publications scientifiques est partie d'une industrie peut profitable (limite à perte) et est maintenant concentrée dans les mains de quelques uns, qui en profitent pour faire augmenter le prix des abonnements et publications de façon drastique depuis quelques années (sans que de réels coûts viennent justifier de telles augmentations). D'après le second lien,
Elsevier, numéro un du secteur, annonce un bénéfice sur chiffre d'affaires entre 35 et 40 % selon les années. C'est un secteur bâtit sur un marché pour l'essentiel inélastique (la demande pour un article précis ne peut pas être remplacée par un autre) qui favorise donc la concentration (trois grands éditeurs scientifiques, Elsevier, Springer et Blackwell se partagent l'essentiel du marché commercial) et une augmentation des prix très largement supérieure à l'inflation.
Et surtout ce qui m'intéresse plus particulièrement :
Ce système s'étend maintenant des publications imprimées vers la diffusion (payante) en ligne des articles.
[^] # Re: quelques réflexions
Posté par lasher . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 2.
Si je me souviens bien, Bernard Maris en parle dans le tome 2 de son Antimanuel d'économie. Je vais chercher un peu pour trouver d'autres sources.
Le prix élevé des publications scientifiques est le plus souvent justifié par le petit tirage des ouvrages en question. Comme les actes de conférences font facilement dans le 400-800 pages (suivant les confs), et que seuls les intéressés (ie les chercheurs) vont les acheter la plupart du temps, il n'est pas choquant que le prix du livre soit élevé (coûts de productions, etc.). Par contre, quand l'article est dispo sur le net, le coût de fabrication est ridiculement bas (i.e. quasi-nul). Donc oui, un article qui coûte 25$ l'unité à télécharger, je trouve ça très cher. ça fait ~2$ la page.
Le lien suivant propose une analyse qui me semble intéressante (j'ai partiellement lu les arguments, donc après que j'ai lu l'intégralité en prenant mon temps, je vais peut-être changer d'avis).
Une autre source peut se trouver ici. Les deux affirment que l'édition de publications scientifiques est partie d'une industrie peut profitable (limite à perte) et est maintenant concentrée dans les mains de quelques uns, qui en profitent pour faire augmenter le prix des abonnements et publications de façon drastique depuis quelques années (sans que de réels coûts viennent justifier de telles augmentations). D'après le second lien,
Et surtout ce qui m'intéresse plus particulièrement :