Oui, je sais, tu vas me dire que tu peux flâner sur amazon, aller sur google et voir une pub et te retrouver sur amazon...
Un peu oui...
Bon ben pour le coup, je trouve que ça n'a juste rien à voir. Lorsque je vais dans une bibliothèque ou dans une librairie, la plupart des bouquins sont « visibles » grâce à leur tranche dans les étagères. Mon regard peut embrasser tout un tas de bouquins d'un coup. Même les bouquins mis en avant par le libraire, je les vois en taille réelle, etc.
Je sais que tu te « bats » contre l'idée (l'idéologie ?) qui dit que les libraires sont les gardiens de la culture littéraire, etc. Et bien entendu, la culture, littéraire, musicale, ou autre, se fout pas mal de qui la vend/la distribue. Pire : même s'il est parfaitement possible que les grandes maychantes enseignes éradiquent les gentils livres pas mainstream pour un sou, en pratique il est fort possible que la capacité de vendre à gros volume permette aux dites grandes enseignes de vendre aussi des livres à tirages plus confidentiel (car cela permet de gagner quelques % supplémentaires pour le CA à la fin de la journée/semaine/mois).
Maintenant, oui, l'aspect « artisan » est quelque chose qui manque à la plupart des grandes enseignes et multi-spécialistes (pas que pour les bouquins). Si dans un hyper-marché je peux avoir de vrais bouchers, je n'ai pas encore trouvé de vrais libraires.
Pour finir, j'utilise beaucoup Amazon pour acheter des livres, mais c'est généralement dans le cas où je recherche quelque chose de précis : soit je connais déjà le titre, soit je cherche un thème précis. Ça se marie très bien avec l'achat de livres techniques (par exemple, la prog C++), mais beaucoup moins (je trouve) avec ce que l'on appelle communément la littérature (qu'elle soit de genre ou pas importe peu). Amazon se plante 9 fois sur 10 sur les suggestions affichées sur mon compte. Pas forcément parce que ce n'est pas quelque chose qui n'aurait pas pu me plaire, mais plutôt parce que c'est quelque chose que j'avais déjà envisagé, puis évacué (c'est le problème quand on commence à bien connaître un domaine : on finit par en savoir plus que le robot qui fait notre profilage).
Quand je vais à la FNAC ou chez un libraire (ou chez mon marchand de comics habituel), j'y vais pour flâner et trouver quelque chose à laquelle je n'ai pas nécessairement pensé (et oui, comme le disait quelqu'un d'autre à propos des films au cinéma, j'aime aussi être surpris — dans une certaine mesure — du coup je prends un « risque »). Par contre à la FNAC je ne vais pas demander conseil la plupart du temps, alors qu'en librairie si. Parfois le libraire essaie juste d'être commerçant et ne répond pas à mes attentes, mais très souvent, ils sont serviables, et suffisamment bien renseignés.
Un exemple très bête : « La griffe noire » à St Maur des Fossés affiche (affichait ?) bien fort et haut leurs préférences, allant jusqu'à dire qu'il ne fallait pas lire tel livre (best seller parce qu'écrit par Rica Zaraï1), mais plutôt tel autre, moins connu, mais traitant du même thème. Sur Amazon, je me fie aux commentaires quand il s'agit de livres techniques, mais quand il s'agit de romans, je suis très sceptique quant à la capacité des gens à pouvoir prédire ce qui va me faire aimer ou détester une histoire... Mon marchand de comics habituel fait aussi des commentaires sur ce que j'achète, et il lui arrive de me dire « T'es sûr que tu veux acheter ça ? Je sais que l'auteur est connu, mais bon, c'est pas génial ». On pourrait croire que c'est pas bon pour le commerce, mais en pratique, quand le client (moi) dépense entre 150 et 200 dollars / mois en comics, il fait bien de m'éviter de gaspiller mes sous (car il sait que je vais revenir, je suis accro).
[^] # Re: J'aimais bien les bouquinistes
Posté par lasher . En réponse au journal Les français aiment-ils leurs libraires ?. Évalué à 2.
Bon ben pour le coup, je trouve que ça n'a juste rien à voir. Lorsque je vais dans une bibliothèque ou dans une librairie, la plupart des bouquins sont « visibles » grâce à leur tranche dans les étagères. Mon regard peut embrasser tout un tas de bouquins d'un coup. Même les bouquins mis en avant par le libraire, je les vois en taille réelle, etc.
Je sais que tu te « bats » contre l'idée (l'idéologie ?) qui dit que les libraires sont les gardiens de la culture littéraire, etc. Et bien entendu, la culture, littéraire, musicale, ou autre, se fout pas mal de qui la vend/la distribue. Pire : même s'il est parfaitement possible que les grandes maychantes enseignes éradiquent les gentils livres pas mainstream pour un sou, en pratique il est fort possible que la capacité de vendre à gros volume permette aux dites grandes enseignes de vendre aussi des livres à tirages plus confidentiel (car cela permet de gagner quelques % supplémentaires pour le CA à la fin de la journée/semaine/mois).
Maintenant, oui, l'aspect « artisan » est quelque chose qui manque à la plupart des grandes enseignes et multi-spécialistes (pas que pour les bouquins). Si dans un hyper-marché je peux avoir de vrais bouchers, je n'ai pas encore trouvé de vrais libraires.
Pour finir, j'utilise beaucoup Amazon pour acheter des livres, mais c'est généralement dans le cas où je recherche quelque chose de précis : soit je connais déjà le titre, soit je cherche un thème précis. Ça se marie très bien avec l'achat de livres techniques (par exemple, la prog C++), mais beaucoup moins (je trouve) avec ce que l'on appelle communément la littérature (qu'elle soit de genre ou pas importe peu). Amazon se plante 9 fois sur 10 sur les suggestions affichées sur mon compte. Pas forcément parce que ce n'est pas quelque chose qui n'aurait pas pu me plaire, mais plutôt parce que c'est quelque chose que j'avais déjà envisagé, puis évacué (c'est le problème quand on commence à bien connaître un domaine : on finit par en savoir plus que le robot qui fait notre profilage).
Quand je vais à la FNAC ou chez un libraire (ou chez mon marchand de comics habituel), j'y vais pour flâner et trouver quelque chose à laquelle je n'ai pas nécessairement pensé (et oui, comme le disait quelqu'un d'autre à propos des films au cinéma, j'aime aussi être surpris — dans une certaine mesure — du coup je prends un « risque »). Par contre à la FNAC je ne vais pas demander conseil la plupart du temps, alors qu'en librairie si. Parfois le libraire essaie juste d'être commerçant et ne répond pas à mes attentes, mais très souvent, ils sont serviables, et suffisamment bien renseignés.
Un exemple très bête : « La griffe noire » à St Maur des Fossés affiche (affichait ?) bien fort et haut leurs préférences, allant jusqu'à dire qu'il ne fallait pas lire tel livre (best seller parce qu'écrit par Rica Zaraï1), mais plutôt tel autre, moins connu, mais traitant du même thème. Sur Amazon, je me fie aux commentaires quand il s'agit de livres techniques, mais quand il s'agit de romans, je suis très sceptique quant à la capacité des gens à pouvoir prédire ce qui va me faire aimer ou détester une histoire... Mon marchand de comics habituel fait aussi des commentaires sur ce que j'achète, et il lui arrive de me dire « T'es sûr que tu veux acheter ça ? Je sais que l'auteur est connu, mais bon, c'est pas génial ». On pourrait croire que c'est pas bon pour le commerce, mais en pratique, quand le client (moi) dépense entre 150 et 200 dollars / mois en comics, il fait bien de m'éviter de gaspiller mes sous (car il sait que je vais revenir, je suis accro).
[1] Par exemple hein. :)