Je vais être franc, je ne trouve pas du tout légitime de payer pour la copie de données déjà publiques, c'est à dire le système actuel. Pire, je trouve ça irrationnel.
Des dons conditionnés par l'appréciations des oeuvres, eux, me parraissent légitimes. J'en ai fait.
C'est quand même subtil (pour ne pas dire compliqué).
En quoi ? Et par rapport à quoi ?
Compliqué à l'utilisation ? Pas plus que la redevance télé. Si on ne veut pas chercher à comprendre, on se contente de payer sa part de l'impôt, sans même avoir besoin de lire la ligne correspondante. Comme pour la redevance télé, on n'a pas de controle sur là où ça va. Pas plus compliqué pour Mme Michu donc.
Subtil ? On a déjà en France des systèmes aussi, voir plus complexes, dans le système d'imposition. En vrac :
- la déclaration des frais professionnels qui fonctionne avec une choix par défaut et une possibilité de préciser (soit on ne fait rien, et on a 10% de réduction, soit on déclare à la main nos frais);
- la foultanquée de déductions fiscales -toutes optionnelles- et à rajouter à la bonne ligne, voir en bas de page lors de sa déclaration;
- on a aussi le système de dons, qui consiste à lister à la main l'intégralité des dons qu'on a fait.
Tout ça, on peut ignorer et on vit très bien, comme Mme Michu. Mais qu'on ne me dise pas que ma proposition est complexe par rapport à ça.
comment on fait des statistiques là dessus ?
C'est ça le point important : on s'en fout des détails. Ce qui compte, c'est d'avoir une idée de la répartition globale des oeuvres. Les auteurs dont les oeuvres profitent à 10 personnes seront ignorés par la répartition par défaut, ou recevront quelques euros au mieux.
Pour savoir quels sont en gros les auteurs populaires ? On sait à peu près faire des sondages, on sait fait des mesures passives. On applique de loin la même idée dans le monde des publications scientifique : plus tes publications sont diffusées/lues, plus tu es connu et plus tu as de chance d'obtenir un financement sur ce que tu fais.
Par contre, je pense qu'un tel système favoriserait fortement ces petits auteurs, justement parce que tout ceux qui ne choisiront pas la répartition par défaut le feront dans le but d'aider les auteurs moins mainstream. Exactement comme le font ceux qui donnent actuellement.
Pour ceux qui refusent la licence globale on aura toujours des lois HADŒPI ou dans le même genre (par exemple le studio hollywoodien qui se sent brimé par rapport à l'autre car il n'a reçu « que » 16% des sous tandis que l'autre à 25%).
Franchement, je ne vois pas d'autre solution pour la rémunération des auteurs que Hadopi and co ou qu'une licence globale ou dérivé.
Le système actuel (aucun contrôle sur les informations échangées par internet et une rémunération à la copie) ne me semble pas rationel pour des oeuvres dont le coût de diffusion est nul. Je ne comprends pas comment on peut trouver agréable d'avoir à se restreindre en oeuvres culturelles alors qu'on a la possibilité des les obtenir sans faire de compromis sur d'autres points de sa vie (ie sans payer). La seule solution que je vois est donc la coertion. Hadopi ou une licence globale apportent ça tout les deux (mais de manière différente). Je vois personnellement une coertion de type impôts plus légitime qu'une coertion de type amende.
Peut-être est-ce moi. Mais en tout cas, tant que je n'aurai pas Hadopi ou une licence globale sur le dos, c'est à dire tant que je pourrai techniquement éviter, par principe, je refuserai de payer.
A noter que je trouve le système actuel tout à fait convenable pour des objets dont le cout de diffusion n'est pas nul : livres physiques, CDs, etc.
PS : je ne comprend pas ce que viens faire la démocratie dans ce débat (par rapport à cotisation de la recherche)
La possibilité au citoyen de répartir sa part d'impôt de la façon dont il le souhaite me semble plus démocratique que de simplement choisir qui choisira la répartition pour lui. Mais peut être que le terme exact était "une démocratie plus directe", effectivement.
[^] # Re: Licence globale ?
Posté par Vlobulle . En réponse au journal Confession(s) d'un pirate. Évalué à 2.
Je vais être franc, je ne trouve pas du tout légitime de payer pour la copie de données déjà publiques, c'est à dire le système actuel. Pire, je trouve ça irrationnel.
Des dons conditionnés par l'appréciations des oeuvres, eux, me parraissent légitimes. J'en ai fait.
En quoi ? Et par rapport à quoi ?
Compliqué à l'utilisation ? Pas plus que la redevance télé. Si on ne veut pas chercher à comprendre, on se contente de payer sa part de l'impôt, sans même avoir besoin de lire la ligne correspondante. Comme pour la redevance télé, on n'a pas de controle sur là où ça va. Pas plus compliqué pour Mme Michu donc.
Subtil ? On a déjà en France des systèmes aussi, voir plus complexes, dans le système d'imposition. En vrac :
- la déclaration des frais professionnels qui fonctionne avec une choix par défaut et une possibilité de préciser (soit on ne fait rien, et on a 10% de réduction, soit on déclare à la main nos frais);
- la foultanquée de déductions fiscales -toutes optionnelles- et à rajouter à la bonne ligne, voir en bas de page lors de sa déclaration;
- on a aussi le système de dons, qui consiste à lister à la main l'intégralité des dons qu'on a fait.
Tout ça, on peut ignorer et on vit très bien, comme Mme Michu. Mais qu'on ne me dise pas que ma proposition est complexe par rapport à ça.
C'est ça le point important : on s'en fout des détails. Ce qui compte, c'est d'avoir une idée de la répartition globale des oeuvres. Les auteurs dont les oeuvres profitent à 10 personnes seront ignorés par la répartition par défaut, ou recevront quelques euros au mieux.
Pour savoir quels sont en gros les auteurs populaires ? On sait à peu près faire des sondages, on sait fait des mesures passives. On applique de loin la même idée dans le monde des publications scientifique : plus tes publications sont diffusées/lues, plus tu es connu et plus tu as de chance d'obtenir un financement sur ce que tu fais.
Par contre, je pense qu'un tel système favoriserait fortement ces petits auteurs, justement parce que tout ceux qui ne choisiront pas la répartition par défaut le feront dans le but d'aider les auteurs moins mainstream. Exactement comme le font ceux qui donnent actuellement.
Franchement, je ne vois pas d'autre solution pour la rémunération des auteurs que Hadopi and co ou qu'une licence globale ou dérivé.
Le système actuel (aucun contrôle sur les informations échangées par internet et une rémunération à la copie) ne me semble pas rationel pour des oeuvres dont le coût de diffusion est nul. Je ne comprends pas comment on peut trouver agréable d'avoir à se restreindre en oeuvres culturelles alors qu'on a la possibilité des les obtenir sans faire de compromis sur d'autres points de sa vie (ie sans payer). La seule solution que je vois est donc la coertion. Hadopi ou une licence globale apportent ça tout les deux (mais de manière différente). Je vois personnellement une coertion de type impôts plus légitime qu'une coertion de type amende.
Peut-être est-ce moi. Mais en tout cas, tant que je n'aurai pas Hadopi ou une licence globale sur le dos, c'est à dire tant que je pourrai techniquement éviter, par principe, je refuserai de payer.
A noter que je trouve le système actuel tout à fait convenable pour des objets dont le cout de diffusion n'est pas nul : livres physiques, CDs, etc.
La possibilité au citoyen de répartir sa part d'impôt de la façon dont il le souhaite me semble plus démocratique que de simplement choisir qui choisira la répartition pour lui. Mais peut être que le terme exact était "une démocratie plus directe", effectivement.