Intéressant d'entendre des propos aussi marqués par l'esprit bisounours dans la bouche d'un haut dirigeant. Doit-on penser qu'il s'agisse simplement de méconnaissance des implications du sujet ou de manipulation populiste ? Peut-il vraiment ignorer que l'application des mesures demandées par les porteurs de ce discours aboutit nécessairement à l'accroissement du différentiel entre la (pseudo-)culture officielle proposée par les industries du divertissement et la culture réelle ?
Effectivement, l'application du droit d'auteur classique laisse toutes les créations sur un pied d'égalité. Toutes les œuvres qu'elles soient celles d'inconnus ou de célébrités sont protégées de la même manière : proportionnellement à leur notoriété propre.
À cela sont venus se greffer différents dispositifs levant la dégénérescence entre créations de tout un chacun et œuvres à large diffusions : bien sûr les sociétés de perception et de répartition des droits qui sont (était) un mal nécessaire, mais également des subventions à la création. Ces dernières apparaissent comme un premier pas vers l'abîme — nonobstant les travers du droit d'auteur. Le peuple contribue à la création par quelques uns. Voilà qu'apparaît, peut-être par manque de vision des dirigeants de l'époque, une véritable distorsion dans la production artistique.
Néanmoins, tout cela restait légitime dans la mesure ou rien n'était fait pour nuire à la création privée. C'est probablement la taxe copie privée qui est le signe le plus clair du mépris de l'oligarchie pour la culture populaire : avec elle une pénalité directe est infligée aux auteurs non officiels.
Avec le discours et certaines lois de monsieur le président Sarkozy et des lobbies qu'il représente un pas de géant semble être sur le point d'être franchi : certains droits d'auteurs représentés en haut lieu seront défendus à tout prix et au dépend de libertés fondamentales (liberté d'expression, droit aux communications privées, ...); tandis que d'autres seront allègrement méprisés. À ce titre les nombreux couacs ayant procédé à l'établissement d'hadœpdi sont révélateurs : députés s'affranchissant du respect du droit d'auteur (notamment M. Marland-Militello), textes anti-constitutionnels, infraction au droit d'auteur par les autorités chargées de le faire respecter, etc.
Il est vraiment temps que les peuples prennent conscience de ce qui se joue. D'autant que le discours qui précède n'est qu'une sorte de litote faisant l'impasse sur plusieurs problèmes fondamentaux ayant trait aux problématiques de propriété des biens immatériels.
[^] # Re: Autre média à part
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Un « contre‐e‐G8 » dénonce la mise en scène du forum Internet du gouvernement. Évalué à 10.
Intéressant d'entendre des propos aussi marqués par l'esprit bisounours dans la bouche d'un haut dirigeant. Doit-on penser qu'il s'agisse simplement de méconnaissance des implications du sujet ou de manipulation populiste ? Peut-il vraiment ignorer que l'application des mesures demandées par les porteurs de ce discours aboutit nécessairement à l'accroissement du différentiel entre la (pseudo-)culture officielle proposée par les industries du divertissement et la culture réelle ?
Effectivement, l'application du droit d'auteur classique laisse toutes les créations sur un pied d'égalité. Toutes les œuvres qu'elles soient celles d'inconnus ou de célébrités sont protégées de la même manière : proportionnellement à leur notoriété propre.
À cela sont venus se greffer différents dispositifs levant la dégénérescence entre créations de tout un chacun et œuvres à large diffusions : bien sûr les sociétés de perception et de répartition des droits qui sont (était) un mal nécessaire, mais également des subventions à la création. Ces dernières apparaissent comme un premier pas vers l'abîme — nonobstant les travers du droit d'auteur. Le peuple contribue à la création par quelques uns. Voilà qu'apparaît, peut-être par manque de vision des dirigeants de l'époque, une véritable distorsion dans la production artistique.
Néanmoins, tout cela restait légitime dans la mesure ou rien n'était fait pour nuire à la création privée. C'est probablement la taxe copie privée qui est le signe le plus clair du mépris de l'oligarchie pour la culture populaire : avec elle une pénalité directe est infligée aux auteurs non officiels.
Avec le discours et certaines lois de monsieur le président Sarkozy et des lobbies qu'il représente un pas de géant semble être sur le point d'être franchi : certains droits d'auteurs représentés en haut lieu seront défendus à tout prix et au dépend de libertés fondamentales (liberté d'expression, droit aux communications privées, ...); tandis que d'autres seront allègrement méprisés. À ce titre les nombreux couacs ayant procédé à l'établissement d'hadœpdi sont révélateurs : députés s'affranchissant du respect du droit d'auteur (notamment M. Marland-Militello), textes anti-constitutionnels, infraction au droit d'auteur par les autorités chargées de le faire respecter, etc.
Il est vraiment temps que les peuples prennent conscience de ce qui se joue. D'autant que le discours qui précède n'est qu'une sorte de litote faisant l'impasse sur plusieurs problèmes fondamentaux ayant trait aux problématiques de propriété des biens immatériels.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace