Certes. Toutefois — et pour reprendre l'exemple cité plus bas de l'industrie de la vitre — imposer un quota de carreaux à acheter régulièrement par tout citoyen ne serait pas une solution raisonnable aux problèmes d'une industrie vitrière d'un monde où les carreaux seraient soudain devenus incassables et où les constructions nouvelles se réduiraient à peau de chagrin. Similairement pour la photographie, créer une demande artificielle pour une denrée devenue abondante ne peut être que contre productif. Imposer cela paraît donc une illustration archétypique du terme « combat d'arrière-garde ».
Le constater derechef n'ôte cependant rien à l'acuité du problème évoqué. Et nos raisonnement convergent probablement là. Oui, les questions sont ouvertes : comment sera le monde de demain ? De quel genre d'information disposerons-nous ? et cætera ? Bien malin qui saura l'entrevoir.
Mais faut-il hypothéquer l'avenir à raison de son caractère imprévisible ? C'est le non-pari conservateur. C'est aussi, par exemple, le choix des partis de gouvernement dans l'affaire Hadœupdi. Ce fut la politique de nombre de civilisations parvenues à leur apogée. Et les soubresauts de l'histoire ne sont-ils pas des témoignages de la vanité de telles stratégies qui ne font que retarder l’inéluctable, ajoutant les douleurs à la peur, amplifiant la crise qu'elles visent à retarder ? Ne vaudrait-il pas mieux, face à l'abîme naissant, profiter de l'élan pour tenter de le franchir, plutôt que de s’apprêter à y (dé)choir péniblement ? Qui sait ?
[^] # Re: Attention au terme
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche L'Union des Photographes veut la mort du Libre. Évalué à 4.
Certes. Toutefois — et pour reprendre l'exemple cité plus bas de l'industrie de la vitre — imposer un quota de carreaux à acheter régulièrement par tout citoyen ne serait pas une solution raisonnable aux problèmes d'une industrie vitrière d'un monde où les carreaux seraient soudain devenus incassables et où les constructions nouvelles se réduiraient à peau de chagrin. Similairement pour la photographie, créer une demande artificielle pour une denrée devenue abondante ne peut être que contre productif. Imposer cela paraît donc une illustration archétypique du terme « combat d'arrière-garde ».
Le constater derechef n'ôte cependant rien à l'acuité du problème évoqué. Et nos raisonnement convergent probablement là. Oui, les questions sont ouvertes : comment sera le monde de demain ? De quel genre d'information disposerons-nous ? et cætera ? Bien malin qui saura l'entrevoir.
Mais faut-il hypothéquer l'avenir à raison de son caractère imprévisible ? C'est le non-pari conservateur. C'est aussi, par exemple, le choix des partis de gouvernement dans l'affaire Hadœupdi. Ce fut la politique de nombre de civilisations parvenues à leur apogée. Et les soubresauts de l'histoire ne sont-ils pas des témoignages de la vanité de telles stratégies qui ne font que retarder l’inéluctable, ajoutant les douleurs à la peur, amplifiant la crise qu'elles visent à retarder ? Ne vaudrait-il pas mieux, face à l'abîme naissant, profiter de l'élan pour tenter de le franchir, plutôt que de s’apprêter à y (dé)choir péniblement ? Qui sait ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace