Le problème de l'énergie nucléaire, ce ne sont pas les statistiques qui lui sont effectivement favorables, mais:
- Le passage à une échelle "surhumaine". Contrairement au danger visible, palpable, compréhensible, des autres formes d'énergie, le nucléaire nuit à grande distance, est indétectable (sauf matériel coûteux). C'est un ennemi invisible. Certaines pollutions chimiques ont la même caractéristique, et ça tombe bien: elles se font opposer le même "on n'en veut pas".
- Les mensonges et cachotteries du pouvoir. Depuis Tchernobyl on sait qu'on est pris pour des buses. Le nucléaire est compliqué à comprendre (différents types de rayonnement, et de contamination), les informations données sont simplistes. Une augmentation légère de la radioactivité n'a pas du tout le même sens si elle est due à une radioactivité induite des éléments naturels (air, eau, terre), ou si elle est due à la dissémination de particules de plutonium.
C'est cette combinaison de manque d'information, et de danger sournois, qui expliquent l'opposition au nucléaire. Je sais que le charbon peut me tuer si je travaille dans une mine de charbon ou que je me chauffe avec dans un local confiné. Je sais que la voiture peut me tuer si je traverse la rue ou si je me déplace avec. Par contre, savoir, en ce moment même, si je bouffe de l'atome, et si oui, combien et pour quels effets, c'est beaucoup plus délicat. Le danger est potentiellement partout et ne dépend pas de mon comportement, du lieu où je me trouve, ou de mes choix individuels en matière d'énergie (même sans abonnement EDF, si une centrale française pète, on en profite).
Les statistiques ne font pas tout: une catastrophe mondiale peu probable est plus effrayante qu'une succession d'accidents individuels très probables, à taux de mortalité égal.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: Article nul
Posté par Grunt . En réponse au journal [ HS ] : Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse. Évalué à 4.
Le problème de l'énergie nucléaire, ce ne sont pas les statistiques qui lui sont effectivement favorables, mais:
- Le passage à une échelle "surhumaine". Contrairement au danger visible, palpable, compréhensible, des autres formes d'énergie, le nucléaire nuit à grande distance, est indétectable (sauf matériel coûteux). C'est un ennemi invisible. Certaines pollutions chimiques ont la même caractéristique, et ça tombe bien: elles se font opposer le même "on n'en veut pas".
- Les mensonges et cachotteries du pouvoir. Depuis Tchernobyl on sait qu'on est pris pour des buses. Le nucléaire est compliqué à comprendre (différents types de rayonnement, et de contamination), les informations données sont simplistes. Une augmentation légère de la radioactivité n'a pas du tout le même sens si elle est due à une radioactivité induite des éléments naturels (air, eau, terre), ou si elle est due à la dissémination de particules de plutonium.
C'est cette combinaison de manque d'information, et de danger sournois, qui expliquent l'opposition au nucléaire. Je sais que le charbon peut me tuer si je travaille dans une mine de charbon ou que je me chauffe avec dans un local confiné. Je sais que la voiture peut me tuer si je traverse la rue ou si je me déplace avec. Par contre, savoir, en ce moment même, si je bouffe de l'atome, et si oui, combien et pour quels effets, c'est beaucoup plus délicat. Le danger est potentiellement partout et ne dépend pas de mon comportement, du lieu où je me trouve, ou de mes choix individuels en matière d'énergie (même sans abonnement EDF, si une centrale française pète, on en profite).
Les statistiques ne font pas tout: une catastrophe mondiale peu probable est plus effrayante qu'une succession d'accidents individuels très probables, à taux de mortalité égal.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.