Si tu me demandes de dériver ou intégrer dans les cas simples (polynômes) je sais faire. Si je dois passer par les cas spéciaux (genre lim ±oo / lim ±oo), j'ai totalement oublié comment on gère le cas. Parce que je n'ai plus eu besoin de faire d'analyse depuis bientôt 8 ans. Idem pour le calcul différentiel (pire en fait : je ne pense plus savoir comment résoudre une équa diff du 2nd ordre).
Si tu me donnes un peu de temps pour réapprendre (pas réviser hein, réapprendre) mes cours de lycée/école d'ingé en analyse, je pourrai bien entendu de nouveau faire tout ça (et comme je connais déjà les principes, ça me prendra moins de temps que la première fois). Mais en attendant, j'en suis incapable.
Quant aux histoires de 80% d'une classe d'âge arrivée au bac, tout ça : oui, à partir du moment où on passe de quelques centaines/milliers d'étudiants dans le supérieur, à plusieurs dizaines/centaines de milliers, ô surprise, on a plus de « déchets ». Mais dans l'absolu, on a toujours plus de bacheliers capables qu'avant. Si tu veux vraiment parler des 80% d'une classe d'âge tout ça, on devrait aussi faire comme on faisait dans les années 50-60 : concours d'entrée au collège, concours d'entrée au lycée, et baccalauréat en 2 ans (première ET terminale). Ça coco, c'était de la sélection.
J'en profite pour remarquer que tu n'as pas réagi au fait que les connaissances d'un élève de TS qui sort de nos jours du lycée pourrait plus facilement prétendre intégrer l'X au XIXè siècle que maintenant. Comme ça resterait un concours, on aurait toujours autant de gens qui intégreraient Polytechnique au final, mais on aurait aussi bien plus de candidats qu'à l'époque...
Maintenant, si tu me dis qu'il faudrait revaloriser les études réellement courtes (bacs pro,bacs techno), les formations liées à l'artisanat, etc., là oui je tombe d'accord avec toi, et mécaniquement, ça signifie que moins de gens échoueront dans les autres filières (enfin on peut le supposer). Mais si on forme des étudiants à des métiers dont l'avenir est bouché (genre électro-technique), on fabrique toujours tout plein de chômeurs. Qualifiés, certes, mais chômeurs malgré tout.
[^] # Re: Par pitie
Posté par lasher . En réponse au journal Du livre "Premiers cours de programmation en Scheme". Évalué à 2.
Si tu me demandes de dériver ou intégrer dans les cas simples (polynômes) je sais faire. Si je dois passer par les cas spéciaux (genre lim ±oo / lim ±oo), j'ai totalement oublié comment on gère le cas. Parce que je n'ai plus eu besoin de faire d'analyse depuis bientôt 8 ans. Idem pour le calcul différentiel (pire en fait : je ne pense plus savoir comment résoudre une équa diff du 2nd ordre).
Si tu me donnes un peu de temps pour réapprendre (pas réviser hein, réapprendre) mes cours de lycée/école d'ingé en analyse, je pourrai bien entendu de nouveau faire tout ça (et comme je connais déjà les principes, ça me prendra moins de temps que la première fois). Mais en attendant, j'en suis incapable.
Quant aux histoires de 80% d'une classe d'âge arrivée au bac, tout ça : oui, à partir du moment où on passe de quelques centaines/milliers d'étudiants dans le supérieur, à plusieurs dizaines/centaines de milliers, ô surprise, on a plus de « déchets ». Mais dans l'absolu, on a toujours plus de bacheliers capables qu'avant. Si tu veux vraiment parler des 80% d'une classe d'âge tout ça, on devrait aussi faire comme on faisait dans les années 50-60 : concours d'entrée au collège, concours d'entrée au lycée, et baccalauréat en 2 ans (première ET terminale). Ça coco, c'était de la sélection.
J'en profite pour remarquer que tu n'as pas réagi au fait que les connaissances d'un élève de TS qui sort de nos jours du lycée pourrait plus facilement prétendre intégrer l'X au XIXè siècle que maintenant. Comme ça resterait un concours, on aurait toujours autant de gens qui intégreraient Polytechnique au final, mais on aurait aussi bien plus de candidats qu'à l'époque...
Maintenant, si tu me dis qu'il faudrait revaloriser les études réellement courtes (bacs pro,bacs techno), les formations liées à l'artisanat, etc., là oui je tombe d'accord avec toi, et mécaniquement, ça signifie que moins de gens échoueront dans les autres filières (enfin on peut le supposer). Mais si on forme des étudiants à des métiers dont l'avenir est bouché (genre électro-technique), on fabrique toujours tout plein de chômeurs. Qualifiés, certes, mais chômeurs malgré tout.