• # Désinformation ou loi ambigüe?

    Posté par . En réponse au message Passer d'une licence GPL à du code fermé : qu'est-ce que ça donne ?. Évalué à 3.

    D'après ce que j'ai cru comprendre (je me trompe certainement), le seul point qui irait dans le sens de ce que cet individu raconte, c'est qu'on peut dénoncer dans certains cas seulement une cessation abusive du droit d'auteur. Par exemple, je suis écrivain, je signe un contrat avec l'éditeur X, qui m'impose de lui laisser éternellement les droit d'auteur de l'oeuvre courante et de toutes les oeuvres que j'écrirai. C'est illégal en France, et je peux dénoncer le contrat: malgré la signature, l'éditeur X n'a alors plus le droit de s'approprier mon oeuvre pour la diffuser.

    Cela reste bien bien loin du problème de la licence GPL. Notemment parce qu'il me semble bien difficile de justifier qu'on ne savait pas ce que l'on faisait quand on a placé du code en GPL (encore plus pour une entreprise). Bref, ce type doit aimer les cas difficiles, parce qu'il y a fort à parier qu'il se cassera les dents sur le premier cas plaidé.

    En plus, il est particulièrement mal informé, car pour tout changement de licence, il faut que tous les auteurs soient d'accord. Or, un logiciel libre a en général de nombreux auteurs (certainement des milliers pour le noyau Linux), dont certains sont morts, d'autres injoignables... Bref, il est en pratique quasiment impossible que le noyau Linux change un jour de licence (c'est d'ailleurs voulu par Linus qui, je crois, a volontairement "anonymisé" certaines contributions pour ne pas pouvoir retrouver les auteurs).

    Un seul point me chiffonne : c'est ce fameux "version 2 ou supérieure" qu'on ajoute très souvent dans la mention de la licence GPL. Bien entendu, c'est pour pouvoir utiliser une licence future avec des corrections de failles de sécurité, mais finalement, rien ne garantit que l'évolution de la GPL ira dans le sens que l'auteur prévoit... Bref, ça ressemble un peu à un chèque en blanc, cette histoire. Qu'en pensez-vous?