> Mouais, imaginons la question et posons les problemes :
> - qui va décider quel auteur va etre rémunéré
On pourrait par exemple essayer d'évaluer le nombre d'utilisateurs d'un soft (en comptant le nombre de download ou autre). Ce ne serait pas forcément très fiable, mais ce serait déjà une base.
Je n'ai pas dit que le problème était simple, mais la solution est actuelle est de loin la pire possible. C'est une solution qui interdit l'entreaide et qui est loin d'être juste, aussi bien pour les utilisateurs car elle privilègie les riches, que pour les programmeurs car ils sont tributaires d'un système marketing complétement détraqué, et où un logiciel meilleur peut se vendre beaucoup moins.
> comment décider que tel développeur vaut lus que tel autre ? pas gagné
Tu crois vraiment qu'actuellement les développeurs sont rémunérés en fonction de leur efficacité/capacité/intelligence/assiduité ou ce que tu veux ?
> [...] et implicitement de limiter les redistributions
Mais c'est bien là qu'est le problème. La mesure prise (empêcher la copie) est non seulement inapplicable, mais moralement inacceptable car elle rend illégal l'entreaide. Lorsqu'une mesure à prendre pour permettre à un système de fonctionner est disproportionnée, inapplicable ou moralement inacceptable, c'est que le système lui-même doit être changé.
> Je ne juge pas le communisme, mais c'est un peu ca : tout le monde produit pour la communauté et une autorité supérieure se charge de répartir les rémunérations comme il devrait etre suivant la participation de chacun.
Exact. Et ça peut difficilement être pire que le système actuel. Le problème est de faire en sorte que celle "autorité supérieure" représente bien la volonté du peuple, et permette aux auteurs de travailler.
> Vouloir imposer ce systeme uniquement aux logiciels c'est croire qu'ils ont quelque chose de spécial par rapport au reste (musique, livres ...)
Le problème est légerment différent. Comme l'a expliqué RMS, il y a trois types d'oeuvres intelectuelles: les oeuvres utilitaires (la plupart des softs, les manuels, les dictionnaires, ...); les oeuvres d'opinion (livres de philosophie, discours politiques, ...) et les oeuvres artistiques.
Le problème est légermement différent dans ces 3 cas, en particulier les libertés 1/ et 3/ n'ont pas de sens pour les oeuvres d'opinion.
Mais, dans le fond, je suis d'accord avec le fait qu'interdire la diffusion d'une idée, d'une chanson, d'un programme est mal, et nuit tout autant à l'oeuvre qu'à la population. "Il est interdit d'interdire", non ?
La liberté de circulation des idées et des informations, de toutes les informations, est pour moi un enjeu capital de ce début de millénaire.
[^] # Re: avis perso
Posté par Gaël Le Mignot . En réponse à la dépêche Courte interview de Richard Stallman. Évalué à 0.
> - qui va décider quel auteur va etre rémunéré
On pourrait par exemple essayer d'évaluer le nombre d'utilisateurs d'un soft (en comptant le nombre de download ou autre). Ce ne serait pas forcément très fiable, mais ce serait déjà une base.
Je n'ai pas dit que le problème était simple, mais la solution est actuelle est de loin la pire possible. C'est une solution qui interdit l'entreaide et qui est loin d'être juste, aussi bien pour les utilisateurs car elle privilègie les riches, que pour les programmeurs car ils sont tributaires d'un système marketing complétement détraqué, et où un logiciel meilleur peut se vendre beaucoup moins.
> comment décider que tel développeur vaut lus que tel autre ? pas gagné
Tu crois vraiment qu'actuellement les développeurs sont rémunérés en fonction de leur efficacité/capacité/intelligence/assiduité ou ce que tu veux ?
> [...] et implicitement de limiter les redistributions
Mais c'est bien là qu'est le problème. La mesure prise (empêcher la copie) est non seulement inapplicable, mais moralement inacceptable car elle rend illégal l'entreaide. Lorsqu'une mesure à prendre pour permettre à un système de fonctionner est disproportionnée, inapplicable ou moralement inacceptable, c'est que le système lui-même doit être changé.
> Je ne juge pas le communisme, mais c'est un peu ca : tout le monde produit pour la communauté et une autorité supérieure se charge de répartir les rémunérations comme il devrait etre suivant la participation de chacun.
Exact. Et ça peut difficilement être pire que le système actuel. Le problème est de faire en sorte que celle "autorité supérieure" représente bien la volonté du peuple, et permette aux auteurs de travailler.
> Vouloir imposer ce systeme uniquement aux logiciels c'est croire qu'ils ont quelque chose de spécial par rapport au reste (musique, livres ...)
Le problème est légerment différent. Comme l'a expliqué RMS, il y a trois types d'oeuvres intelectuelles: les oeuvres utilitaires (la plupart des softs, les manuels, les dictionnaires, ...); les oeuvres d'opinion (livres de philosophie, discours politiques, ...) et les oeuvres artistiques.
Le problème est légermement différent dans ces 3 cas, en particulier les libertés 1/ et 3/ n'ont pas de sens pour les oeuvres d'opinion.
Mais, dans le fond, je suis d'accord avec le fait qu'interdire la diffusion d'une idée, d'une chanson, d'un programme est mal, et nuit tout autant à l'oeuvre qu'à la population. "Il est interdit d'interdire", non ?
La liberté de circulation des idées et des informations, de toutes les informations, est pour moi un enjeu capital de ce début de millénaire.