• # Spielberg se prend pour Kubrick

    Posté par . En réponse à la dépêche Film : A I. Évalué à 10.

    Spielberg est un grand gamin. Il propose ici son nouveau conte de fée: un pinochio futuriste où un être artificiel cherche à devenir un être de chair. Malheuresement pour lui Spielberg a herité du projet par le maître du 7eme art Kubrick lui-même (1). Avec la disparition de ce dernier, il doit lui rendre hommage tout en gardant sa touche personnelle...

    Dans la première partie, On voit déambuler
    David, être de métal qui remplace un fils comateux dans une famille traditionnelle. C'est la partie la plus interessante du film: Spielberg propose ici une reflexion sur "l'amour maternel appliqué sur les machines". Malheuresement son propos est plat et sans âme, le réalisateur ne proposant qu'une vision simplifié du pauvre robot cherchant a se faire accepter. L'arrivée du vrai fils ne fait qu'amplifier ce constat et engranger le désespoir du spectateur. Pour Spielberg, David est une victime et rien d'autre (2). Quand on voit la très grande litterature (3) posant ce type de problème on ne peut que se desoler du traitement Spielberg.

    La deuxieme partie, les choses empirent: Spielberg avait relativement gardé en huit-clos la rencontre de David et de sa famille pour essayer de créer maladroitement une tension mais ensuite il nous offre un déluge d'effets speciaux et de paysages variées pour tenter de combler les lacunes trop visibles du scénario. On aura donc une foire à la destruction, une decouverte de la ville, la rencontre de son "vraie" père et l'espoir qui fait survivre david. On echapera pas à l'Happy Ending où Spielberg croit atteindre le réalisateur de 2001 mais où le spectateur s'enfonce dans le sensiblerie la plus primaire(5) .

    Spielberg nous gratifie d'un E.T. sans âme et sans veritable réflexion et cela même si il fait quelques clins d'oeil à Spielberg (le nounours qui dit "David" ressemble enormement à Hal de 2001).

    (1) Kubrick avait écrit une grande partie du scenario et commencé un travail de pré-production. il semblerait que Spielberg ne se soit qu'inspiré de cette masse d'informations.
    (2) On regrette le veritable vision qu'aurais pu apporter Sieur Kubrick.
    (3) Isac Azimov et ses nouvelles sur les 3 lois de la robotique.
    (4) Tous ces episodes sont inspirés de l'histoire de pinochio...
    (5) Désolé je n'en dirais pas plus pour eviter de réveler le film...