• [^] # Re: Mauvaise foi spotted

    Posté par . En réponse au journal Ampoules à incandescence : faites des stocks. Évalué à 3.

    « Bon, scuze, c'est pas à toi que j'en ai hein, mais dans ce fil, un certain nombre de contre vérités et de raisonnements simplistes ont été dits. »

    J’ai presque envie de dire : tu ne déroges pas à la règle. :p Alors je vais essayer de faire honneur au fil...

    « Et non, l'ampoule ne chauffe pas par rayonnement, elle chauffe principalement par le contact de l'air sur la paroi de verre. L'ampoule chauffe l'air qui l'entoure. »

    Montre le, parce que jusqu’ici j’ai lu les deux dans le fil, mais personne n’a amené de chiffres. J’ai bien essayé un apport constructif, mais après de multiples recherches, en utilisant la loi de Stefan-Boltzmann et en cherchant les valeurs de résistance/conductivité thermique d’une lame d’air... ben j’ai trouvé que c’était kiff kiff bourricot, du moins pas moyen de départager, avec seulement des ordres de grandeur, entre conduction et rayonnement thermique celui qui était le plus efficace.

    « cette grande surface plane ( chauffée par le radiateur ) permet de rayonner , et ce rayonnement permet de réchauffer les éléments situés sur le trajet des rayons. »

    En quoi une surface plus grande fait que la perte d’énergie sera par rayonnement plutôt que par conduction ? Parce que si je continue avec mes petites formules de conduction thermique : P_c = U ×ばつ ΔT ×ばつ S, où P est la puissance transférée, U est le coefficient de conduction thermique, ΔT la différence de température en K, S la surface. La perte par rayonnement d’un corps noir d’une surface S est P_th = σ ×ばつ T4 ×ばつ S. Les deux sont proportionnels à la surface, pire : P_th a une dépendance en T4, donc si la surface est moins grande, mécaniquement la perte de chaleur est moins efficace, donc l’équilibre (pour être précis l’état stationnaire, voir le point suivant) se fera à température plus haute, donc l’importance du rayonnement thermique relativement à la perte par conduction augmente avec la diminution de la surface. J’arrive à la conclusion inverse de ce que tu dis...

    « Pour ta proposition sur l'équilibre thermique, n'importe quel scientifique qui sait utiliser son cerveau te répondrait que dans une pièce d'une maison, même celle isolée de la meilleure façon possible, il n'est jamais atteint. »

    Pour être précis, je pense que le terme d’état stationnaire est plus juste : il n’y a pas équilibre thermique au sens où il est atteint lorsque tous les éléments ont la même température. Par contre si on parle d’état stationnaire c’est parfaitement juste ce qu’il dit : le verre de l’ampoule atteint une température donnée et n’en change plus, par conservation, toute l’énergie électrique qui atteint dans l’ampoule est soit émise sous forme de lumière, soit sous forme de chaleur, mais elle n’est certainement pas perdue dans le verre de l’ampoule, qui ne « consomme » rien, c’est juste un intermédiaire. Ça marche tout pareil à l’échelle d’une maison, sauf que le temps pour atteindre l’état stationnaire est plus long (au pif-o-métrique je dirais plusieurs heures, voir dizaines d’heures, et pour l’ampoule 10 minutes à tout casser).