• [^] # Re: Pour un autre capitalisme

    Posté par . En réponse au journal Programme partagé. Évalué à 5.

    Humpf...


    Actionnaire : il peut tout perdre ou gagner
    Salarié : il gagne dans tous les cas.


    Bon, je ne sais pas comment ça se passe sur Alpha du Centaure, mais par chez nous, les "actionnaires" comme tu dis :
    1 : ne perdre pas *tout* même dans le pire des cas pour l'immense majorité d'entre-eux.
    2 : ne vivent pas exclusivement de leurs seules dividendes sur un seul investissement, i.e. quand un investissement foire, ils ne se retrouvent pas direct à la rue.
    Bref, quand ça tourne mal, c'est pas cool du tout, voire carrément désagréable, mais, encore une fois dans l'immense majorité des cas, it's only money, after all.

    Que l'investissement comporte une part de risque, on est bien d'accord, et c'est même ce qui justifie en grande partie sa rémunération. Que ce risque soit à la hauteur de ce que tu semble décrire, non.

    Et pour les salariés, en tout cas sur notre planète, ils n'ont pas de salaire garanti à vie. Ça signifie qu'il y a des cas où ils perdent leur salaire : faillite de la boite, ou simplement licenciement. Et là, c'est pas juste "Flûte, pas de vacances au ski cette année", on taperait plutôt dans le vital à court ou moyen terme.

    Si le salarié veut avoir les profits
    On va dire que je me suis mal exprimé : valeur généré par l'activité de l'entreprise moins charges (fournitures/taxes/etc), à répartir entre les protagonistes (salaires/dividendes/re-investissement en fond propre)

    qu'il se mouille
    Ça revient plusieurs fois ça. Le seul risque qui existe est le risque de l'investissement financer, c'est çà ? Et de plus, seul le risque à droit à rémunération ? Si j'ai bien compris ta position, alors je ne suis pas d'accord.


    Etre salarié n'est pas incompatible avec être actionnaire.

    Techniquement, non. C'est même le point central des rêves humides des néo-libéraux.
    Y a de très bons articles là-dessus, si tu veux approfondir.

    Bizarrement, le salarié veut le beurre et l'argent du beurre : si ça foire, salaire, si ça marche, les profits.
    Ouch.... C'est le problème quand on ne vit pas sur la même planète...
    Ici, ça se passe plutôt comme ça :
    - Pour le salarié : si ça foire, c'est la rue, si ça marche, status quo.
    - Pour l'actionnaire : si ça foire, je rentre pas totalement dans mes frais, si ça marche, je me gave (y en a même qui en ont vu se gaver quand ça foirait...)

    Quand à :
    Qu'il aille se faire voir et revienne quand il sera prêt à prendre un risque.
    même en tenant compte que ça découle d'un sérieux décalage entre la réalité et tes fantasmes, ça a du mal à passer.