Les chiffres, on leur fait dire ce que l'on veut :
Voilà, c'est exactement le sujet de ma diatribe.
L'IFOP n'est qu'un institut de sondage sujet à caution comme toute entreprise capitalistique avec ses propres intérêts, ni pire, ni meilleure.
En revanche, ce que je vise est bien la présentation partisane de ces chiffres qu'en fait le Figaro. Avec les mêmes chiffres et des partis pris différents on arrive à des conclusions divergentes.
Passons sur le titre "Les Français acceptent la retraite à 62 ans" et son raccourci plus que facile déjà démonté.
Pour 63% des sondés, en cas de victoire, la gauche ne reviendrait pas sur ce choix.
...
La première secrétaire du PS en avait fait le fer de lance de sa campagne, allant jusqu'à promettre que la gauche restaurerait la retraite à 60 ans si elle revenait au pouvoir. Cette stratégie a échoué, doublement.
C'est assez étonnant de retrouver le clivage politicien actuel sur une question politicienne, vraiment.
La crédibilité du PS est mise à mal sur son aile droite aussi bien que sur sa gauche, personne n'en doutait.
Mais que faut t'il en déduire ? Le fig vient à la rescousse avec quekques chiffres:
Cette stratégie a échoué, doublement. D'abord, parce 58% des personnes interrogées jugent «acceptable» le recul de deux ans de l'âge légal de départ à la retraite. Ensuite, parce que 63% d'entre elles pensent que le PS ne reviendra pas en arrière si son candidat - ou sa candidate - est élu (e) en 2012. Pour couronner le tout, 79% des sondés estiment que le financement des retraites est «un problème grave qu'il faut régler d'urgence», contrairement à ce qu'affirme Martine Aubry. «Ce résultat est d'autant plus marquant que nous avions pris soin de proposer une deuxième option ouverte, à savoir que le sujet était important mais qu'il ne nécessitait pas que l'on s'en occupe tout de suite»Ah la retraite
Pour les 58% on a bien compris à qui profitait le crime, pour les 63% on se répète et on découvre que 79% des français trouvent que c'est plus important que le foot, alors qu'ils sont tous concernés, dingue.
Quel désaveu cinglant !
Je passe sur le satisfécit au sujet de la probité et l'engagement du gvt interprété à nouveau comme un désaveu pour la gôche (Ca doit être les mêmes qui considèrent qu'une chanson piratée => une chanson de moins vendue)
L'injustice à présent
En revanche, la thématique développée autour de l'«injustice» du projet, dans son état actuel, trouve un écho. 67% des personnes interrogées estiment que le gouvernement n'est «pas juste dans ses choix». 60% lui reprochent de ne pas être «attentif aux questions liées à la pénibilité de certains métiers» et 70% pensent qu'il n'est pas «ouvert au dialogue».
Le Fig a son avis
Le sentiment d'«injustice» qu'évoque une majorité des sondés n'est guère étonnant: la réforme des retraites est par définition douloureuse, et elle concerne tout le monde.
Oui certains plus que d'autres
Or, on apprécie en général la réforme quand elle touche les autres
Si on en juge par le plébiscite des retraités, on ne leur fait pas dire.
Reste que pour éviter une coalition des mécontents, Nicolas Sarkozy aura intérêt à être «très attentif» à «la situation de ceux qui ont commencé à travailler très tôt» ou «qui ont des emplois pénibles», comme il s'y est engagé mardi en visitant l'usine Turbomeca près de Pau.
Ah oui ca me rappelle lorsque notre président visitait une usine qui allait fermer en arguant qu'il allait tous les sauver. Les promesses ...
Bon en même temps, il ne va trop en faire quand même pur ceux qui ne voteront jamais pour lui.
Ces catégories se montrent les plus sévères vis-à-vis de la réforme. 59% des ouvriers jugent «inacceptable» le report de deux ans du départ à la retraite. Cette disposition n'est pas négociable, et les Français l'ont bien compris, puisque 70% de l'ensemble des sondés - et 66% des ouvriers - se disent persuadés que le projet «sera maintenu en l'état» après les grèves et les manifestations de demain.
Ah les français sont raisonnables.
Ils sont passés où au fait les chiffres qui montrent que les francais ont bien compris à 70% que le gvt était autiste ?
Mais une fois de plus, le Fig a la solution, ils suffit de piocher les belles idées chez nos voisins
Mais la réponse aux problèmes de pénibilité ne réside pas forcément dans la réforme des retraites. Chez la plupart de nos voisins, elle est traitée par des compensations salariales, pendant l'activité, et non pas quand elle cesse, à titre de réparation.
Ah voilà, le patronnat jouera le jeu, personne n'en doute, pas la peine de faire intervenir la loi. Ca s'est fait
Moi aussi, je piocherais bien les idées qui m'arrangent chez nos voisins.
Par exemple, les suédois ont mis à contribution les retaités dans la crise en baissant les pensions des plus aisés (qui peuvent épargner) mais voilà.
Tout le monde a bien compris depuis le début, il n'y avait que 2 options acceptables :
- augmenter les impôts
- allonger la durée de cotisation
En résumé tout est dans l'art du péché par omission
[^] # Re: Etonnament les sondages IFOP ...
Posté par El Titi . En réponse au journal Des jeux et encore des jeux. Évalué à 7.
Voilà, c'est exactement le sujet de ma diatribe.
L'IFOP n'est qu'un institut de sondage sujet à caution comme toute entreprise capitalistique avec ses propres intérêts, ni pire, ni meilleure.
En revanche, ce que je vise est bien la présentation partisane de ces chiffres qu'en fait le Figaro. Avec les mêmes chiffres et des partis pris différents on arrive à des conclusions divergentes.
Décortiquons cet article [http://www.lefigaro.fr/retraite/2010/06/22/05004-20100622ART(...)] pour mieux s'en convaincre.
Passons sur le titre "Les Français acceptent la retraite à 62 ans" et son raccourci plus que facile déjà démonté.
Pour 63% des sondés, en cas de victoire, la gauche ne reviendrait pas sur ce choix.
...
La première secrétaire du PS en avait fait le fer de lance de sa campagne, allant jusqu'à promettre que la gauche restaurerait la retraite à 60 ans si elle revenait au pouvoir. Cette stratégie a échoué, doublement.
C'est assez étonnant de retrouver le clivage politicien actuel sur une question politicienne, vraiment.
La crédibilité du PS est mise à mal sur son aile droite aussi bien que sur sa gauche, personne n'en doutait.
Mais que faut t'il en déduire ? Le fig vient à la rescousse avec quekques chiffres:
Cette stratégie a échoué, doublement. D'abord, parce 58% des personnes interrogées jugent «acceptable» le recul de deux ans de l'âge légal de départ à la retraite. Ensuite, parce que 63% d'entre elles pensent que le PS ne reviendra pas en arrière si son candidat - ou sa candidate - est élu (e) en 2012. Pour couronner le tout, 79% des sondés estiment que le financement des retraites est «un problème grave qu'il faut régler d'urgence», contrairement à ce qu'affirme Martine Aubry. «Ce résultat est d'autant plus marquant que nous avions pris soin de proposer une deuxième option ouverte, à savoir que le sujet était important mais qu'il ne nécessitait pas que l'on s'en occupe tout de suite»Ah la retraite
Pour les 58% on a bien compris à qui profitait le crime, pour les 63% on se répète et on découvre que 79% des français trouvent que c'est plus important que le foot, alors qu'ils sont tous concernés, dingue.
Quel désaveu cinglant !
Je passe sur le satisfécit au sujet de la probité et l'engagement du gvt interprété à nouveau comme un désaveu pour la gôche (Ca doit être les mêmes qui considèrent qu'une chanson piratée => une chanson de moins vendue)
L'injustice à présent
En revanche, la thématique développée autour de l'«injustice» du projet, dans son état actuel, trouve un écho. 67% des personnes interrogées estiment que le gouvernement n'est «pas juste dans ses choix». 60% lui reprochent de ne pas être «attentif aux questions liées à la pénibilité de certains métiers» et 70% pensent qu'il n'est pas «ouvert au dialogue».
Le Fig a son avis
Le sentiment d'«injustice» qu'évoque une majorité des sondés n'est guère étonnant: la réforme des retraites est par définition douloureuse, et elle concerne tout le monde.
Oui certains plus que d'autres
Or, on apprécie en général la réforme quand elle touche les autres
Si on en juge par le plébiscite des retraités, on ne leur fait pas dire.
Reste que pour éviter une coalition des mécontents, Nicolas Sarkozy aura intérêt à être «très attentif» à «la situation de ceux qui ont commencé à travailler très tôt» ou «qui ont des emplois pénibles», comme il s'y est engagé mardi en visitant l'usine Turbomeca près de Pau.
Ah oui ca me rappelle lorsque notre président visitait une usine qui allait fermer en arguant qu'il allait tous les sauver. Les promesses ...
Bon en même temps, il ne va trop en faire quand même pur ceux qui ne voteront jamais pour lui.
Ces catégories se montrent les plus sévères vis-à-vis de la réforme. 59% des ouvriers jugent «inacceptable» le report de deux ans du départ à la retraite. Cette disposition n'est pas négociable, et les Français l'ont bien compris, puisque 70% de l'ensemble des sondés - et 66% des ouvriers - se disent persuadés que le projet «sera maintenu en l'état» après les grèves et les manifestations de demain.
Ah les français sont raisonnables.
Ils sont passés où au fait les chiffres qui montrent que les francais ont bien compris à 70% que le gvt était autiste ?
Mais une fois de plus, le Fig a la solution, ils suffit de piocher les belles idées chez nos voisins
Mais la réponse aux problèmes de pénibilité ne réside pas forcément dans la réforme des retraites. Chez la plupart de nos voisins, elle est traitée par des compensations salariales, pendant l'activité, et non pas quand elle cesse, à titre de réparation.
Ah voilà, le patronnat jouera le jeu, personne n'en doute, pas la peine de faire intervenir la loi. Ca s'est fait
Moi aussi, je piocherais bien les idées qui m'arrangent chez nos voisins.
Par exemple, les suédois ont mis à contribution les retaités dans la crise en baissant les pensions des plus aisés (qui peuvent épargner) mais voilà.
Tout le monde a bien compris depuis le début, il n'y avait que 2 options acceptables :
- augmenter les impôts
- allonger la durée de cotisation
En résumé tout est dans l'art du péché par omission