Bon, n'épiloguons pas sur l'externalisation qui est le vrai sujet. Simplement, je signale que la partie réservation n'est qu'une petite partie de l'informatique de la SNCF, contrairement à ce que pourraient laisser croire ces commentaires très mal informés. D'autre part aussi que le partenariat avec l'IBM n'est pas d'aujourd'hui, en fait il date des années 70, et ceci se passait sur fond non pas de PC mais d'IBM 360 donc typiquement des mainframes et que du reste IBM a commencé par se planter joyeusement en sous estimant le problème, ce qui a couté sa place à leur premier chef de projet. Mais ils ont su réagir, en coopération avec les équipes d'informaticiens de la SNCF, je dis bien avec car ils ont beaucoup appris... La seconde réservation (Socrate) a ensuite été une grande magouille plus ou moins financière qui consistait à adapter un outil vieillissant et uniquement destiné au trafic aérien à un environnement tout à fait différent et bien entendu sans tenir compte des observations des gens ayant à ce moment une dizaine d'année d'expérience de cette première version. Le résultat de cette arrogante stupidité a été le fiasco que l'on sait, bien qu'il ne soit en aucune façon l'oeuvre de la SNCF. Enfin, pour la partie la plus récente, celle qui fait l'objet de toutes les critiques, c'est l'héritage de guerres intestines, sur fond de rivalités personnelles internes, alimentées en particulier par d'une part les société informatique externes désireuses de se partager le gâteau, et d'autre part par les problèmes de gigantisme et de pseudo décentralisation des services de la SNCF, qui sont à cet égard et même s'il ny a pas de lien, à l'image de tout le système administratif central, régional, départemental etc que l'on connait bien pour tous les services du pays.
Ce long développement pour faire remarquer qu'en l'occurence, cette ironie facile -surtout de la part d'ignorants- est un peu choquante: dans toutes les boites ou presque que j'ai pu observer, on ne comptait pas les loupés et les stupidités ordonnées par la direction au service informatique qui ne pouvait que s'exécuter. La différence, c'est qu'en général, à plus ou moins long terme, la rationalité économique et l'évolution des boites entrainaient les réformes nécessaires. Dans le cas de la SNCF, son gigantisme (encore aujourd'hui) et le mélange des genres (économique et politique) ont toujours empêché de véritables modifications en profondeur, et pas seulement dans l'informatique mais dans la totalité du fonctionnement de l'entreprise.
# les fauteurs ne sont pas les payeurs
Posté par brazz . En réponse au journal La SNCF confie son "informatique" à IBM. Évalué à 5.
Ce long développement pour faire remarquer qu'en l'occurence, cette ironie facile -surtout de la part d'ignorants- est un peu choquante: dans toutes les boites ou presque que j'ai pu observer, on ne comptait pas les loupés et les stupidités ordonnées par la direction au service informatique qui ne pouvait que s'exécuter. La différence, c'est qu'en général, à plus ou moins long terme, la rationalité économique et l'évolution des boites entrainaient les réformes nécessaires. Dans le cas de la SNCF, son gigantisme (encore aujourd'hui) et le mélange des genres (économique et politique) ont toujours empêché de véritables modifications en profondeur, et pas seulement dans l'informatique mais dans la totalité du fonctionnement de l'entreprise.