Dans l'ensemble, je pense qu'on est d'accord pour considérer que, d'un point de vue strictement logique, "Je veux voir ma famille en audio/vidéo donc j'utilise Skype" et "Je veux n'utiliser que des logiciels propriétaires donc je n'utilise pas Skype", qu'il s'agisse de choix ou d'obligations, sont des formulations équivalentes (d'un point de vue logique, je le répète).
Et que la formulation "Je n'ai pas le choix, je suis obligé d'utiliser Skype, car je veux absolument voir ma famille en audio/vidéo" est équivalente à "Je n'ai pas le choix, je ne peux pas utiliser Skype, car je ne veux absolument pas de protocole propriétaire".
Ceci dit, ce qui me pousse à m'interroger, au delà de ces pinaillages, c'est la question suivante: pourquoi les gens qui, à la suite de choix/impératifs/décisions/peu importe, se mettent à utiliser un logiciel propriétaire, ont très fortement tendance à expliquer qu'ils n'ont "pas le choix", et parfois à se plaindre du caractère propriétaire dudit logiciel, tandis que les gens qui, à la suite de choix/impératifs/décisions/peu importe, n'utilisent pas de logiciels propriétaires, ont un discours plus sincère qui se résume à "J'ai choisi de ne pas utiliser ce logiciel propriétaire".
Autrement dit, étant donné que la logique est la même (des impératifs, ou choix, qui ont une conséquence, et l'utilisateur explique la conséquence en listant ses impératifs), comment se fait-il que la façon de le dire est typiquement différente?
Mon avis à moi est que la formulation "je n'ai pas le choix" serait utilisée afin de se débarrasser de la responsabilité dudit choix, donc liée à un sentiment de culpabilité: si ce n'est plus un choix, je n'ai pas de raisons de me sentir coupable de ses conséquences.
Mais je ne suis pas psychologue (contrairement à certains ici, capables de deviner ma situation familière, sociale, voire ma vie sexuelle, balèzes les gens) alors je me garderai bien de présenter cette conclusion comme définitive: ça reste pour moi une hypothèse, faute de mieux.
Hé, quand on participe à l'élaboration du monopôle d'une solution ultra fermée, utra verrouillée, qu'on contribue à la dénaturation de GNU/Linux en y popularisant des solutions propriétaires qui font qu'une hypothétique disparition du grand Satan de Redmond nous laisserait dans la même merde qu'avant, tout cela afin de compenser, via un erzatz de présence numérique, les conséquences de son choix d'un mode de vie éloigné de ses proches, faut assumer et pas avoir honte. Peur des miroirs?
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: Skype dans Télépathy
Posté par Grunt . En réponse au journal Skype en open-source : pétard mouillé ?. Évalué à 3.
Et que la formulation "Je n'ai pas le choix, je suis obligé d'utiliser Skype, car je veux absolument voir ma famille en audio/vidéo" est équivalente à "Je n'ai pas le choix, je ne peux pas utiliser Skype, car je ne veux absolument pas de protocole propriétaire".
Ceci dit, ce qui me pousse à m'interroger, au delà de ces pinaillages, c'est la question suivante: pourquoi les gens qui, à la suite de choix/impératifs/décisions/peu importe, se mettent à utiliser un logiciel propriétaire, ont très fortement tendance à expliquer qu'ils n'ont "pas le choix", et parfois à se plaindre du caractère propriétaire dudit logiciel, tandis que les gens qui, à la suite de choix/impératifs/décisions/peu importe, n'utilisent pas de logiciels propriétaires, ont un discours plus sincère qui se résume à "J'ai choisi de ne pas utiliser ce logiciel propriétaire".
Autrement dit, étant donné que la logique est la même (des impératifs, ou choix, qui ont une conséquence, et l'utilisateur explique la conséquence en listant ses impératifs), comment se fait-il que la façon de le dire est typiquement différente?
Mon avis à moi est que la formulation "je n'ai pas le choix" serait utilisée afin de se débarrasser de la responsabilité dudit choix, donc liée à un sentiment de culpabilité: si ce n'est plus un choix, je n'ai pas de raisons de me sentir coupable de ses conséquences.
Mais je ne suis pas psychologue (contrairement à certains ici, capables de deviner ma situation familière, sociale, voire ma vie sexuelle, balèzes les gens) alors je me garderai bien de présenter cette conclusion comme définitive: ça reste pour moi une hypothèse, faute de mieux.
Hé, quand on participe à l'élaboration du monopôle d'une solution ultra fermée, utra verrouillée, qu'on contribue à la dénaturation de GNU/Linux en y popularisant des solutions propriétaires qui font qu'une hypothétique disparition du grand Satan de Redmond nous laisserait dans la même merde qu'avant, tout cela afin de compenser, via un erzatz de présence numérique, les conséquences de son choix d'un mode de vie éloigné de ses proches, faut assumer et pas avoir honte. Peur des miroirs?
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.