Deux choses :
1. le sens : en français, l’adjectif byzantin, au sens figuré, qualifie une pensée (souvent une politique) trop raffinée, trop travaillée, qui se contorsionne dans les détails. En anglais, la notion de complot et d’intrigue compliqués est encore plus forte. (Le sens en anglais est proche de celui de machiavélique en français.)
Ce sens vient du fait que Byzance est réputée pour avoir été pourvue d’une administration très labyrinthique : des dizaines de niveaux hiérarchiques, des départements à ne plus savoir qu’en faire, des chefs de tout et n’importe quoi dans tous les coins, et donc une quasi impossibilité d’y naviguer.
Un peu comme chez nous, quoi...
2. l’origine : comme dit dans l’article, ce sont Lamport, Pease et Shostak qui ont donné une solution au problème des généraux byzantins. Ce problème est celui de généraux qui font le siège d’une cité et qui doivent communiquer et concevoir un plan alors que des traîtres peuvent se trouver parmi eux. La qualité byzantine des généraux sert surtout à appuyer l’idée qu’ils sont très malins, très sophistiqués, surtout les traîtres, et qu’il y a des chances non négligeables qu’ils se bouffent le nez les uns les autres à la moindre occasion.
[^] # Re: Byzantine
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Le prix Turing 2008 pour Barbara Liskov. Évalué à 5.
1. le sens : en français, l’adjectif byzantin, au sens figuré, qualifie une pensée (souvent une politique) trop raffinée, trop travaillée, qui se contorsionne dans les détails. En anglais, la notion de complot et d’intrigue compliqués est encore plus forte. (Le sens en anglais est proche de celui de machiavélique en français.)
Ce sens vient du fait que Byzance est réputée pour avoir été pourvue d’une administration très labyrinthique : des dizaines de niveaux hiérarchiques, des départements à ne plus savoir qu’en faire, des chefs de tout et n’importe quoi dans tous les coins, et donc une quasi impossibilité d’y naviguer.
Un peu comme chez nous, quoi...
2. l’origine : comme dit dans l’article, ce sont Lamport, Pease et Shostak qui ont donné une solution au problème des généraux byzantins. Ce problème est celui de généraux qui font le siège d’une cité et qui doivent communiquer et concevoir un plan alors que des traîtres peuvent se trouver parmi eux. La qualité byzantine des généraux sert surtout à appuyer l’idée qu’ils sont très malins, très sophistiqués, surtout les traîtres, et qu’il y a des chances non négligeables qu’ils se bouffent le nez les uns les autres à la moindre occasion.