• [^] # Re: Détail à ne pas oublier

    Posté par . En réponse au journal [HS] Stallman à propos du logiciel "privateur" vs privatif. Évalué à 4.

    un autre point de vue sur la liberté, ou pas, dans les logiciels : après les logiciels privateurs, voici les logiciels libérateurs : http://edgard.fdn.fr/liberateur/

    (Par Benjamin Bayart)

    Souvent, on se contente d’une définition assez formelle du logiciel libre, dérivée de la définition de GNU. On dit qu’un logiciel est libre si le source de ce logiciel est livré en même temps que le logiciel lui-même, s’il est librement modifiable, et si les versions modifiées sont librement diffusables.

    Cette définition est intéressante, mais elle semble de nos jours nettement trop
    restreinte.
    Elle ne garantit que la liberté des gens qui sont capables de modifier du source.
    Pour moi, qui suis ingénieur en informatique, et qui suis spécialisé dans le dévelop-
    pement, fort de plus de 20 ans de pratique, c’est une bonne définition, elle garantit
    ma liberté.
    Le logiciel libre assure la liberté des informaticiens, ou des gens qui ont les
    moyens de s’offrir leurs services, mes patrons successifs par exemple. C’est bien,
    mais c’est un peu restreint. Qu’en est-il pour les utilisateurs normaux, pour les
    juristes, les philosophes, les informaticiens non-développeurs, bref, les utilisateurs
    de programmes informatiques ?
    L’aspect libre d’un logiciel est pour eux une vertu qui relève de l’auto-suggestion,
    ou de la croyance.
    Alors quelle définition nouvelle ? On pourrait proposer une alternative, un nou-
    veau mot, qui néglige totalement la notion de code source, mais qui se focalise sur
    la notion d’utilisateur et d’utilisation.
    Ce qui est le plus intéressant, dans ce concept, ce n’est pas que le logiciel soit
    libre, mais que l’utilisateur soit libre. On appellera donc les logiciels qui aident à
    cela les « logiciels libérateurs ».
    Une première proposition de définition donnerait :

    Est dit libérateur un logiciel qui n’entrave pas sans raison ni acceptation de sa
    part la liberté de celui qui l’utilise.

    Cette définition est volontairement en creux, elle indique quel défaut des logiciels
    en général les logiciels libérateurs permettent d’éviter.
    Tout d’un coup, la perspective change totalement par rapport au logiciel libre.
    Bien entendu, cette définition est imparfaite. Elle est encore trop floue. Plusieurs
    points demandent à être étudiés un peu plus finement.


    Le reste, c'est dans le pdf donné en lien plus haut...
    Bonne lecture :)

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