Il ne me semble pas que la liberté induite par une licence telle que la GPL ou la licence BSD (puisqu'il y a été fait référence dans ce journal) soit un droit fondamentale de tout utilisateur Je ne vois pas le rapport. Si demain Sophie a la migraine et annule notre diner aux chandelles, j'aurais été privé d'une soirée agréable. Pour autant le fait que le droit à une soirée agréable ne soit pas inscrit dans la constitution n'implique pas que je n'ai pas le droit d'utiliser le verbe "priver".
Ici privateur fait référence à un fait, un ressenti, plus qu'à un terme législatif.
Il s'agit ici de bien comprendre les implications du terme privateur, cela implique que l'utilisateur final se voit privé d'un droit qui serait légitime de modifier, redistribuer, etc (vous connaissez le topo). Ça ce seraient plutôt les privations des utilisateurs développeurs plus que des utilisateurs finals. Les utilisateurs finals, eux, se voient plutôt privés du droit de bénéficier d'améliorations due à la dynamique des LL, la liberté de demander à quelqu'un d'ajouter une fonctionnalité au logiciel en question, ainsi que le fait de pouvoir utiliser et distribuer le logiciel pour un coût nul.
Mais il ne me semble pas que le créateur du logiciel en question est été plus libre que celui qui à fait le chois de maintenir ses sources closes. Le développeur en question n'est pas plus libre localement. Mais généralement il est plus libre. Il pourra utiliser le logiciel libre créé par son voisin et faire profiter son voisin du logiciel libre qu'il a créé.
Les deux sont donc plus libres.
Il est également plus libre dans le sens où il a la liberté de piocher dans une multitude de bibliothèques libres, ce qui lui enlève la contrainte de le faire lui même, d'être confronté à tous les problèmes auxquels ont été confrontés les développeurs des bibliothèques en question et donc moins de contraintes = plus de libertés (non ?)
L'idéal serait donc, je crois, de trouver un terme équivalent à contrario pour désigner les logiciels dits privateurs. Ce terme pourrait tout à fait être logiciel à sources fermées. Non, source fermé fait référence à quelque chose de pragmatique et de factuel. Les personnes qui utilisent logiciel privateur le font pour bien faire comprendre le côté éthique ou philosophique (voir idéologique) de la chose).
Le risque à utiliser des termes tes que "privateur" et "libre" est de passer pour un énième groupe de gens moralisateurs et précisément, antilibertaire (!). Ça dépend de comment tu présentes la chose. Ça dépend aussi de ta vision (court ou moyen terme).
D'après une expérience personnelle, dans ma famille proche (parents + fratrie), j'ai souvent été perçut comme quelqu'un avec des idées arrêtées en ce qui concerne l'informatique. On n'a jamais trop abordé le sujet jusqu'à ce qu'il aie Internet en 56K et qu'il se fasse véroler tous les deux mois. Je me suis proposé de lui installer une Debian avec KDE. Il a un peu perdu ses repères les premiers mois. Mais aujourd'hui il avoue que c'est quand même vraiment plus confortable de ne pas avoir à se soucier de la sécurité de son pc et que GNU/Linux, ce n'est pas plus compliqué que Windows, c'est juste différent.
La première fois qu'il m'a dit ça, ça m'a fait très plaisir.
Le fait est que ça n'a pas fonctionné à court terme, mais il faut faire preuve de patience. Pourtant je n'ai pas changé de vocabulaire. Le tout est d'y mettre la manière.
Résultat aujourd'hui, mon père (comme le reste de ma famille) est sensibilisés aux apports du Logiciel Libre. Ils ne se contente pas d'utiliser du libre sans savoir ce que c'est et pourquoi on lui impose ça.
[^] # Re: Privateur/Propriétaire, Libre/Ouvert
Posté par ß ß . En réponse au journal Logiciel "privateur" Vs "propriétaire". Évalué à 1.
Il ne me semble pas que la liberté induite par une licence telle que la GPL ou la licence BSD (puisqu'il y a été fait référence dans ce journal) soit un droit fondamentale de tout utilisateurJe ne vois pas le rapport. Si demain Sophie a la migraine et annule notre diner aux chandelles, j'aurais été privé d'une soirée agréable. Pour autant le fait que le droit à une soirée agréable ne soit pas inscrit dans la constitution n'implique pas que je n'ai pas le droit d'utiliser le verbe "priver".Ici privateur fait référence à un fait, un ressenti, plus qu'à un terme législatif.
Il s'agit ici de bien comprendre les implications du terme privateur, cela implique que l'utilisateur final se voit privé d'un droit qui serait légitime de modifier, redistribuer, etc (vous connaissez le topo).Ça ce seraient plutôt les privations des utilisateurs développeurs plus que des utilisateurs finals. Les utilisateurs finals, eux, se voient plutôt privés du droit de bénéficier d'améliorations due à la dynamique des LL, la liberté de demander à quelqu'un d'ajouter une fonctionnalité au logiciel en question, ainsi que le fait de pouvoir utiliser et distribuer le logiciel pour un coût nul.Mais il ne me semble pas que le créateur du logiciel en question est été plus libre que celui qui à fait le chois de maintenir ses sources closes.Le développeur en question n'est pas plus libre localement. Mais généralement il est plus libre. Il pourra utiliser le logiciel libre créé par son voisin et faire profiter son voisin du logiciel libre qu'il a créé.Les deux sont donc plus libres.
Il est également plus libre dans le sens où il a la liberté de piocher dans une multitude de bibliothèques libres, ce qui lui enlève la contrainte de le faire lui même, d'être confronté à tous les problèmes auxquels ont été confrontés les développeurs des bibliothèques en question et donc moins de contraintes = plus de libertés (non ?)
L'idéal serait donc, je crois, de trouver un terme équivalent à contrario pour désigner les logiciels dits privateurs. Ce terme pourrait tout à fait être logiciel à sources fermées.Non, source fermé fait référence à quelque chose de pragmatique et de factuel. Les personnes qui utilisent logiciel privateur le font pour bien faire comprendre le côté éthique ou philosophique (voir idéologique) de la chose).Le risque à utiliser des termes tes que "privateur" et "libre" est de passer pour un énième groupe de gens moralisateurs et précisément, antilibertaire (!).Ça dépend de comment tu présentes la chose. Ça dépend aussi de ta vision (court ou moyen terme).D'après une expérience personnelle, dans ma famille proche (parents + fratrie), j'ai souvent été perçut comme quelqu'un avec des idées arrêtées en ce qui concerne l'informatique. On n'a jamais trop abordé le sujet jusqu'à ce qu'il aie Internet en 56K et qu'il se fasse véroler tous les deux mois. Je me suis proposé de lui installer une Debian avec KDE. Il a un peu perdu ses repères les premiers mois. Mais aujourd'hui il avoue que c'est quand même vraiment plus confortable de ne pas avoir à se soucier de la sécurité de son pc et que GNU/Linux, ce n'est pas plus compliqué que Windows, c'est juste différent.
La première fois qu'il m'a dit ça, ça m'a fait très plaisir.
Le fait est que ça n'a pas fonctionné à court terme, mais il faut faire preuve de patience. Pourtant je n'ai pas changé de vocabulaire. Le tout est d'y mettre la manière.
Résultat aujourd'hui, mon père (comme le reste de ma famille) est sensibilisés aux apports du Logiciel Libre. Ils ne se contente pas d'utiliser du libre sans savoir ce que c'est et pourquoi on lui impose ça.