• [^] # Re: Exaspérant

    Posté par . En réponse au journal Sur la philosophie de M. Stallman. Évalué à 2.

    > C'est à se demander si tu as jamais lu un peu la partie philosophie du site GNU ou regarder une intervention de Stallman avant de te lancer dans une critique de ce qu'ils expliquent.
    Je suppose que tu veux dire par là que j'avais déformé le propos de RMS concernant les logiciels propriétaires qui est l'objet de ma critique ? Ou alors que si j'avais lu ne serait-ce qu'une partie de sa philosophie ou vu une de ses interventions jamais ne me serait lancé dans une critique pareil ? Si c'est la première hypothèse qui est vraie, une phrase ou un paragraphe de ta part avec le vrai résumé serait bien venu. Si c'est la deuxième, alors que dire si ce n'est une banalité suivante : on peut être de bonne foi, sain d'esprit et en possession de ses moyens et ne pas être 100% d'accord avec RMS.

    > Si tu as un logiciel proprio dont la fonctionnalité pourrait aider ton voisin, et bien le logiciel proprio te demande de laisser ton voisin dans la panade ou d'enfreindre la loi.
    J'ai déjà pointé les exagérations qu'utilise M. Stallman dans les notions "étique" et "liberté" et ici on un autre exemple de telles exagérations. Premièrement, si mon voisin a besoin d'un logiciel c'est que sa "panade" est toute relative. Deuxièmement, les logiciels proprios ne demandent rien de tel. Ils t'offrent certaines fonctionnalités de traitement de l'information et si ce n'est pas assez pour toi, si tu cherches en plus à aider ton voisin, n'achète pas ce logiciel proprio et écrit ton propre logiciel, voilà tout.

    > Dans une dictature, on ne peux pas dire au dictateur qu'il n'est qu'un gros bouffon et qu'on fera bien mieux sans lui et aller sans difficulté voir ailleurs, ou lancer son propre projet (ce qui caractérise assez bien le propio soit dit en passant).
    Donc le proprio n'est pas une dictature puisque tu peux aller voir ailleurs et lancer ton propre projet. Tu te contredis là, non ?

    > Le terme qui à mon avis définie le mieux le modèle utilisé par le logiciel libre, c'est celui d'omnicratie : le pouvoir est à tous car tout le monde à la possibilité de l'exercer et toute personne ayant plus de pouvoir que la moyenne ne peut garder ce pouvoir que tant qu'il est exercé dans l'intérêt de ceux qui le lui confère sous peine d'une destitution quasi-instantannée. Dans ces conditions, arriver à des dérives du système et bien plus difficile.
    La question de pouvoir n'est pas l'objet des licences. C'est une interprétation "innovante" de RMS. Ceci dit, les pratiques sociales induites par le libre me sont proches et c'est une des raisons pour lesquelles je soutiens le libre sans pour autant diaboliser le proprio.

    > Le problème c'est que tu parts du postulat qu'il n'y a rien de choquant au fait qu'il y ai des «ayants droits»,
    Si. La races des nouveaux seigneurs qui se profile à l'horizon ne me fait pas particulièrement plaisir. C'est un problème plus générale, il n'y a pas que les logiciels qui sont concernés. Mais à l'heure d'aujourd'hui si la GPL peut exiger des contreparties c'est aussi grâce à cette notion d' "ayants droits". C'est donc une notion à double tranchant qui admets aussi bien le modèle libre que proprio et à ce titre elle est neutre.

    Les diverses formes de monopole sur l'information n'ont pas été mis en place pour créer un tel clivage social.
    Le monopole le plus criant, celui de Windows, qui a induit une pléthore d'autre monopoles, est apparu non pas grâce à sa licence proprio mais grâce au racket institutionnalisé.

    Bien sûr, si tu fais abstraction de toute réalité sociale. Ce n'est pas aussi simple que tu veux bien l'annoncer ici, sinon aucun libriste n'utiliserait le protocole MSN, n'accepterais de message avec un .doc en pièce jointe et que sais-je encore. Et c'est bien là l'acte anti-social que crée les logiciels proprios, ils sont des facteurs d'exclusion sociale.
    Et bien non, je ne fais aucune abstraction. Tous les exemples que tu évoques sont dûs à la fermeture de protocoles et de formats ce qui est légèrement différent des licences prorios. Mais encore une fois c'est pas la faute de licences mais une conséquence des monopoles basées sur du racket.