Autre exemple. La BMW me botte mais elle est bien trop chère pour mes maigres revenus. Ok c'est la vie. Si je me ramène avec mon mètre et mon niveau, que je prends les mesures, et que je fabrique MA BMW moi-même à partir des plans et de matière première que j'ai acheté ?
C'est aussi interdit, ne t'en déplaise. La BMW, et tous ses composants sont la propriété (intellectuelle) de BMW. Si tu copies, tu voles l'image. C'est un peu idiot mais c'est la loi. dura lex sed lex.
Il faut bien comprendre que contrefaçon et vol sont deux choses complètement distinctes, mêmes si elles sont répréhensibles à leurs niveaux respectifs. Si je me fabrique un sac Louis Vuitton parce que je trouve çà beau, cela n'a rien d'immoral. Si je les vends, là, bien sûr, c'est beaucoup plus grave.
Il y a tout de même une énorme différenc entre une contrefaçon logicielle et matérielle. Dans le second cas, elle exige le même savoir-faire que l'auteur. Tu reproduis pour ton usage personnelle, et donc sans marque et même sans la même dénomination, le bien en question. D'ailleurs, avec un peu d'effort, la copie ne sera pas identique.
Par contre, pour le bien logiciel (dont la musique fait partie), tu utilises a priori des savoir-faire qui ne sont pas de ton oeuvre. Le logiciel pour copier et décoder n'est pas accessible à tout le monde (même si en l'occurence, tu es peut-être capable de le réécrire). Sinon, le voleur qui vole une voiture avec un contre-anti-vol sophistiqué peut aussi très bien justifier son acte (même si ici, en plus, il y a un second préjudice dû au vol matériel de l'objet).
Quant au pas moyen d'être client, c'est archi-faux. 150 balles est à la portée de toutes les bourses. En faisant des économies au besoin. Bien sûr, deux mille cédéroms à 150 balles n'est plus à la portée de toutes les bourses... mais des pirates. En piratant, tu prives donc effectivement d'un achat que tu aurais pu faire (même s'il est prouvé que la circulation des morceaux favorise la vente... mais c'est un autre problème). Il y a bien donc in fine vol à l'arrivée...
Les remarques sur les livres sont non fondées. Si tu es un peu lecteur, tu sais très bien qu'il est strictement impossible de lire sur une bécane de façon un tant soit peu confortable. On rejoint la problèmatique de pré-diffusion des morceaux en mp3 pour attirer le client : c'est tout.
Enfin, bien souvent, il n'est justement pas possible d'aller voir l'artiste ou autre. Les contrats sont souvent contrats d'exclusivité. Le piratage nait souvent du fait que justement, l'alternative n'existe pas.
Dans ce cas, on la créé ou on s'abstient. Il n'y a pas d'alternative à Ferrari pour les smicards. C'est dégueulasse mais ils ne les volent pas pour autant !
En outre, le boycott est interdit. Tu aurais pu y réfléchir.
L'appel au boycott est interdit, en France. Je n'ai appelé personne à boycotter une marque précise. J'ai montré une démarche à adopter face à un problème.
[^] # Re: Contre le piratage...
Posté par freePK . En réponse à la dépêche La RIAA relance l'offensive. Évalué à 0.
C'est aussi interdit, ne t'en déplaise. La BMW, et tous ses composants sont la propriété (intellectuelle) de BMW. Si tu copies, tu voles l'image. C'est un peu idiot mais c'est la loi. dura lex sed lex.
Il faut bien comprendre que contrefaçon et vol sont deux choses complètement distinctes, mêmes si elles sont répréhensibles à leurs niveaux respectifs. Si je me fabrique un sac Louis Vuitton parce que je trouve çà beau, cela n'a rien d'immoral. Si je les vends, là, bien sûr, c'est beaucoup plus grave.
Il y a tout de même une énorme différenc entre une contrefaçon logicielle et matérielle. Dans le second cas, elle exige le même savoir-faire que l'auteur. Tu reproduis pour ton usage personnelle, et donc sans marque et même sans la même dénomination, le bien en question. D'ailleurs, avec un peu d'effort, la copie ne sera pas identique.
Par contre, pour le bien logiciel (dont la musique fait partie), tu utilises a priori des savoir-faire qui ne sont pas de ton oeuvre. Le logiciel pour copier et décoder n'est pas accessible à tout le monde (même si en l'occurence, tu es peut-être capable de le réécrire). Sinon, le voleur qui vole une voiture avec un contre-anti-vol sophistiqué peut aussi très bien justifier son acte (même si ici, en plus, il y a un second préjudice dû au vol matériel de l'objet).
Quant au pas moyen d'être client, c'est archi-faux. 150 balles est à la portée de toutes les bourses. En faisant des économies au besoin. Bien sûr, deux mille cédéroms à 150 balles n'est plus à la portée de toutes les bourses... mais des pirates. En piratant, tu prives donc effectivement d'un achat que tu aurais pu faire (même s'il est prouvé que la circulation des morceaux favorise la vente... mais c'est un autre problème). Il y a bien donc in fine vol à l'arrivée...
Les remarques sur les livres sont non fondées. Si tu es un peu lecteur, tu sais très bien qu'il est strictement impossible de lire sur une bécane de façon un tant soit peu confortable. On rejoint la problèmatique de pré-diffusion des morceaux en mp3 pour attirer le client : c'est tout.
Enfin, bien souvent, il n'est justement pas possible d'aller voir l'artiste ou autre. Les contrats sont souvent contrats d'exclusivité. Le piratage nait souvent du fait que justement, l'alternative n'existe pas.
Dans ce cas, on la créé ou on s'abstient. Il n'y a pas d'alternative à Ferrari pour les smicards. C'est dégueulasse mais ils ne les volent pas pour autant !
En outre, le boycott est interdit. Tu aurais pu y réfléchir.
L'appel au boycott est interdit, en France. Je n'ai appelé personne à boycotter une marque précise. J'ai montré une démarche à adopter face à un problème.
PK