La popularisation des logiciels libres, à mon avis, change forcément pas mal de choses. Ce n'est plus un milieu d'initiés, le club est à la mode et ça en perturbe certains qui sentent changer la communauté où ils étaient si bien. En réponse, parmi ceux qui ne s'y font pas, il y a la moquerie envers les impurs ("Ubuntu c'est pour ceux qui ne savent pas se servir de Debian"), le fait de changer de club pour rester dans quelque chose d'élitiste (parce que c'est plaisant de se sentir faire partie d'une élite) ou la colère pure et simple.
Rendre plus accessible, populariser, comme la vulgarisation : il y a dilution, il faut faire des compromis. On passe du libre à l'open-source, de l'open-source au gratuit et à l'éthique. C'est une évolution, mais qui ne remplace pas les aspects antérieurs.
D'un autre coté, si on ne peut pas faire adhérer chaque utilisateur aux principes du libre et en faire un véritable membre actif de la communauté, le libre agit aussi sur l'utilisateur, la philosophie reste sous-jacente, et à force cela modifie le comportement de l'utilisateur. Ça n'en fera pas un bidouilleur, mais ça lui apprendra à s'adapter dans une certaine mesure à cette nouvelle manière de faire - ce qui est aussi une évolution.
Le gros avantage du "libre" est sa faculté d'adaptation. Rien n'empeche la cohabitation de la partie la plus "culturelle" avec celle plus opportuniste. Ceux qui font seront toujours dépositaires de cette culture, elle touchera simplement plus de personnes. Et la popularisation peut amener plus de personnes vers le "vrai" libre.
[^] # Re: Les utilisateurs de logiciels libres sont ...
Posté par Nerdiland de Fesseps . En réponse au journal De l'arrivée de nouveaux utilisateurs d'origine Windows dans le monde du libre.... Évalué à 5.
La popularisation des logiciels libres, à mon avis, change forcément pas mal de choses. Ce n'est plus un milieu d'initiés, le club est à la mode et ça en perturbe certains qui sentent changer la communauté où ils étaient si bien. En réponse, parmi ceux qui ne s'y font pas, il y a la moquerie envers les impurs ("Ubuntu c'est pour ceux qui ne savent pas se servir de Debian"), le fait de changer de club pour rester dans quelque chose d'élitiste (parce que c'est plaisant de se sentir faire partie d'une élite) ou la colère pure et simple.
Rendre plus accessible, populariser, comme la vulgarisation : il y a dilution, il faut faire des compromis. On passe du libre à l'open-source, de l'open-source au gratuit et à l'éthique. C'est une évolution, mais qui ne remplace pas les aspects antérieurs.
D'un autre coté, si on ne peut pas faire adhérer chaque utilisateur aux principes du libre et en faire un véritable membre actif de la communauté, le libre agit aussi sur l'utilisateur, la philosophie reste sous-jacente, et à force cela modifie le comportement de l'utilisateur. Ça n'en fera pas un bidouilleur, mais ça lui apprendra à s'adapter dans une certaine mesure à cette nouvelle manière de faire - ce qui est aussi une évolution.
Le gros avantage du "libre" est sa faculté d'adaptation. Rien n'empeche la cohabitation de la partie la plus "culturelle" avec celle plus opportuniste. Ceux qui font seront toujours dépositaires de cette culture, elle touchera simplement plus de personnes. Et la popularisation peut amener plus de personnes vers le "vrai" libre.
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