Malheureusement ce phénomène ne semble pas s'améliorer et je ressens la même frustration. Linux et les logiciels libre qui l'accompagnent sont une merveille en terme de software, mais en même temps on est soumis à une grosse contrainte en termes de pilotes. Mon expérience:
J'ai emprunté une carte wifi pcmcia Netgear WG511 à quelqu'un à qui elle faisait double-emploi (merci Wanadoo et sa livebox munie d'un dongle usb), et je m'attendait à un bon support linux car elle est basée sur un chip prism54. Perdu ! Il y a plusieurs révisions de la carte, et certaines sont des "soft-macs", dont la mienne. Double-frustration: il y a peu de chances de s'en rendre compte avant d'essayer le piloteprism54, car Netgear n'a pas changé l'aspect extérieur de la carte, et n'a même changé le deviceID, donc lspci la reconnaîtra comme une banale prism54. Heureusement, ndiswrapper me sauve et me permet d'utiliser la carte.
D'autre part, j'ai goûté il y a quelques temps à Compiz/aiglx/xgl, et j'avoue que j'aimerais bien pouvoir continuer à en profiter si je change de portable. Pour le moment, pas trop de problème, j'ai une radeon mobility 7500 : il n'y a pas le choix, c'est pilote open-source ou rien. Et c'est tant mieux, je ne changerais pour un pilote binaire pour rien au monde, je chérie ma liberté de faire tourner X dans gdb et de fouiller dans les pilotes pour les débugger si nécessaire. Mais pour une nouvelle machine, seul les puces Intel semblent avoir un pilote, donc ça limite nettement le choix !
Enfin, le démon régulateur que nécessite ta carte wifi Intel est, selon le README qui l'accompagne, "chargé de contrôler et configure des aspects du matériel nécessaires pour le faire fonctionner en accord avec diverses agences de régulation. Ceci comprend le contrôle des canaux qui ont le droit de faire de la recherche active/passive, de la puissance de transmission, des canaux qui peuvent transmettre, et le support de IEEE 802.11h". D'après Wikipédia, cette dernière norme est conçue pour empêcher les interférences avec les radars et satellites. Tout ça me paraît être du même ordre que les arguments anti-opérabilité des DRM, mais à l'échelon des régulations internationales, comme si Intel se disait : "pour être sûr que ces normes soient respectées, nous allons fournir un binaire, comme ça les petits malins ne pourront pas trifouiller".
J'aimerais tant une société plus basée sur la confiance, où les DRM et autres "binaires de régulation" n'existeraient pas.
# Une prise de krav maga dans la glotte et gstreamer dans KDE
Posté par tipote . En réponse au journal Le sans fil de la peur. Évalué à 5.
J'ai emprunté une carte wifi pcmcia Netgear WG511 à quelqu'un à qui elle faisait double-emploi (merci Wanadoo et sa livebox munie d'un dongle usb), et je m'attendait à un bon support linux car elle est basée sur un chip prism54. Perdu ! Il y a plusieurs révisions de la carte, et certaines sont des "soft-macs", dont la mienne. Double-frustration: il y a peu de chances de s'en rendre compte avant d'essayer le piloteprism54, car Netgear n'a pas changé l'aspect extérieur de la carte, et n'a même changé le deviceID, donc lspci la reconnaîtra comme une banale prism54. Heureusement, ndiswrapper me sauve et me permet d'utiliser la carte.
D'autre part, j'ai goûté il y a quelques temps à Compiz/aiglx/xgl, et j'avoue que j'aimerais bien pouvoir continuer à en profiter si je change de portable. Pour le moment, pas trop de problème, j'ai une radeon mobility 7500 : il n'y a pas le choix, c'est pilote open-source ou rien. Et c'est tant mieux, je ne changerais pour un pilote binaire pour rien au monde, je chérie ma liberté de faire tourner X dans gdb et de fouiller dans les pilotes pour les débugger si nécessaire. Mais pour une nouvelle machine, seul les puces Intel semblent avoir un pilote, donc ça limite nettement le choix !
Enfin, le démon régulateur que nécessite ta carte wifi Intel est, selon le README qui l'accompagne, "chargé de contrôler et configure des aspects du matériel nécessaires pour le faire fonctionner en accord avec diverses agences de régulation. Ceci comprend le contrôle des canaux qui ont le droit de faire de la recherche active/passive, de la puissance de transmission, des canaux qui peuvent transmettre, et le support de IEEE 802.11h". D'après Wikipédia, cette dernière norme est conçue pour empêcher les interférences avec les radars et satellites. Tout ça me paraît être du même ordre que les arguments anti-opérabilité des DRM, mais à l'échelon des régulations internationales, comme si Intel se disait : "pour être sûr que ces normes soient respectées, nous allons fournir un binaire, comme ça les petits malins ne pourront pas trifouiller".
J'aimerais tant une société plus basée sur la confiance, où les DRM et autres "binaires de régulation" n'existeraient pas.