• [^] # Re: Le libre n'est pas une religion...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Qu'es-tu, objet de nos fantasme ?. Évalué à 2.

    La phrase que tu cites suit un autre paragraphe. Donc, évidemment, la prendre isolée comme une absolue définition des religions la fait paraître extrêmement réductrice.

    En effet :)
    En fait, pour tellement de gens religion équivaut à "interdits+obligations" que j'ai supposé à tort que l'affirmation "c'est un fait" reposait sur une telle vision des choses.
    Mea culpa, donc.

    Je vais utiliser deux façons de voir une religion : « par le haut » (théorie) et « par le bas » (pratique).

    Par le haut : une religion « concerne les différents aspects de la vie » en ce sens qu'elle essaie de répondre à la quête de sens de l'homme. En fait, cette quête est surtout celle de réponses rassurantes à toutes les peurs de l'homme (mort, phénomènes inexpliqués...).
    Pour apporter ces réponses, les religions font appel à des croyances et à des dogmes. Au moins, les religions se contentent de conseiller à suivre ses croyances et dogmes. Au plus, ceux-ci sont obligatoires.

    Par le bas : une religion « concerne les différents aspects de la vie » en ce sens qu'elle définit des règles de vie et des pratiques.
    Ces règles sont des conseils (forts), des obligations et des interdits.

    Je vois une troisième manière de concevoir la religion, notamment chrétienne (Je ne vais pas trop m'avancer sur ce que je ne connais pas bien.), mais pour y adhérer vraiment il faut être croyant :
    la religion chrétienne repose sur une relation personnelle entre chaque humain et Dieu, une relation qui "implique" tout entier à la foi le croyant et Dieu, et la "théorie" se révèle avoir un effet sur la "pratique". Par exemple : l'esprit saint (l'esprit de Dieu donné aux hommes) agit "en pratique" (affirmation à accueillir selon vos croyances, bien sûr) :
    "Ce que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi."
    Il y a là plus que des obligations et des interdits, mais des "fruits" d'un tout autre ordre.