Personnellement, je reconnais avoir été gaté puisque c'est grâce à mon père que j'ai connu Linux. Il utilisait Unix depuis 20 ans et s'est précipité pour l'installer sur le super ordinateur de la maison (un 486). Seulement, on avait que la console car évidement, à l'époque, le support de la carte graphique était inexistant.
Curieux, j'ai bien voulu regarder. Mon père (un vieux de la vieille) m'a montré ex pour l'édition des fichiers... Franchement, le premier contact a été moyen, Le seul truc marrant était en fait l'installation car à l'époque, on gallérait comme des fous (noyaux 1.2.x). Il fallait trouver un noyau pré-compilé qui approchait le plus possible sa configuration et quand on avait installé un système de base, on se précipitait pour recompiler un noyau « maison » (avec make config !). Et on rebootait (apres plus d'une heure et demie de compilation) en priant très fort :-)
Il faut dire que l'on cochait un peu les options au hasard. La doc avait beau être fournie en ligne, ce n'est pas pour autant qu'on la comprenait quand on est des néophytes complets en administration. Mais c'était marrant. Mais pour le reste (ex...), je n'accrochais pas vraiment. On comprend :-)
Puis, à la fac, j'ai découvert en DESS un labo entièrement sous Linux et Solaris (des bêtes de course: des Sparc 1 généreusement dotées de 12 Mo de mémoire... qui se faisaient exploser par les super 486 (16 Mo quand même) d'à côté...). Et surtout (on ne le dira jamais assez...) des gars super motivés et passionnés par Linux. Ce fut le déclic (peut-être que les parties de netmaze enflammées en réseau y ont contribué...). J'ai même songé à abandonner la micro-électronique pour l'administration à l'époque ou même monter ma boîte avec ces copains.
Fini ex... J'ai vu vi(m), Emacs et surtout X. J'ai vu fvwm et Aftestep. J'ai vu surtout le fonctionnement en réseau et on a passé des (milliers) d'heures de TP à se marrer comme des fous plutôt que de bosser consciencieusement. J'en ai plus appris avec eux que pendant 10 ans auparavant sous MS-DOS où je faisais mumuse avec gwbasic,Turbo-Pascal et l'assembleur (hormis un passage par le ZX81 où j'ai passé plus de temps à vérifier la connectique que de jouer). On était devenu la terreur du groupe et chacun serrait très fort les fesses dès que l'on commençait à rigoler en se demandant s'il n'allait devenir la cible de nos jeux puériles (mais ô combien formateur :-)).
Du coup, à la maison, je m'y suis mis sérieusement. Entre temps, un Pentium était arrivé et j'ai rapidement (façon de parler...) configuré les deux serveurs X. J'ai aussi adapté TeX pour pouvoir recompiler mes anciens documents. C'était le bon temps de la Slackware 3.0 (avec les premiers noyaux 2.0.x).
Depuis, il n'y a plus de partition dos chez moi. J'ai quitté la maison familliale depuis longtemps mais pas Linux. Je fais tout sur ma machine et administre plus ou moins toutes les machines de tous les membres de la famille. Vive le modem :-)
J'ai suivi le chemin habituel des débutants d'alors : Slack (la SLS déclinait alors...) puis un bref passage chez RH (avec les débuts de Mandrake) puis la révélation avec la Debian. Depuis, je n'ai plus bougé... On ne change pas une équipe qui gagne :-)
Ce qui m'a le plus intrigué alors ? C'est la communauté de fcol qui répondait et aidait sans retour tout le monde. Vraiment sympa. Ce qui m'a le plus émerveillé ? Le complètement sous Bash. Pendant longtemps, ce petit truc a représenté toute la puissance d'Unix pour moi. Ce qui m'a décidé à rester sous Linux ? Le libre.
[^] # Re: Linux (original, hein :-))
Posté par freePK . En réponse à la dépêche Nouveau rebondissement dans l'affaire Microsoft vs USA. Évalué à 1.
Personnellement, je reconnais avoir été gaté puisque c'est grâce à mon père que j'ai connu Linux. Il utilisait Unix depuis 20 ans et s'est précipité pour l'installer sur le super ordinateur de la maison (un 486). Seulement, on avait que la console car évidement, à l'époque, le support de la carte graphique était inexistant.
Curieux, j'ai bien voulu regarder. Mon père (un vieux de la vieille) m'a montré ex pour l'édition des fichiers... Franchement, le premier contact a été moyen, Le seul truc marrant était en fait l'installation car à l'époque, on gallérait comme des fous (noyaux 1.2.x). Il fallait trouver un noyau pré-compilé qui approchait le plus possible sa configuration et quand on avait installé un système de base, on se précipitait pour recompiler un noyau « maison » (avec make config !). Et on rebootait (apres plus d'une heure et demie de compilation) en priant très fort :-)
Il faut dire que l'on cochait un peu les options au hasard. La doc avait beau être fournie en ligne, ce n'est pas pour autant qu'on la comprenait quand on est des néophytes complets en administration. Mais c'était marrant. Mais pour le reste (ex...), je n'accrochais pas vraiment. On comprend :-)
Puis, à la fac, j'ai découvert en DESS un labo entièrement sous Linux et Solaris (des bêtes de course: des Sparc 1 généreusement dotées de 12 Mo de mémoire... qui se faisaient exploser par les super 486 (16 Mo quand même) d'à côté...). Et surtout (on ne le dira jamais assez...) des gars super motivés et passionnés par Linux. Ce fut le déclic (peut-être que les parties de netmaze enflammées en réseau y ont contribué...). J'ai même songé à abandonner la micro-électronique pour l'administration à l'époque ou même monter ma boîte avec ces copains.
Fini ex... J'ai vu vi(m), Emacs et surtout X. J'ai vu fvwm et Aftestep. J'ai vu surtout le fonctionnement en réseau et on a passé des (milliers) d'heures de TP à se marrer comme des fous plutôt que de bosser consciencieusement. J'en ai plus appris avec eux que pendant 10 ans auparavant sous MS-DOS où je faisais mumuse avec gwbasic,Turbo-Pascal et l'assembleur (hormis un passage par le ZX81 où j'ai passé plus de temps à vérifier la connectique que de jouer). On était devenu la terreur du groupe et chacun serrait très fort les fesses dès que l'on commençait à rigoler en se demandant s'il n'allait devenir la cible de nos jeux puériles (mais ô combien formateur :-)).
Du coup, à la maison, je m'y suis mis sérieusement. Entre temps, un Pentium était arrivé et j'ai rapidement (façon de parler...) configuré les deux serveurs X. J'ai aussi adapté TeX pour pouvoir recompiler mes anciens documents. C'était le bon temps de la Slackware 3.0 (avec les premiers noyaux 2.0.x).
Depuis, il n'y a plus de partition dos chez moi. J'ai quitté la maison familliale depuis longtemps mais pas Linux. Je fais tout sur ma machine et administre plus ou moins toutes les machines de tous les membres de la famille. Vive le modem :-)
J'ai suivi le chemin habituel des débutants d'alors : Slack (la SLS déclinait alors...) puis un bref passage chez RH (avec les débuts de Mandrake) puis la révélation avec la Debian. Depuis, je n'ai plus bougé... On ne change pas une équipe qui gagne :-)
Ce qui m'a le plus intrigué alors ? C'est la communauté de fcol qui répondait et aidait sans retour tout le monde. Vraiment sympa. Ce qui m'a le plus émerveillé ? Le complètement sous Bash. Pendant longtemps, ce petit truc a représenté toute la puissance d'Unix pour moi. Ce qui m'a décidé à rester sous Linux ? Le libre.
PK, bavard