• [^] # Et bien appuyer

    Posté par . En réponse au journal Mandriva et moi. Évalué à 1.

    Anne, c'est bien de créer son entreprise. Formidable. Il en faut beaucoup.
    Mais en matière de Libre, je pense qu'on arrive à un point où on est très content pour ceux qui arrivent à monter leur affaire avec le Libre, mais où l'autosatisfaction des linuxiens va commencer à ne plus satisfaire l'utilisateur de base.
    Il est peut-être temps que les linuxiens sortent un peu de leur petit monde, gagnent en maturité et cessent de donner tantôt des leçons d'informatique comme de morale, tantôt des leçons d'économie comme des leçons de sainteté, pour au bout du compte, réclamer du soutien parce qu'ils n'arrivent pas à gérer leur entreprise, ou sortir un produit grand public abouti, ou même défendre leur propre liberté de développeurs devant le parlement européen.
    C'est dire si le citoyen de base peut avoir des raisons de douter de leur capacité à défendre ses droits d'utilisateur de base...

    On est sûr maintenant que le Libre est viable techniquement et économiquement.
    Tous les acteurs ont-ils les compétences pour participer à l'élaboration d'un Libre "grand public".
    Si oui, veulent-ils les apporter à son organisation?
    Si oui, sont-ils aptes (ou prêts) à comprendre qu'ils n'ont pas à penser pour tous (on a déjà MS pour ça)?

    Alors, tu expliques que ton monde est parfait.
    L'écho complaisant qui t'est renvoyé vient peut-être de trop près pour te donner une idée des vrais espaces.
    Tout est parfait? Je suis content pour toi. Mais, nous le dis-tu pour que nous pensions que tout est parfait pour nous aussi ?
    Eh bien non... Pour l'utilisateur lambda, tout n'est pas parfait, et ce n'est pas forcement parce que c'est un imbécile qui ne comprend rien.
    Ceci dit, ton réalisme incite au pragmatisme : Entre Thales, Red Hat et Mandriva, qui fait quoi, pour qui et avec quels financements?