Juste parce que j'en ai vraiment ras la soupière, répéter « l'histoire du battement d'ailes de papillon qui "déclenche" un ouragan à l'autre bout du globe » est une connerie sans nom.
En fait, l' « histoire » est celle-ci : Edward Lorenz, climatologue, a conçu un modèle numérique du climat. Il a fait tourner son modèle puis a enregistré l'état du monde, une série de variables, avec n chiffres après la virgule. Il a ensuite relancé le modèle en prenant la « sauvegarde » et s'est rendu compte que la situation évoluait d'une façon très différente. Il en a déduit, à tort, que c'était la différence entre les données sauvegardées et les données internes qui permettait d'expliquer cette variation. Étant donné que la précision des variables était assez importante, de l'ordre de la puissance d'un battement d'aile de papillon, il a appelé cela « l'effet papillon ».
Là où il s'est planté, c'est que c'est son modèle qui était pourri : il n'avait pas la variété requise. En gros, il n'avait pas assez de variables.
Ce qu'il faut retenir :
1. Oui, il y a des systèmes (dits) chaotiques pour lesquels deux conditions initiales très proches conduisent à deux situations très éloignées.
2. Non, cela ne s'applique pas à la météorologie/climatologie. Il a été démontré que les petites variations étaient noyées dans la masse.
3. Ne pas parler de cet exemple/cette expérience comme d'une sacro-sainte démonstration de cet effet.
[^] # Re: On dirait les artistes en France ...
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal [HS] L'affaire Crichton. Évalué à 5.
En fait, l' « histoire » est celle-ci : Edward Lorenz, climatologue, a conçu un modèle numérique du climat. Il a fait tourner son modèle puis a enregistré l'état du monde, une série de variables, avec n chiffres après la virgule. Il a ensuite relancé le modèle en prenant la « sauvegarde » et s'est rendu compte que la situation évoluait d'une façon très différente. Il en a déduit, à tort, que c'était la différence entre les données sauvegardées et les données internes qui permettait d'expliquer cette variation. Étant donné que la précision des variables était assez importante, de l'ordre de la puissance d'un battement d'aile de papillon, il a appelé cela « l'effet papillon ».
Là où il s'est planté, c'est que c'est son modèle qui était pourri : il n'avait pas la variété requise. En gros, il n'avait pas assez de variables.
Ce qu'il faut retenir :
1. Oui, il y a des systèmes (dits) chaotiques pour lesquels deux conditions initiales très proches conduisent à deux situations très éloignées.
2. Non, cela ne s'applique pas à la météorologie/climatologie. Il a été démontré que les petites variations étaient noyées dans la masse.
3. Ne pas parler de cet exemple/cette expérience comme d'une sacro-sainte démonstration de cet effet.