Relativement à l'histoire de l'écriture, l'invention (ou l'utilisation) des espaces pour séparer les mots est très récente (et je ne parle pas de l'utilisation d'autres signes à la place des espaces, comme les points). Je n'ai pas la date exacte mais l'absence d'espace était courante au Moyen-Âge : il fallait déchiffrer les textes.
Au passage, pour s'en convaincre, on pourra rechercher l'histoire du point sur le i et de l'utilisation du y pour terminer les mots en anglais (pour faire court : singulier en y, pluriel en ies pour repérer plus facilement la fin des mots).
sachant qu'en [F]rance on a pas de mot de plus de 26 lettres
1. En français, pas en France : la France n'a pas le monopole du français.
2. Ce stupide exemple donné par les instits est stupide (ah tiens, je l'ai déjà dit qu'il était stupide). Cet exemple est artificiel.
On peut très bien créer un mot de plus de 26 lettres. Le seul critère pour qu'il soit considéré comme français, c'est qu'une partie suffisante* de personnes parlant français* le considèrent comme français, le comprennent (et encore...) et l'utilisent.
* pas facile à définir rigoureusement pour que tout le monde soit d'accord, cà.
Comme mot français de plus de 26 lettres, je propose par exemple antidésopérationnalisationnellement (36 lettres).
Pour la compréhension, c'est simple, on fait comme pour « anticonstitutionnellement » ou pour un mot allemand composé : on décompose.
opérationnel : potentiellement opérant
opérationnalisation : rendre opérationnel
désopérationnalisation : rendre inopérationnel
désopérationnalisationnel : qui rend inopérationnel
désopérationnalisationnellement : d'une façon qui rend inopérationnel
antidésopérationnalisationnellement : d'une façon qui empêche de rendre inopérationnel
Les problèmes :
- c'est long ;
- les possibilités d'utilisation ne sont pas fréquentes ;
- cela va à l'encontre de la caractéristique analytique du français de créer un mot composé : le français préfère une périphrase.
[^] # Re: Subtilité de l'allemand
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Nom de domaine à la mords-moi le .... Évalué à 10.
Relativement à l'histoire de l'écriture, l'invention (ou l'utilisation) des espaces pour séparer les mots est très récente (et je ne parle pas de l'utilisation d'autres signes à la place des espaces, comme les points). Je n'ai pas la date exacte mais l'absence d'espace était courante au Moyen-Âge : il fallait déchiffrer les textes.
Au passage, pour s'en convaincre, on pourra rechercher l'histoire du point sur le i et de l'utilisation du y pour terminer les mots en anglais (pour faire court : singulier en y, pluriel en ies pour repérer plus facilement la fin des mots).
1. En français, pas en France : la France n'a pas le monopole du français.
2. Ce stupide exemple donné par les instits est stupide (ah tiens, je l'ai déjà dit qu'il était stupide). Cet exemple est artificiel.
On peut très bien créer un mot de plus de 26 lettres. Le seul critère pour qu'il soit considéré comme français, c'est qu'une partie suffisante* de personnes parlant français* le considèrent comme français, le comprennent (et encore...) et l'utilisent.
* pas facile à définir rigoureusement pour que tout le monde soit d'accord, cà.
Comme mot français de plus de 26 lettres, je propose par exemple antidésopérationnalisationnellement (36 lettres).
Pour la compréhension, c'est simple, on fait comme pour « anticonstitutionnellement » ou pour un mot allemand composé : on décompose.
opérationnel : potentiellement opérant
opérationnalisation : rendre opérationnel
désopérationnalisation : rendre inopérationnel
désopérationnalisationnel : qui rend inopérationnel
désopérationnalisationnellement : d'une façon qui rend inopérationnel
antidésopérationnalisationnellement : d'une façon qui empêche de rendre inopérationnel
Les problèmes :
- c'est long ;
- les possibilités d'utilisation ne sont pas fréquentes ;
- cela va à l'encontre de la caractéristique analytique du français de créer un mot composé : le français préfère une périphrase.