• # Mouaif.

    Posté par . En réponse au journal Mr Nicolas Appert. Évalué à 9.

    Nicolas Appert opta pour la seconde solution, préférant faire profité l'humanité de sa découverte.
    Ou préférant avoir tout de suite du cash. Ce n'est pas mal en soi, hein.

    Il eu donc un temps ou le gouvernement favorisait ouvertement la libre diffusion de la connaissance et le partage du savoir pour le bénéfice de tous.
    Mauvaise réflexion. D'abord parce que l'état s'en foutait très probablement. Ce qui l'intéressait, c'était juste le processus de conservation ; et de toutes façons, elle l'avait.

    Ensuite parce que la raison d'être des brevets, c'est précisément ça :
    - un mec invente/produit un truc génial,
    - l'état lui dit "écoute, ton truc, il a l'air super, on te propose ça : tu nous dis comment tu fais, précisément, et tu es le seul à pouvoir l'exploiter pendant 20 ans, et à autoriser des tiers à l'exploiter" (en gros, parce que dans les faits, l'état peut aussi forcer le détenteur d'un brevet de distribuer des licences).

    Soit le gars accepte, et son invention se retrouve dans les registres des brevets, à disposition de tous en matière de connaissance, et si quelqu'un veut l'exploiter commercialement, il faut avoir une licence.

    Soit le gars n'accepte pas, c'est alors du ressort du secret industriel, et s'il disparait (pouf !), l'invention est perdue. Dommage.


    Ce n'est pas parce que les brevets logiciels sont une mauvaise idée, pour des raisons tant techniques qu'économiques que les brevets, en soi, sont mauvais. Le brevet logiciel n'est pas une mauvaise idée parce que c'est un brevet. C'est une mauvaise idée parce que le développement de l'industrie du logiciel n'a pas besoin d'un brevet exclusif de 20 ans. Par contre, l'industrie du logiciel aurait tout à gagner d'avoir une bibliothèque des connaissances (une cathédrale). Le bazar du logiciel libre est un peu là pour ça, n'empêche, lorsque l'on cherche quelque chose dans le monde du logiciel, ce n'est pas encore aussi simple que d'ouvrir une encyclopédie pour trouver la définition d'un mot (on peut considérer Google comme une méta-encyclopédie en version alpha, c'est vrai).

    Ce n'est pas non plus parce que le système dérive qu'il est à jeter. Le système des brevets est excellent pour fournir une bibliothèque de connaissances des techniques, pourvu qu'il soit bien organisé, remis à jour régulièrement, et que les règles d'attribution soient respectées.