Et oui, chassez le naturel il revient au galop comme on dit. Les reproches que fait l'auteur de cet article sont certainement fondés car le libre comme le reste, reste une activité humaine. Ceux qui en parlent le plus ne sont pas ceux qui en font le plus (on dit souvent cela à propos d'autre chose aussi ;-) et le libre n'est pas à l'abri des problèmes de luttes de pouvoir, de récupération personnelle d'actions collectives, etc. Un reflet de la société en somme.
C'est vrai qu'il y a un coté paradoxal chez certains adorateurs du libre (les plus purs et durs) : on sent qu'ils ont une fierté à être qualifiés de geek (ce que l'auteur de l'article dénonce) et qu'ils poussent le libre pour mettre en avant leur statut en quelque sorte, comme on présente sa carte de visite. Le paradoxe est que si Linux vient à remplacer Windows, leur bébé va leur échapper pour ressembler furieusement au frère ennemi car les mêmes causes engendrent les mêmes effets : pour gagner des parts de marché il faut ratisser large et sortir du ghetto des geeks, en "clicodromisant" le système pour qu'il soit à la portée de tous. Quand tourner sous Linux sera commun les geeks auront perdu leur carte d'identité. Ils n'ont donc pas autant intérêt que cela à ce qu'il se développe trop....Cela me fait penser que quand le tennis s'est démocratisé les snobs se sont mis au golf. Et oui, il faut bien trouver son identité en dehors de la "masse".
# Re: Coup de gueule de LinuxFrench contre "les assos du libre"
Posté par philippl . En réponse au journal Coup de gueule de LinuxFrench contre "les assos du libre". Évalué à 5.
C'est vrai qu'il y a un coté paradoxal chez certains adorateurs du libre (les plus purs et durs) : on sent qu'ils ont une fierté à être qualifiés de geek (ce que l'auteur de l'article dénonce) et qu'ils poussent le libre pour mettre en avant leur statut en quelque sorte, comme on présente sa carte de visite. Le paradoxe est que si Linux vient à remplacer Windows, leur bébé va leur échapper pour ressembler furieusement au frère ennemi car les mêmes causes engendrent les mêmes effets : pour gagner des parts de marché il faut ratisser large et sortir du ghetto des geeks, en "clicodromisant" le système pour qu'il soit à la portée de tous. Quand tourner sous Linux sera commun les geeks auront perdu leur carte d'identité. Ils n'ont donc pas autant intérêt que cela à ce qu'il se développe trop....Cela me fait penser que quand le tennis s'est démocratisé les snobs se sont mis au golf. Et oui, il faut bien trouver son identité en dehors de la "masse".