• [^] # Re: Linux, fin prêt pour le desktop

    Posté par . En réponse au journal Linux, fin prêt pour le desktop. Évalué à 2.

    > Marchés différents
    OK. Je parlais bien de spécialisation : Red Hat pour les serveurs critiques, SuSE pour les infrastructures d'entreprises, Mandrake pour les PME, etc.

    > Oubli des aspects locaux
    Non, je n'oublie pas. Red Hat est un acteur mondial, pas local. SuSE est plus local, par choix, comme ses partenaires de United Linux (un des buts : mutualisation des coûts) : Turbolinux au Japon, Connectiva au Brésil et Caldera aux USA.
    Mandrake, bien que française, est diffusé mondialement aussi.

    Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que pour réussir une stratégie d'édition dans ce domaine, il faut soit taper dans le haut de gamme (un peu ce que fait Red Hat depuis peu) soit taper dans de l'entrée de gamme à forte diffusion (ce que fait Mandrake). Et si tu veux une forte diffusion, tu dois t'internationaliser (car les marchés locaux sont encore restreints à l'heure actuel, donc non rentables).

    Tous les "gros" acteurs locaux en la matière sont morts en en voie de l'être : voir Connectiva, Turbolinux ou SCO pour ne citer qu'eux. Quant à SuSE, ils sont pour l'instant sauvés grâce à Novell. Sun se plantera (dispersé sur trop de fronts à la fois, dilue bêtement son énergie, cherche à ménager la chèvre Linux et le choux Solaris). Pour Mandrake, reste à voir comment il va gérer son redéploiement car son bilan est encore loin d'être brillant (le MandrakeClub est une bonne idée mais il faut du volume aussi !).

    Donc pour moi, les éditeurs doivent être mondiaux et spécialisés, tout en coopérant avec des boîtes de services. Des petits acteurs peuvent en plus travailler sur des marchés hyper-spécialisés (Progeny, par exemple, et ses distributions sur mesure). Mais avoir des grosses distributrions généralistes locales, je n'y crois pas et je n'en connais aucune qui marche commercialement (= rentable).

    Pour sortir du cadre commercial, Debian est mondialisé aussi !