• # Re: Allende, un facho ou un fou ?

    Posté par . En réponse au journal Allende, un facho ou un fou ?. Évalué à -2.

    Pinochet a toujours été décrit comme le dictateur par excellence. Moi aussi, dans mes jeunes années, j'ai été victime de la propagande socialo en fréquentant l'Education Nationale, propagande pour laquelle un opposant au régime de Pinochet avait plus de valeur que les millions de victimes du communisme. Chez Pinochet on compte les victimes à l'unité (généralement des idiots sincères qui voulaient réaliser le bonheur du peuple à la façon du fidèle Castro ou de robespierre), et chez les commnunistes on ne les comptait jamais: compter en dizaines de millions c'est trop abstrait n'est-ce pas? La propagande avait retenu la leçon d'Arthur Koestler, en l'inversant bien sûr: des millions d'hommes ne valaient rien s'ils étaient des victimes du communisme mais un individu valait l'infini s'il était une victime de Pinochet, même si cette victime se battait en fait pour installer un régime à la botte de Moscou, devenant ainsi un complice de la plus grande entreprise criminelle de l'histoire.

    Pour moi, Salvador Allende est le meilleur des chefs d'état possibles: un chef d'état mort. Allende, qui dirigeait une coalition de partis marxistes, a été élu légalement à la majorité relative (36% des voix). Conformément à la constitution, qui ne prévoyait pas de second tour, c'est l'assemblée qui désigna le président, et qui cautionna cette majorité relative après qu'Allende se fut engagé à respecter la constitution -ce qu'il n'a jamais fait. Sous sa présidence, le pays a été progressivement collectivisé (Les occupations d'usines, de terre, ou simplement de propriétés, se multiplient à partir de 1971 - le chercheur Arturo Valenzuela en recense 1 278 pour la seule année 1971. ), par la pression administrative gouvernementale et syndicale, la terreur communiste officieuse, la non-application inconstitutionnelle par le pouvoir exécutif des décisions judiciaires défendant la propriété privée, la prise en main de facto de l'industrie par les syndicats, etc. Sachant que le parlement et la société civile résistaient, Allende préparait activement la révolution prolétarienne par les armes, avec l'aide de Cuba, de la Tchécoslovaquie, etc. À la fin, le parlement démocratiquement élu lui-même requit l'usage de la force armée à son encontre à la majorité absolue. Ce vote donne le feu vert à une sédition des officiers.


    Pinochet a donc sauvé son pays d'un plongeon sanglant dans une dictature communiste. S'il a préféré garder le pouvoir le temps que les choses se tassent, il a restauré la démocratie dans son pays dès la chute de l'impérialisme communiste soviétique, après référendum. C'est assez rare pour qu'on le souligne. Parce que les dictateurs qui quittent volontairement le pouvoir j'en connais pas d'autre. On déplore 3200 morts durant l'ensemble de la dictature de Pinochet -- la plupart d'entre eux des terroristes, des communistes, des meurtriers de droit communs, des commissaires politiques et autres propagandistes du meurtre politique (qui s'est finalement retourné contre eux -- comment les collectivistes peuvent-ils, eux, reprocher à Pinochet ses méthodes? Nous seuls individualistes avons la légitimité de les reprocher à Pinochet, et nous n'y manquons pas). Combien de morts dans la moindre dictature communiste? Rien qu'a Cuba on assasine plus de 4000 personnes par ans. Et ca depuis 45 ans ! Combien de morts Allende se préparait-il à faire, en plus des centaines de meurtres déjà perpétrés par les groupuscules communistes qui jouissaient de sa bienveillance ? À vrai dire, vu comme les communistes se purgent les uns les autres dès qu'ils ont éliminé leurs adversaires démocrates, il y aurait sans doute eu plus de morts parmi les seuls communistes (sans parler des autres) si Allende avait confirmé son pouvoir par la force comme il en avait l'intention -- mais pas exactement les mêmes, c'est sûr: les pires auraient survécu et prospéré. Combien de dictateurs ont quitté volontairement le pouvoir de leur vivant? Combien de chefs d'état ont sorti leur pays de la ruine organisée par les communistes, et l'ont mené à la prospérité, sans enrichissement personnel massif ? Certe pinoch est un dictateur, et seul la démocratie me convient. Mais face au communisme ? Puisqu'il n'y avait plus le choix ? Face au Mal Absolut, Ne fallait-il pas mieux un dictateur traditionnel ?


    En fait, si parmi tous les dictateurs du monde, les gauchistes s'en prennent spécifiquement à Pinochet, avec une violence verbale inouïe, et à l'exclusion de tout autre dictateur (comme celui qui a affamé l'ethiopie), c'est parce que malgré ses erreurs et les crimes dont il a endossé la responsabilité, c'est un type plutôt "bien". Il y a de nombreux dictateurs bien pires que Pinochet. Qui ont tué bien plus d'innocents. Qui ont été soutenus plus activement par les américains. Qui ont affronté des rivaux et adversaires communistes. Mais aucun d'entre eux n'était un type "bien", je veux dire n'ayant pas perdu tous sens moral et des ses responsabilité par rapport à son peuple. Tous étaient soit des raclures corrompues accrochées au pouvoir (vietnam), soit des incapables se maintenant par la cruauté (franco), soit des collectivistes (Hitler) au même titre que les communistes (alternatives non exclusives). Seul parmi eux Pinochet n'est pas digne d'un profond mépris. Dans leur inversion de toutes les valeurs humaines, ils s'en prennent violemment à Pinochet, non pas parce qu'il est le pire, mais parce qu'il est le moins mauvais de tous les dictateurs de l'époque moderne. Bref, on cherche à détourner l'attention des génocides des dictateurs socialistes...


    L'école et les médias m'enseignaient à haïr pinochet et à adorer le collectivisme : ce sont ceux qui nous parlent le plus d'école laique qui politisent l'enseignement et ce aux frais du CONtribuable.

    A quand une école laique, gratuite, obligatoire et apolitique?



    Dictature, oui. Mais ce qui compte, c'est l'étendue ou la restriction dudit pouvoir. Est-ce que les droits individuels sont respectés, en pratique? Le sont-ils dans la tradition orale, dans le droit écrit? Voilà ce qui détermine si le pays est libre ou non. À ce titre, la dictature de Pinochet, qui n'était certes pas un régime de liberté politique, était bien plus respectueuse des libertés que toutes les républiques "démocratiques" ou "populaire" d'Europe de l'est réunies, et peut-être même que la plupart des autres dictatures nationalistes, comme la Corée du Sud d'alors ou Singapour (y a-t-il eu des études à ce sujet?). Mais c'est Pinochet et pas un autre qui est dans le colimateur des terroristes intellectuels gauchisants -- parce qu'ils savent que par delà les rivalités de pouvoir, Pinochet et pas un autre est leur ennemi par les valeurs positives qu'il représente et qu'ils honnissent. Car bien sur la démocratie ils s'en contrefoute ! Mais il ne lui pardonne pas de ne pas avoir transformé son pays en immense cimmetiere(pudiquement désigné sous le nom "d'expérience socialiste" chez les gaucho).


    Bon. J'endosse maintenant ma veste ignifugée. Par ici les flammes! :o)