• # Re: Le service public

    Posté par . En réponse au journal Le service public. Évalué à 7.

    Cher utilisateur de Le Poste, Je suis actuellement en Argentine, meilleur élève du FMI (donc celui qui a eu la plus grosse chute).

    Ici c'est la libre concurrence et il existe, à ma conaissance, 3 entreprises de services postaux on y voit tout de suite les binfaits d'une privatisation réussi : une carte postale à destination de la France coûte 3euros (le niveau de vie argentin est à un tier du nôtre soit pour un timbre français à 0.5euro, un prix 9 fois plus cher) à l'expédition et mets au moins 7 jours ouvrables pour parvenir à son destinataire.

    De même face à une privation tellement réussie, prenons les trains, il y eut privatisation (Menem lo hizo), l'État a récupéré la plata et aujourd'hui, il n'existe plus de train en Argentine (sinon dans la province de Buenos Aires). Le trans-Andin n'existe plus , à Mendoza, il ont viré les rails pour faire un parc.

    En Angletaire, on ne compte plus les morts dûs au tirages sur les coûts des entreprises d'exploitaion (qui malgré ça ne sont pas rentables). Quand aux retards, ils sont éclipsés par la catastrophe humaine.

    C'est très personnel, mais je préfère des grèves pontuelles qu'une disparitions complète de ces services ou leur dégradation avec comme contrepartie l'augmentation des prix.

    Il ne faut pas oublier que les économistes modernes (ceux qui n'iront jamais au FMI, qui resterons docteurs dans une université) eux-même reconnaissent le rôle de l'État pour ratrapper les imperfections du marché (la dissymétrie de l'information), et prendre en charge les secteurs non-privatisables.

    D'autre part, État ne signifie pas mauvais rendement : la métalurgie la plus rentable du monde est Sud-Coréenne et est un domaine public.