Si. Une évaluation "classique" (classique en France en réalité, et seulement dans l'éducation) cautionne-t'elle tous les autres travers du système ?
Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Si le système de notation en usage dans le système scolaire n'est pas la panacée, loin de là, il n'implique pas obligatoirement, contrairement au socle commun, au B2i et autres machins, une destruction de l'enseignement.
je n'y vois rien d'autre au premier abord, qu'un cours classique.
C'est l'ÉVALUATION qui est différente, pas forcément le reste.
Oui, c'est bien ce que j'avais cru comprendre, de ta pratique. C'est la raison pour laquelle, dans mon post précédent j'avais référé "les compétences spécifiques telles que des procédures de base" qui sont effectivement transmissibles, donc enseignables.
Cependant tu occultes totalement l'aspect idéologique et politique de l'approche par compétences (et toutes ne sont pas, malheureusement, des méthodes ou des procédures de base) qui ne se limitent pas à ta propre localité, et conduisent un certain nombre de chercheurs en "sciences" de l'éducation comme Bernard Charlot, Elisabeth Bautier, Jean-Yves Rochex, Jean-Pierre Terrail à dénoncer une "rhétorique" des compétences basées sur des "savoirs faire" et des "savoirs être" qui "enferment les élèves des milieux populaires dans des pédagogies de "basse intensité" où la compétence à acquérir finit par effacer le savoir qui permet de le mettre en oeuvre.".
C'est un grand danger de l'évaluation par compétences : vouloir subitement passer d'un système où on ne garde la trace que d'un seul renseignement (résultat global à un travail donné à une date précise) à un autre où il faudrait tout relever.
Tu as l'air de croire que l'évaluation par compétences tombe forcément là-dedans, mais c'est faux.
"Parmi les autres compétences du socle, qu’il appelle « compétences spécifiques » pour les distinguer des « compétences générales », Bernard Rey affirme qu’on ne peut évaluer que les « connaissances à mémoriser » et les « procédures de base » car ce sont les seules qu’on enseigne vraiment aux élèves." peut-on lire sur la page "Les dangers du livret de compétences au collège" du SNES d'Aix-Marseille.
Je précise que je ne suis pas au SNES, mais que je partage cette analyse.
Dans nos classes actuelle, un effectif réduit, c'est 27 élèves. Et ça ne va pas s'améliorer
Bon alors arrêtons le délire. Tu ne peux pas physiquement être partout à la fois, dans la tête de chaque gamin pour voir quels items il doit retravailler. Il y a une limite qui a pour nom : principe de réalité.
Ce dont tu parles est le haut du bulletin (baptisé bilan de l'élève, car il évolue régulièrement et devient un bulletin le jour où on l'imprime).
Il est fait de 3 parties et présente des "bilans" (dans le vocabulaire que j'ai utilisé dans VÉRAC). Pour les matières, chaque prof peut y mettre jusqu'à 6 bilans (réglable par l'administrateur) et une appréciation.
À comparer avec un bulletin "classique" où il y a juste un renseignement (moyenne) et une appréciation par matière.
Pendant que tu y es, va voir aussi les "détails" d'un élève dans quelques matières.
Vous avez fait une expérience sur 4 classes de sixième. Les conditions expérimentales sont locales et difficilement généralisables sans se transformer en usine à gaz.
Je sais de quoi je parle. J'ai enseigné au début des années quatre-vingt dans un collège expérimental de Saint-Denis. Et souvent ce qui peut fonctionner au cours d'une expérimentation n'est pas reproductible sur une grande échelle.
[^] # Re: Merci d'employer un vocabulaire correct
Posté par Charlie_N . En réponse à la dépêche VÉRAC : Vers une Évaluation Réussie Avec les Compétences. Évalué à 1.
Si. Une évaluation "classique" (classique en France en réalité, et seulement dans l'éducation) cautionne-t'elle tous les autres travers du système ?
Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Si le système de notation en usage dans le système scolaire n'est pas la panacée, loin de là, il n'implique pas obligatoirement, contrairement au socle commun, au B2i et autres machins, une destruction de l'enseignement.
je n'y vois rien d'autre au premier abord, qu'un cours classique.
C'est l'ÉVALUATION qui est différente, pas forcément le reste.
Oui, c'est bien ce que j'avais cru comprendre, de ta pratique. C'est la raison pour laquelle, dans mon post précédent j'avais référé "les compétences spécifiques telles que des procédures de base" qui sont effectivement transmissibles, donc enseignables.
Cependant tu occultes totalement l'aspect idéologique et politique de l'approche par compétences (et toutes ne sont pas, malheureusement, des méthodes ou des procédures de base) qui ne se limitent pas à ta propre localité, et conduisent un certain nombre de chercheurs en "sciences" de l'éducation comme Bernard Charlot, Elisabeth Bautier, Jean-Yves Rochex, Jean-Pierre Terrail à dénoncer une "rhétorique" des compétences basées sur des "savoirs faire" et des "savoirs être" qui "enferment les élèves des milieux populaires dans des pédagogies de "basse intensité" où la compétence à acquérir finit par effacer le savoir qui permet de le mettre en oeuvre.".
C'est un grand danger de l'évaluation par compétences : vouloir subitement passer d'un système où on ne garde la trace que d'un seul renseignement (résultat global à un travail donné à une date précise) à un autre où il faudrait tout relever.
Tu as l'air de croire que l'évaluation par compétences tombe forcément là-dedans, mais c'est faux.
"Parmi les autres compétences du socle, qu’il appelle « compétences spécifiques » pour les distinguer des « compétences générales », Bernard Rey affirme qu’on ne peut évaluer que les « connaissances à mémoriser » et les « procédures de base » car ce sont les seules qu’on enseigne vraiment aux élèves." peut-on lire sur la page "Les dangers du livret de compétences au collège" du SNES d'Aix-Marseille.
http://www.aix.snes.edu/spip.php?article880
Je précise que je ne suis pas au SNES, mais que je partage cette analyse.
Dans nos classes actuelle, un effectif réduit, c'est 27 élèves. Et ça ne va pas s'améliorer
Bon alors arrêtons le délire. Tu ne peux pas physiquement être partout à la fois, dans la tête de chaque gamin pour voir quels items il doit retravailler. Il y a une limite qui a pour nom : principe de réalité.
Ce dont tu parles est le haut du bulletin (baptisé bilan de l'élève, car il évolue régulièrement et devient un bulletin le jour où on l'imprime).
Il est fait de 3 parties et présente des "bilans" (dans le vocabulaire que j'ai utilisé dans VÉRAC). Pour les matières, chaque prof peut y mettre jusqu'à 6 bilans (réglable par l'administrateur) et une appréciation.
À comparer avec un bulletin "classique" où il y a juste un renseignement (moyenne) et une appréciation par matière.
Pendant que tu y es, va voir aussi les "détails" d'un élève dans quelques matières.
Vous avez fait une expérience sur 4 classes de sixième. Les conditions expérimentales sont locales et difficilement généralisables sans se transformer en usine à gaz.
Je sais de quoi je parle. J'ai enseigné au début des années quatre-vingt dans un collège expérimental de Saint-Denis. Et souvent ce qui peut fonctionner au cours d'une expérimentation n'est pas reproductible sur une grande échelle.
Bien à toi, et bonnes vacances.
Librement,
Charlie