• [^] # Re: Merci d'employer un vocabulaire correct

    Posté par . En réponse à la dépêche VÉRAC : Vers une Évaluation Réussie Avec les Compétences. Évalué à 2.

    [ma_vie]M'sieur j'sais repriser j'ai bon ? J'aurai 19,48 de moyenne géné ? :)
    Par contre jamais appris l'algo en question. Au siècle dernier quand j'étais au collège point d'algorithme (et point de calculette) mais une "table" (ou abaque) avec une liste de racines déjà calculées... Ou une règle à calculer (coulissante) pour les plus intrépides... Suffisait de savoir recopier... Super compétence (clin d'œil à mon maître d'antan qui passe par ici parfois) ! Jamais appris la preuve par 9 ni le produit en croix ni rien de tout cela... et pourtaaaaaaaant. J'ai appris à écrire avec une plume (et un buvard) mais ça ... ne me sert plus des masses avec mon clavier ce soir... mais bon tout ça c'était avant la guerre...[/ma_vie]

    AMHA, par exemple : on sait ou on ne sait pas poser une addition (avec retenues) et en trouver le résultat de façon systématique. On ne sait pas "à peu près". On "n'est pas" non plus à 6,4 ou 13,2 ou encore 19,2 (sur 20). Ca n'a aucun sens. Ne pas savoir n'est pas une honte ni infamant (ie : "je ne sais pas/plus résoudre une équa diff du 3ème degré avec les séries de Fourrier mais pourtant je survis") comme certains se plaisent à l'expliquer. D'ailleurs la plupart (tous ?) des élèves ne disent pas "j'ai 8,4/20 en additions", mais "je sais les faire" ou "je ne sais pas (encore) les faire"... La dictature de la note (on a le droit nous aussi aux euphémismes) n'est qu'une vue de l'esprit, un concept franco-français d'ailleurs (et c'est bien connu, on fait tout mieux que les autres). La notion de moyenne ayant en plus la fâcheuse tendance de pousser à la médiocrité, les élèves ayant bien souvent pour unique objectif d'avoir "une note proche de la moyenne" mais pas de savoir résoudre une équation à 1 inconnue (en toutes circonstances). Médiocrité car aucune exigence de progrès ou d'amélioration pour soi-même. Ce qui se résumait bien trop souvent en un commentaire laconique "élève moyen" sans aucun rapport avec le travail fourni ni par l'élève ni par l'enseignant pour faire progresser ses connaissances et ses compétences. Je fais au passage un méchant raccourci entre la compréhension et la méthodologie, pardon pour les puristes.

    Entre professionnels, quand on fait le point sur la situation d'un élève on ne liste pas ses notes mais ses compétences : sais ou ne sais pas déchiffrer/combiner/lire à haute voix/un texte long/court/poser une opération/analyser une phrase/résoudre un problème/identifier des informations dans un documents/se dépasser dans une situation mettant son corps en jeu etc etc. Je n'ai jamais vu/lu nulle part aucun collègue le faire en parlant de notes. Notes qui intéressent seulement quelques vieux principaux de collège (que je ne connais pas) et j'ose espérer plus aucun de leurs chers "éducateurs" (on le sent le troll retourné là ou pas ?) qui eux depuis longtemps sont passés à des modes de suivi plus réalistes, plus individualisés et donc plus humains.

    Qu'on aime ou pas les programmes actuels, qu'ils soient critiquables ou pas, cela ne nous empêche pas de nous outiller pour faire notre travail le mieux possible. Dénigrer cela en essayant de faire croire qu'on a tellement de temps à perdre qu'on peut passer des heures à galérer avec un cahier ou une feuille de calcul c'est méconnaître totalement ce métier et son côté chronophage. A moins bien sûr de soi-même sombrer dans la médiocrité, mais ça, n'existe nulle part évidemment.

    Merci donc à Edleh et à tous ses collègues qui essaient de faire avancer les choses tout en utilisant/produisant des logiciels libres.