Bah on peut faire mieux, mais ça va tourner aux cours de SIG.
En gros, un système d'information géographique (à prendre au sens large : un logiciel manipulant des données géographiques) peut manipuler deux grandes catégories de données :
- les données "raster" ou images. C'est-à-dire d'énormes structures matricielles discrètes multidimensionelles (des tableaux à plusieurs dimensions (2 ou 3 en pratique)). En informatique "classique", on appelle couramment ça ... une image (au moins pour la version 2D). En géo, ça peut représenter des tas de choses : répartition d'un phénomène sur un territoire, fond de carte, etc. Pour que cela ait un intérêt, il faut qu'on puisse établir une correspondance entre les coordonnées de l'image (0,0 -> W,H) et des coordonnées géographiques utiles (longitude/latitude, X/Y d'un repère cartésien connu, etc.). De très nombreux formats existent (du simple fichier image "classique" accompagné d'un fichier décrivant la transformation, jusqu'à des formats étudiés pour)
- les données "vecteur". Elles peuvent être de plusieurs types, mais les géomaticiens utilisent principalement les points, les lignes (segments) et les polygones. Si ça peut aider, pense à du SVG, mais qui utiliserait un repère géographique (long/lat, par exemple). Ce qu'on peut d'ailleurs faire avec du SVG, mais là n'est pas la question. Ces formats sont également nombreux, et embarquent en outre des attributs pour chaque "élément" (ligne, point ou polygone), généralement dans une structure type DB (le format Shapefile, fort répandu, embarque ses attributs dans un fichier DBF). On peut également stocker tout (données graphique + attributs) dans un SGBDR amélioré - ou SGBD spatial - comme Oracle Spatial ou Postgres+PostGIS.
GDAL servant de boîte à outils pour les fichiers raster, et OGR pour les fichiers vecteurs. Parmi les usages courants (chez moi, en tous cas), ça peut :
- extraire des données d'une base PostGIS et les mettre au format KML (lisible par Google Earth)
- transformer un fichier GPX ("trace" sauvegardée par un récepteur GPS) en une requête SQL permettant d'insérer les points de la trace dans une table PostGIS.
- découper une grosse image "géoréférencée" en une série d'image plus petites, mais toujours correctement géoréférencées (des "tuiles").
- stocker dans un fichier GeoTIFF (TIF + infos géographiques) des versions dégradées de l'image pour améliorer le chargement (l'application SIG bien conçue chargera d'abord les versions dégradées, plus légères, pour aller vers les plus grosses au fur et à mesure du zoom).
- ...
En gros, le SIG libre s'appuie presque toujours sur MapServer,GDAL/OGR et PostGIS.
[^] # Re: Pour plus de vulgarisation
Posté par Larry Cow . En réponse à la dépêche Sortie de GDAL/OGR 1.6.0. Évalué à 5.
En gros, un système d'information géographique (à prendre au sens large : un logiciel manipulant des données géographiques) peut manipuler deux grandes catégories de données :
- les données "raster" ou images. C'est-à-dire d'énormes structures matricielles discrètes multidimensionelles (des tableaux à plusieurs dimensions (2 ou 3 en pratique)). En informatique "classique", on appelle couramment ça ... une image (au moins pour la version 2D). En géo, ça peut représenter des tas de choses : répartition d'un phénomène sur un territoire, fond de carte, etc. Pour que cela ait un intérêt, il faut qu'on puisse établir une correspondance entre les coordonnées de l'image (0,0 -> W,H) et des coordonnées géographiques utiles (longitude/latitude, X/Y d'un repère cartésien connu, etc.). De très nombreux formats existent (du simple fichier image "classique" accompagné d'un fichier décrivant la transformation, jusqu'à des formats étudiés pour)
- les données "vecteur". Elles peuvent être de plusieurs types, mais les géomaticiens utilisent principalement les points, les lignes (segments) et les polygones. Si ça peut aider, pense à du SVG, mais qui utiliserait un repère géographique (long/lat, par exemple). Ce qu'on peut d'ailleurs faire avec du SVG, mais là n'est pas la question. Ces formats sont également nombreux, et embarquent en outre des attributs pour chaque "élément" (ligne, point ou polygone), généralement dans une structure type DB (le format Shapefile, fort répandu, embarque ses attributs dans un fichier DBF). On peut également stocker tout (données graphique + attributs) dans un SGBDR amélioré - ou SGBD spatial - comme Oracle Spatial ou Postgres+PostGIS.
GDAL servant de boîte à outils pour les fichiers raster, et OGR pour les fichiers vecteurs. Parmi les usages courants (chez moi, en tous cas), ça peut :
- extraire des données d'une base PostGIS et les mettre au format KML (lisible par Google Earth)
- transformer un fichier GPX ("trace" sauvegardée par un récepteur GPS) en une requête SQL permettant d'insérer les points de la trace dans une table PostGIS.
- découper une grosse image "géoréférencée" en une série d'image plus petites, mais toujours correctement géoréférencées (des "tuiles").
- stocker dans un fichier GeoTIFF (TIF + infos géographiques) des versions dégradées de l'image pour améliorer le chargement (l'application SIG bien conçue chargera d'abord les versions dégradées, plus légères, pour aller vers les plus grosses au fur et à mesure du zoom).
- ...
En gros, le SIG libre s'appuie presque toujours sur MapServer,GDAL/OGR et PostGIS.