Effectivement ma dépêche était un peu succinte pour rappeler les fondamentaux de GDAL/OGR.
Il s'agit d'une bibliothèque dédiée principalement à la lecture, à l'écriture et à la conversion d'une multitude de formats de données géographiques et géospatiales, formats libres ou formats propriétaires. Au-delà du contenu des images elles-même, cela signifie la gestion du géoréférencement et des nombreux systèmes de projection et référencement. Au dernier recensement, GDAL/OGR - qui vient de fêter ses 10 ans d'existence - gère 129 formats de fichiers et bases de données... Ce logiciel est devenu au fil du temps une référence incontournable dans le monde des logiciels libres consacrés à la géomatique (comme QGIS, Grass GIS, UMN MapServer... pour ne citer que des logiciels qui, à l'instar de GDAL, se sont regroupés sous la banière de l'OSGeo : la fondation Géospatiale Open Source). GDA/OGR est également utilisé par des SIG (Systèmes d'Information Géographiques) du monde commercial de part sa licence MIT/X.
Pour la partie exploitation des images raster, une de ses forces principales est de pouvoir lire des fichiers de taille arbitrairement grande (de dizaines, centaines de Go) pour les formats l'autorisant, sans exiger qu'ils soient entièrement chargés en mémoire vive (à la différence de GIMP par exemple). C'est rendu possible par l'exploitation du tuilage et des aperçus à différentes résolutions.
GDAL/OGR est utilisable par des programmes écrits dans de nombreux langages : C, C++, Python, Perl, C#, Java... La bibliothèque est également accompagnée de nombreux outils et scripts Python permettant de lire, transformer, reprojeter, fusionner, tuiles les données géographiques.
Peu visible, car relativement bas-niveau dans les logiciels SIG, cette bibliothèque n'en demeure pas moins un véritable couteau suisse du géomaticien.
[^] # Re: Pour plus de vulgarisation
Posté par Even Rouault . En réponse à la dépêche Sortie de GDAL/OGR 1.6.0. Évalué à 10.
Il s'agit d'une bibliothèque dédiée principalement à la lecture, à l'écriture et à la conversion d'une multitude de formats de données géographiques et géospatiales, formats libres ou formats propriétaires. Au-delà du contenu des images elles-même, cela signifie la gestion du géoréférencement et des nombreux systèmes de projection et référencement. Au dernier recensement, GDAL/OGR - qui vient de fêter ses 10 ans d'existence - gère 129 formats de fichiers et bases de données... Ce logiciel est devenu au fil du temps une référence incontournable dans le monde des logiciels libres consacrés à la géomatique (comme QGIS, Grass GIS, UMN MapServer... pour ne citer que des logiciels qui, à l'instar de GDAL, se sont regroupés sous la banière de l'OSGeo : la fondation Géospatiale Open Source). GDA/OGR est également utilisé par des SIG (Systèmes d'Information Géographiques) du monde commercial de part sa licence MIT/X.
Pour la partie exploitation des images raster, une de ses forces principales est de pouvoir lire des fichiers de taille arbitrairement grande (de dizaines, centaines de Go) pour les formats l'autorisant, sans exiger qu'ils soient entièrement chargés en mémoire vive (à la différence de GIMP par exemple). C'est rendu possible par l'exploitation du tuilage et des aperçus à différentes résolutions.
GDAL/OGR est utilisable par des programmes écrits dans de nombreux langages : C, C++, Python, Perl, C#, Java... La bibliothèque est également accompagnée de nombreux outils et scripts Python permettant de lire, transformer, reprojeter, fusionner, tuiles les données géographiques.
Peu visible, car relativement bas-niveau dans les logiciels SIG, cette bibliothèque n'en demeure pas moins un véritable couteau suisse du géomaticien.