Maintenant, il ne faut jamais oublier que la force d'une entreprise qui _crée_ de la valeur est dans ses employés et ses compétences.
Il est toujours dommageable de perdre des employés parce que (sauf dégagement de branleurs) ce sont des compétences que l'on perd. Et ces compétences ne se retrouvent pas (ou très difficilement). Il faut pas loin de 6 mois à une personne pour être assez compétente dans son poste (intersection entre son métier, son savoir faire, son entreprise et ses clients) et juste une semaine pour la jeter.
La société actuelle ultra-matérialiste est arrivée à son paradigme ultime : la consommation de ses employés qui sont considérés comme sont utilisés les produits que nous achetons : jetables. Je ne jette pas la pierre à Pierre Mandriva mais j'ai toujours eu l'impression que l'employé a toujours été la variable d'ajustement chez eux, cela ne peut pas marcher : la preuve en est que dès les premieres difficultés (cela remonte un peu loin maintenant), ils ont charettés pour se 'recentrer', cela ne marche visiblement pas.
C'est une bonne culture francaise de virer ceux qui bossent pour alléger le bateau, mais sans rameur la barque n'avance pas. Il peut rester plein de commerciaux qui trouvent des destinations, plein de capitaines qui peuvent calculer les trajectoires, plein de sous-officiers pour motiver les troupes, s'il n'y a pas de rameurs la barque dérive au gré des courants et souvent pas dans la direction ou veut aller les 'responsables'.
Il est clair que diriger une entreprise n'est pas facile, mais trop souvent les décisions 'faciles' sont prises et le 'lampiste' paie.
# critiquer est toujours facile...
Posté par hervé Couvelard . En réponse à la dépêche Il faut sauver le soldat Williamson !. Évalué à 8.
Il est toujours dommageable de perdre des employés parce que (sauf dégagement de branleurs) ce sont des compétences que l'on perd. Et ces compétences ne se retrouvent pas (ou très difficilement). Il faut pas loin de 6 mois à une personne pour être assez compétente dans son poste (intersection entre son métier, son savoir faire, son entreprise et ses clients) et juste une semaine pour la jeter.
La société actuelle ultra-matérialiste est arrivée à son paradigme ultime : la consommation de ses employés qui sont considérés comme sont utilisés les produits que nous achetons : jetables. Je ne jette pas la pierre à Pierre Mandriva mais j'ai toujours eu l'impression que l'employé a toujours été la variable d'ajustement chez eux, cela ne peut pas marcher : la preuve en est que dès les premieres difficultés (cela remonte un peu loin maintenant), ils ont charettés pour se 'recentrer', cela ne marche visiblement pas.
C'est une bonne culture francaise de virer ceux qui bossent pour alléger le bateau, mais sans rameur la barque n'avance pas. Il peut rester plein de commerciaux qui trouvent des destinations, plein de capitaines qui peuvent calculer les trajectoires, plein de sous-officiers pour motiver les troupes, s'il n'y a pas de rameurs la barque dérive au gré des courants et souvent pas dans la direction ou veut aller les 'responsables'.
Il est clair que diriger une entreprise n'est pas facile, mais trop souvent les décisions 'faciles' sont prises et le 'lampiste' paie.