> 4- Des juristes poussiéreux qui manient l'intimidation
Poussiéreux, ou arrivistes/ambitieux.
J'ai eu comme prof de droit du multimédia en 2000 un avocat qui n'admettait pas que l'on puisse, via un lien sur un site tiers, arriver ailleurs que sur la page d'accueil du site d'un de ses gros clients, c'est ainsi qu'il le nommait.
Lui suggérer qu'il s'appuie sur des moyens techniques (je pensais au http referrer) pour rediriger une connexion directe sur la page d'accueil le mettait hors de lui. Pour lui, ce n'était pas à son client de se prémunir contre les usages qu'il considérait comme illicite du site web, mais aux gens qui mettaient les liens sur le site. L'argument choc employé était qu'une ouverture n'ouvrait pas tacitement le droit d'y entrer, et que penser autrement dénotait d'un esprit de violeur en puissance - c'est l'expression qu'il a employé.
Je pense qu'il serait illusoire de prendre ces gens pour des demeurés/arriérés. C'est possible, mais je n'y crois pas trop.
Je pense qu'ils sont mus par des motivatons financières, et pour eux - en tout cas pour celui-là - dans tous les coups gagnants. Que leur client perde ou gagne, ils sont payés quand même. Evidemment, s'ils gagnent souvent, leur "scoring" augmente dans les "moteurs de recherche" d'avocats ^^
Ce qui m'avait assis avec la réaction de cette personne et ceux qui vont dans ce sens, c'est la volonté d'avoir, avec le web, le beurre et l'argent du beurre. Ils veulent la porte ouverte sur le monde qu'est la toile, donc une merveilleuse vitrine et zone de chalandise. Ca nous qui nous vaut de voir le tas de marchands du temple et marqueteux associés polluer le net et les moteurs de recherche quand on recherche des infos non commerciales mais techniques sur un produit. Et dans le même temps, ils ignorent tout d'un coup que l'hypertexte est l'essence même de la toile. Si je comprends qu'on puisse ne pas aimer être référencé par un site dont on ne partage pas les vues, voire demander l'autorisation de mettre un lien sur une page au site pointé par un hyperlien, ne pas vouloir prendre la moindre précaution pour ne pas s'intégrer dans un mode de fonctionnement d'un dispositif dont on tire tout de même un grand bénéfice est un peu fort de café...
[^] # Re: Intimidation et juristes poussiéreux
Posté par Modo Kazy . En réponse à la dépêche Cachez ce lien que je ne saurais voir (4 ans plus tard). Évalué à 10.
Poussiéreux, ou arrivistes/ambitieux.
J'ai eu comme prof de droit du multimédia en 2000 un avocat qui n'admettait pas que l'on puisse, via un lien sur un site tiers, arriver ailleurs que sur la page d'accueil du site d'un de ses gros clients, c'est ainsi qu'il le nommait.
Lui suggérer qu'il s'appuie sur des moyens techniques (je pensais au http referrer) pour rediriger une connexion directe sur la page d'accueil le mettait hors de lui. Pour lui, ce n'était pas à son client de se prémunir contre les usages qu'il considérait comme illicite du site web, mais aux gens qui mettaient les liens sur le site. L'argument choc employé était qu'une ouverture n'ouvrait pas tacitement le droit d'y entrer, et que penser autrement dénotait d'un esprit de violeur en puissance - c'est l'expression qu'il a employé.
Je pense qu'il serait illusoire de prendre ces gens pour des demeurés/arriérés. C'est possible, mais je n'y crois pas trop.
Je pense qu'ils sont mus par des motivatons financières, et pour eux - en tout cas pour celui-là - dans tous les coups gagnants. Que leur client perde ou gagne, ils sont payés quand même. Evidemment, s'ils gagnent souvent, leur "scoring" augmente dans les "moteurs de recherche" d'avocats ^^
Ce qui m'avait assis avec la réaction de cette personne et ceux qui vont dans ce sens, c'est la volonté d'avoir, avec le web, le beurre et l'argent du beurre. Ils veulent la porte ouverte sur le monde qu'est la toile, donc une merveilleuse vitrine et zone de chalandise. Ca nous qui nous vaut de voir le tas de marchands du temple et marqueteux associés polluer le net et les moteurs de recherche quand on recherche des infos non commerciales mais techniques sur un produit. Et dans le même temps, ils ignorent tout d'un coup que l'hypertexte est l'essence même de la toile. Si je comprends qu'on puisse ne pas aimer être référencé par un site dont on ne partage pas les vues, voire demander l'autorisation de mettre un lien sur une page au site pointé par un hyperlien, ne pas vouloir prendre la moindre précaution pour ne pas s'intégrer dans un mode de fonctionnement d'un dispositif dont on tire tout de même un grand bénéfice est un peu fort de café...