Je peux relater la situation de mon établissement, qui n'a pas valeur d'exemple mais peut intéresser.
Je suis le correspondant TICE (=informatique) de l'établissement. En gros, je dois répercuter les décisions du Rectorat (et ministère) dans l'établissement et donner mon avis dans les décisions prises concernant l'informatique dans le lycée.
Lorsqu'on m'a demandé d'occuper cette fonction en septembre 2006, la situation de l'établissement était simple : le serveur principal (qui sert de passerelle vers internet) était sous linux (serveurs Eole, voir dans la dépêche) et TOUT le reste sous Windows, logiciels uniquement propriétaires, internet Explorer imposé, tout comme Microsoft Office.
L'assistant d'éducation qui s'occupe (fort bien) du matériel et des logiciels avait interdiction d'installer Openoffice ou Firefox, car ceux-ci étaient, je cite la direction de l'époque, "peu sûrs et responsables de contamination par des virus".
Avec beaucoup de pédagogie et grâce à l'essor du libre dans la presse et dans l'opinion, on a pu arriver aujourd'hui à la situation suivante :
Sur les postes de travail, openoffice en première intention, Microsoft Office sur demande des utilisateurs (en Eco-gestion, notamment, où les lycéens sont confrontés lors de leurs stages au tout microsoft et notamment Access).
Firefox installé partout et même conseillé dans certains logiciels produits par l'éducations nationale (épreuve de sécurité routière, Sconet-gestion des élèves et des absences)
L'intendant est souvent un allié de poids, surtout pour un argument de prix :(
Plusieurs enseignants adeptes de la Framakey (j'organise des formations et tente de la proposer systématiquement).
Un engouement pour l'EEEPC sous linux, le premier exemplaire commandé par un collègue ayant beaucoup plu (il sait bien le "vendre" je dois l'avouer). Plusieurs exemplaires vont être commandés pour l'établissement.
Dans ma discipline (maths), les portables sont en double boot, linux et windows. Et même sous windows, zero logiciels propriétaires, à part une appli pour le tableau blanc intéractif, car pas d'équivalent en libre.
Le gros point noir reste la gestion des notes et bulletins, car GEPI n'a pour l'instant pas convaincu. (C'est vrai que là ça concerne plus de cent collègues qui ne sont pas tous adeptes du changement et ont déjà eu beaucoup de mal à s'adapter à l'ère infirmatique pour certains).
Je ne m'avoue pas vaincu pour autant. Donnons-nous le temps.
Disons qu'il y a très peu d'opposition franche au libre.
Je tente plutôt de le proposer sans rien imposer et l'évolution semble se faire dans le bon sens. Trop lentement c'est vrai, mais de façon certaine.
Il me semble que les collègues sont souvent assez sensibles à la composante philosophique du libre, même si le message est difficile à faire passer.
Les réfractaires sont rares mais coriaces :)
Le plus difficile c'est au niveau institutionnel. Mais là, les blocages dépassent largement la problématique libre/propriétaire...
# Concernant la position des enseignants
Posté par mguru . En réponse à la dépêche Microsoft offre^Wvend sa suite bureautique aux enseignants. Évalué à 10.
Je suis le correspondant TICE (=informatique) de l'établissement. En gros, je dois répercuter les décisions du Rectorat (et ministère) dans l'établissement et donner mon avis dans les décisions prises concernant l'informatique dans le lycée.
Lorsqu'on m'a demandé d'occuper cette fonction en septembre 2006, la situation de l'établissement était simple : le serveur principal (qui sert de passerelle vers internet) était sous linux (serveurs Eole, voir dans la dépêche) et TOUT le reste sous Windows, logiciels uniquement propriétaires, internet Explorer imposé, tout comme Microsoft Office.
L'assistant d'éducation qui s'occupe (fort bien) du matériel et des logiciels avait interdiction d'installer Openoffice ou Firefox, car ceux-ci étaient, je cite la direction de l'époque, "peu sûrs et responsables de contamination par des virus".
Avec beaucoup de pédagogie et grâce à l'essor du libre dans la presse et dans l'opinion, on a pu arriver aujourd'hui à la situation suivante :
Sur les postes de travail, openoffice en première intention, Microsoft Office sur demande des utilisateurs (en Eco-gestion, notamment, où les lycéens sont confrontés lors de leurs stages au tout microsoft et notamment Access).
Firefox installé partout et même conseillé dans certains logiciels produits par l'éducations nationale (épreuve de sécurité routière, Sconet-gestion des élèves et des absences)
L'intendant est souvent un allié de poids, surtout pour un argument de prix :(
Plusieurs enseignants adeptes de la Framakey (j'organise des formations et tente de la proposer systématiquement).
Un engouement pour l'EEEPC sous linux, le premier exemplaire commandé par un collègue ayant beaucoup plu (il sait bien le "vendre" je dois l'avouer). Plusieurs exemplaires vont être commandés pour l'établissement.
Dans ma discipline (maths), les portables sont en double boot, linux et windows. Et même sous windows, zero logiciels propriétaires, à part une appli pour le tableau blanc intéractif, car pas d'équivalent en libre.
Le gros point noir reste la gestion des notes et bulletins, car GEPI n'a pour l'instant pas convaincu. (C'est vrai que là ça concerne plus de cent collègues qui ne sont pas tous adeptes du changement et ont déjà eu beaucoup de mal à s'adapter à l'ère infirmatique pour certains).
Je ne m'avoue pas vaincu pour autant. Donnons-nous le temps.
Disons qu'il y a très peu d'opposition franche au libre.
Je tente plutôt de le proposer sans rien imposer et l'évolution semble se faire dans le bon sens. Trop lentement c'est vrai, mais de façon certaine.
Il me semble que les collègues sont souvent assez sensibles à la composante philosophique du libre, même si le message est difficile à faire passer.
Les réfractaires sont rares mais coriaces :)
Le plus difficile c'est au niveau institutionnel. Mais là, les blocages dépassent largement la problématique libre/propriétaire...