• [^] # Re: En même temps ...

    Posté par . En réponse à la dépêche Ubuntu Brainstorm : déposez et votez pour des idées d'amélioration. Évalué à 1.

    > Et on y oppose quoi ? Le fait qu'un environnement de bureau doit être "facile".

    Pour être brutal, je dirais que tu n'as rien compris au libre.
    Si un truc ne te plais pas, ce qu'il faut faire, c'est en créer autre chose. Gueuler n'apporte rien. Si l'autre chose qui te plait n'existe pas, ben c'est comme ça.
    Tu n'aimes pas nautilus ?
    Ben crée un gestionnaire de fichier alternatif à nautilus.

    En fais, ce que tu n'aimes pas, c'est que les développeurs ne soient pas à ta bottes. Si tu veux qu'ils soient à ta botte, payes les.

    > La facilité, ce n'est pas moins d'options de configuration ou de fonctionnalités, c'est plus !

    Installe un vieux Linux. Comme ça tu vas passer des heures à configurer X11 avec 50 000 résolutions, à choisir une par une tes applications, à choisir ton WM et le configurer avec un fichier de 3 km, tu seras même probablement obligé de te recompiler un noyau et tu auras l'occasion de passer toutes les options en revu. Et il y en a des tonnes...

    > Si la finalité de la "facilité", c'est de proposer un moule rigide, une conception d'un environnement ou d'un fonctionnement, on oblige alors l'utilisateur à se conformer, à s'adapter en le privant de sa liberté de choix de sa propre configuration, qui, in fine, rendrait son environnement bien plus facile et fonctionnel pour lui.

    Le choix (ou liberté), c'est ça :
    http://www.redhatmagazine.com/2008/01/09/the-choice-of-linux(...)

    On ne reproche pas à la cuisine française de ne pas satisfaire ceux qui aiment la cuisine chinoise. Le choix (ou liberté) c'est de choisir si on veut de la cuisine chinoise ou française. Pas que la cuisine française fasse aussi de la cuisine chinoise. Elle le ferait, elle serait moins bonne.
    Le choix c'est choisir entre Ubuntu ou Fedora ou Mandriva ou ...
    Ce n'est pas que Mandriva satisfasse tout le monde, car ce n'est pas possible.

    Gnome, par exemple, ne doit pas chercher à faire un truc pour l'utilisateur Windows, l'utilisateur KDE, l'utilisateur XFCE, etc. Si Gnome le fait, ça sera médiocre et au final ça ne sera pas un succès. Si Gnome fait du Gnome, ça sera excellent et il pourra séduire des utilisateurs de Windows même s'il y a deux ou trois choses agaçantes pour un habitué à Windows. Les autres pourront utiliser KDE, ou E ou XFCE ou le bureau que tu vas nous coder car tu ne trouves pas ton bonheur actuellement.

    Le libre, ce n'est pas le choix, le libre c'est être libre. Être libre de coder une alternative, être libre de modifier/forcker l'existant, etc. Le choix est (parfois) une conséquence et non la nature du libre.

    > Et s'il veut pousser plus loin les changements, pourquoi l'en interdire ?

    Parce que l'informatique c'est compliqué. Plus tu ajoutes d'option, plus il y a de risques de bug et aussi de bug du côté de l'utilisateur. Plus la hotline va galérer pour comprendre le problème (l'utilisateur a-t-il activé l'option bidule ou machin, lorsqu'il me parle du menu configurer es-ce le même auquel je pense, etc). Plus tu mets d'options, plus le code est compliqué, plus il est difficile à faire évoluer afin de proposer des vraies améliorations (genre dbus/hal/gnome-volume-manager, etc).

    Ce que tu "proposes", c'est ce que voulait Gnome avant la version 2.0. Au final ça sucks. Sur le papier c'est mignon, mais in fine ça sucks.


    Franchement, je suis fatigué avec cette réthorique sur le choix et options de configuration et la facilité d'utilisation. Plus que fatigué, elle m'énerve cette réthorique. On n'arrête pas de l'entendre. On n'arrête pas d'entendre que les développeurs ne sont pas à l'écoute. Au final, les développeurs font des choses de plus en plus simples et globalement on n'y revient pas.

    L'histoire des gestionnaires de fenêtre est un bon exemple. A une époque on pouvait changer le look appli par appli. Puis il a été décidé que ça sucks. Beaucoup ont gueulé mais on n'est pas revenu en arrière. Après il y avait 50 options sur le comportement du gestionnaire de fenêtre (quand donner le focus, quand il faut même la fenêtre au premier plan et en appuyant sur quelle touche, etc). Tout ça a été en grande partie parti virée. Lorsque ça a été fait, beaucoup gueulaient. Mais in fine, on n'est pas revenu en arrière, personne n'a fait un gestionnaire de fenêtre populaire et très configurable. Certe, il y a aujourd'hui beril avec 4 000 options, mais je suis sûr de sûr que ça va être simplifié même si certain gueulent.
    Heureusement que les mainteneurs/developpeurs sont seulement à l'écoute des utilisateurs et non à leur botte. Heureusement qu'ils ne codent pas une fonctionnalité car M. X ou Mme Y la veut et la trouve indispensable et ne peut vivre sans. Sinon Linux ne serait ce qu'il est aujourd'hui mais un truc ugly et sans cohérence.