Le principal pb aujourd'hui est a mon sens la confusion entre droit a gagner sa vie de son travail et droit de propriete intellectuelle.
En termes de propriété, il est assez facile de convaincre les gens sur les exemples que 98% d'une production originale utilise massivement les idées du temps : quand vous ecrivez un air de tango, c'est parce que vous avez deja entendu du tango, meme si vous y ajoutez une touche personnelle.
Néanmoins, meme si une oeuvre originale se fonde massivement sur des idees existantes, le droit à gagner salaire pour vivre de son travail est important. Mais il ne passe pas necessairement par le propriete intellectuelle.
En maths, historiquement, on ne publiait pas les connaissances. C'etait donc un savoir de nature privé. Aujourd'hui, les articles publiés sont publics, personne ne peut s'opposer a l'utilisation d'un theoreme sans contrepartie payante, et les auteurs sont remunérés (salaires d'enseignant-chercheur en France). On est donc passé d'un bien privé à un bien public avec rémunération.
La musique a fait le chemin inverse des maths. Au départ, c'était public : Bach a repris la musique de Vivaldi pour écrire ses concertos Italiens, sans contrepartie financière. Et aujourd'hui, on n'a plus le droit de simplement rejouer publiquement la musique d'un auteur gratuitement, même sans modification. On est donc passé d'un bien public à un bien privé.
Il me semble important de retravailler à l'existence de biens publics, seule vraie protection contre le creusement sans fin des inégalités. Et on peut tout a fait concilier la juste rémunération des auteurs avec le bien public. En info, il y a des manip que j'aime bien du genre licence numéro n commerciale et licence numero n-1 libre. En musique, on peut tres bien imaginer un paquet de serveurs diffusant de la musique a un tarif convenu d'avance sans aucun droit dessus (genre 10 centimes d'euro le titre, ce qui est davantage que ce que touchent la majorité des auteurs aujourd'hui).
Bref, il faut faire preuve de créativité au cas par cas. Les réponses ne sont pas les mêmes pour les articles scientifiques, la musique, ou les logiciels informatiques. Mais il y a toujours moyen de permettre la rémunération des auteurs et de développer le patrimoine de biens publics si la volonté politique est là.
[^] # Re: Blocage levé
Posté par oursoye . En réponse à la dépêche De nouveaux caps franchis pour les Wikipédia. Évalué à 5.
En termes de propriété, il est assez facile de convaincre les gens sur les exemples que 98% d'une production originale utilise massivement les idées du temps : quand vous ecrivez un air de tango, c'est parce que vous avez deja entendu du tango, meme si vous y ajoutez une touche personnelle.
Néanmoins, meme si une oeuvre originale se fonde massivement sur des idees existantes, le droit à gagner salaire pour vivre de son travail est important. Mais il ne passe pas necessairement par le propriete intellectuelle.
En maths, historiquement, on ne publiait pas les connaissances. C'etait donc un savoir de nature privé. Aujourd'hui, les articles publiés sont publics, personne ne peut s'opposer a l'utilisation d'un theoreme sans contrepartie payante, et les auteurs sont remunérés (salaires d'enseignant-chercheur en France). On est donc passé d'un bien privé à un bien public avec rémunération.
La musique a fait le chemin inverse des maths. Au départ, c'était public : Bach a repris la musique de Vivaldi pour écrire ses concertos Italiens, sans contrepartie financière. Et aujourd'hui, on n'a plus le droit de simplement rejouer publiquement la musique d'un auteur gratuitement, même sans modification. On est donc passé d'un bien public à un bien privé.
Il me semble important de retravailler à l'existence de biens publics, seule vraie protection contre le creusement sans fin des inégalités. Et on peut tout a fait concilier la juste rémunération des auteurs avec le bien public. En info, il y a des manip que j'aime bien du genre licence numéro n commerciale et licence numero n-1 libre. En musique, on peut tres bien imaginer un paquet de serveurs diffusant de la musique a un tarif convenu d'avance sans aucun droit dessus (genre 10 centimes d'euro le titre, ce qui est davantage que ce que touchent la majorité des auteurs aujourd'hui).
Bref, il faut faire preuve de créativité au cas par cas. Les réponses ne sont pas les mêmes pour les articles scientifiques, la musique, ou les logiciels informatiques. Mais il y a toujours moyen de permettre la rémunération des auteurs et de développer le patrimoine de biens publics si la volonté politique est là.