• [^] # Re: Le travail de la commission européenne

    Posté par . En réponse à la dépêche Parlement européen : la résolution de soutien à l'EPLA tourne au vote de défiance envers l'OEB. Évalué à 1.

    L'important, précisément, ne me semble pas "pas d'entreprise dans les groupes de pression" mais "pas d'interférence des intérêts économiques dans la législation". J'ai l'air de chipoter mais c'est important.
    Parce que la loi, contrairement à de simples règlementations techniques qui n'en sont jamais que l'application, peut mettre des limites à l'ensemble des libertés qui font notre société.
    On parle ici des lobbies, mais il y aurait des choses à dire sur le statut des élus (le mari de la députée européenne Jannely Fourtou est le p-dg d'Universal : ça me semble tout aussi dangereux).

    Et s'il te plaît, ne tombe pas dans la facilité en m'accusant alternativement d'émettre des idées "compliquées" puis de "faire de grosses simplifications".
    On parle de ce que pourrait (devrait ?) être la fabrique de la loi dans une société moderne !
    Tu le reconnais d'ailleurs toi-même deux paragraphes plus bas :
    je veux juste te montrer que c'est très complexe


    Et je suis d'accord ! Une réponse à grands traits aurait toutes les chances d'être une connerie. Est-ce une raison pour se satisfaire de ce qui existe ? Pour ma part, je trouve le système actuel dangereux, et accueillerais avec joie la pire usine à gaz, si elle est nécessaire est juste.

    Une société de 40.000 pers avec 20.000 cadres ? Trop de chefs, pas assez d'indiens. Je serais curieux de savoir de quelle société il s'agit. Mais ça ne change rien à ma proposition : fixer une somme (salaire compris) à partir de laquelle on considère que quelqu'un a trop d'intérêts financiers dans un débat pour qu'on puisse lui faire confiance pour apporter une contribution honnête. Je ne vois pas pourquoi, le cas échéant, ça ne vaudrait pas aussi pour les boulangers, et tous les artisans que tu voudras.

    Une remarque au passage sur la double ambiguïté de ta question : ("un artisan boulanger dépend fortement de la boulange, et il n'aurait pas le droit de s'associer pour défendre sa vision sur la réglementation sur le pain ?")
    1/ "Règlementation" : de quoi veux-tu parler ?
    Si c'est de la taille des grains de farine, cette règlementation s'appele un décret, qui ne peut que préciser des dispositions législatives. Ca concerne tellement peu le reste du monde que s'il existait un ordre des boulangers, ça ne me gênerait pas qu'il se saisisse de la question.
    Mais si il s'agit d'instaurer un "boulanger traitant", il ne peut s'agir que d'une loi, et on voit bien que ça toucherait à quelques principes de fonctionnnement de la société. L'avis des boulangers, forcément partial, ne devrait pas pouvoir influencer la décision qui s'imposera à tous les citoyens. Voilà ce que je veux dire.
    2/ "S'associer" : qu'il existe des associations professionnelles qui organisent leur promotion, s'expriment dans les médias et manifestent à l'occasion, ça me va très bien. Ce qui serait grave c'est que, par lobbies interposés, une place leur soit réservée dans le débat législatif. Parce que là, ça deviendrait du corporatisme, c'est-à-dire l'organisation de l'affrontement des intérêts particuliers. Pour moi, ce n'est pas comme ça qu'on peut trouver l'intérêt général, que la loi est censée exprimer. Mais sommes-nous d'accord là-dessus ?