• [^] # Re: Deux vitesses ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Actualité estivale des partis politiques français. Évalué à 1.

    La neutralité te permet de livrer une information sur des faits, non sur ton opinion ou une vision partielle (partiale) de cette information. Je cite en exemple l'émission Arrets Sur Images qui décortique parfois l'édifiant décalage du traitement de l'information entre une chaîne comme TF1 et France3 ou dans un autre style, aux US, FoxNews et CNN.

    Dans cette dépêche, rien ne me choque. Les universités d'été des differents partis politiques traitent un sujet faisant débat dans la société et particulièrement dans la blogosphère et le public internet.

    Je remarque toutefois que la gauche invite des personnalités pour débattre de ces problèmes avec ses militants, même si tout le monde n'a pas la même position (cf la position de M. Rocard et celle d'A. Hidalgo).

    Je remarque que l'UMP utilise une techno dont elle n'a pas vraiment favorisé l'essor avec la fameuse loi. Je remarque que le logiciel utilisé n'est pas issu du logiciel libre, (je n'ai pas trouvé d'infos sur sa licence). Je regrette l'absence de débats organisés sur ce sujet.

    Je remarque l'absence du programme du FN. Pour ma part, je ne me porte pas plus mal de cette absence mais ce parti fait régulièrement plus de 10% lors des élections, il a forcemment un avis sur la question.

    Deux visions politiques s'affrontent bel et bien. D'un côté, une poignée de concepteurs rêveurs, capables de consacrer leur temps libre à réaliser des logiciels de qualité professionnelle pour une simple reconnaissance de leur talent, de l'autre une vision économico-capitaliste où le logiciel est proposé comme service pour le consommateur.

    Le logiciel libre délivre avant tout des logiciels de qualité, accessibles par et pour n'importe qui. Mais il délivre aussi un message politique et économique, en tout cas de ce que j'en ai compris des différentes interviews de Stallman et autres. Il ne s'inscrit pas contre le capitalisme, mais contre ses abus qui placent l'intérêt de l'homme après l'intérêt des flux financiers et de ses actionnaires.