• [^] # Re: Liberté et liberté

    Posté par . En réponse à la dépêche Big Brother Awards 2005. Évalué à 2.

    « Oh ca alors dans le sens un il est spécifié 'être digne" . Il s'agit donc d'avoir le droit parce qu'on en est digne . »

    Mais vous vous rendez bien compte que cela ne pas dans votre sens ? Quel est l'inverse « d'avoir le droit pas qu'on en est digne » ... Est-ce « avoir le droit parce qu'on en est pas digne » ou « ne pas avoir le droit parce qu'on en est pas digne » ? :P


    « Tu ne spécule pas mais tu CROIS ???
    oui bref tu spécule, tu en sais rien et tu aimerais bien que ... »

    Expliquez en quoi le désir de tout contrôler, sans autre but, juste tout contrôler pour le plaisir de tout contrôler, peur correspond à l'état d'esprit d'un chef d'établissement sain mentalement. Moi je ne vois pas.


    « Contrairement a toi visiblement , je pense que certaisn principes sont trop important pour s'arreter a mes opinions personelles, comme la liberté d'expression.
    Par exemple je ne cautionne , mais alors absolument pas les caricatures arabes sur les juifs, ca me fait limite gerber. Pourtant si on les censurait, ca ne me génerait pas d'aller a une manif pour enlever cette censure (sauf si bien entendu ca été fait par la justice pour de bonnes raisons comme incitations à la haine raciale).
    Mais bon comme tu préfère appliquer les principes idéologiques suivant ton opinion personnel pour décider qui peux en bénéficier ...»

    Une fois de plus, sur la base d'un de mes propos, vous me pretez des intentions.

    Lorsque j'écris que dire quelqu'un ne mérite pas de droits signifie au final qu'on est pas opposé à ce qu'il n'ait pas ces droits, vous en déduisez que je pense que certains ne méritent pas ces droits.

    Détrompez-vous, aussi vrai que je pense que Maurice Papon méritait d'être défendu, car une Justice ne peut avoir ce nom que si elle laisse les accusés répondre, je pense que même les pires caricatures méritent la liberté d'expression.

    C'est très bien de dire que vous voulez donner des droits à des gens même en pensant qu'ils ne méritent pas de tels droits.
    Je pense qu'il faudrait maintenant que vous réalisiez que lorsque quelqu'un dit que certains individus ne méritent pas de tels droits, il ne dit pas comme vous le dite que pour autant ces droits sont inaliénables.

    Non, quand quelqu'un dit « robert ne mérite pas de vivre », il dit « robert ne mérite pas de vivre », il ne dit pas « robert ne mérite pas de vivre mais je pense que le droit à la vie est important alors on peut lui ôter la vie ».


    « Je me souviens pas l'avoir jugé. Je me souviens pas avoir dis "c'est un gros con" ou "il mérite une peine d'emprisonnement". »

    Lorsqu'on décerne de tels « awards », on emet un jugement, même s'il ne correspond pas à une condamnation pénale.


    « La détention sans qu'il y eu procés est clairement illégale (donc la détention provisoire). Mais bon , on va encore dire que "accusé" ne dois pas être compris dans ce sens etc ...
    [...]
    Tiens donc la détention préventive , ce n'est pas une détention "arbitraire" sans procés ? »

    Ben écoutez, si vous êtes si sûr que la détention provisoire est illégale, demandez-vous tout de même pourquoi elle est prévue par le code de procédure pénale.
    Quelle fasse l'objet de débat est une chose. Mais elle est tout à fait légale lorsque réalisée dans les conditions prévues par loi.

    Mais, trêve de digressions, revenons-en au sujet : nous n'étions pas en train de débattre des vertus de la détention provisoire, je signalais qu'on ne juge pas en droit pénal sans prouver que l'agent avait l'intention de violer la loi pénale (sauf évidemment pour les inffractions non-intentionnelles, cela va de soit), ce à quoi vous me répondiez que « le coup de l'élément moral ca ne marche qu'avec un trés bon avocat » (sacrebleu, quel coup ? je vous parle des éléments constitutifs de l'infraction, pas d'un « coup d'avocat », pas d'une botte secrète, d'un coup de jarnac), j'insistait en vous rappellant que, comme toujours, la preuve de l'intention revient à l'accusation (en d'autres termes, à vous qui accusez ce chef d'établissement - et oui, c'est ça le sujet), ce à quoi vous me répondez « Quand on vois comment se passe certaines détentions », qui tombe comme un cheveu sur la soupe.

    Quel rapport entre le fait qu'une infraction n'est constituée que si la preuve est faite par l'accusation de la présence de l'élément moral chez l'agent et les conditions de détentions ? Je ne vois pas, et je ne vois pas ce que les débats éventuels sur la question sensible de la détention provisoire vient faire la dedans.

    Et alors quand je vous demande le rapport que vous faites entre ces deux choses, vous me répondez « oh tu sais meme pas ca » en parlant de la présomption d'innocence.
    Heu, je crois qu'il est maintenant temps de poser la question que tout le monde se pose : êtes vous consommateur de produits stupéfiants ?

    Car là, je suis stupéfait. :))

    Je ne voudrais pas enfoncer le clou mais le fait que la charge de la preuve revienne à l'accusation ne vous paraît-il pas être une conséquence évidente du principe de présomption d'innocence ?
    En d'autres termes, en rappelant le principe de présomption d'innocence, ne vous tirez-vous pas une balle dans le pied, vous qui prétez tant d'intentions à ce proviseur... alors que vous n'avez rien prouvé concernant ces intentions ?