Ce titre un peu étrange vient d'un constat : les grandes entreprises de l'informatique (de petites aussi) ont constitué un stock phénoménal de brevets devant servir à leur défense au cas où (évidemment !) !
Les attaques frontales entre deux ténors sont plutôt rares (Sun-Microsoft) et Microsoft puisqu'il s'agit d'eux ici n'a jamais osé s'en prendre à plusieurs morçeaux à la fois, en évitant autant que possible de contrarier ses partenaires historiques !
S'il passent effectivement à l'offensive sur la question des brevets et que IBM (par ex) se trouve, dans la foulée, attaquée, je pense que les tensions commerciales vont se faire plus rudes.
On peut voir déjà (à mon avis) que l'attaque groupée faite par SCO est très difficile à défendre et réclame des reins (financiers et juridiques) en béton armé ; ce qui est le cas de Microsoft. Cependant, il me paraît invraisemblable qu'un juge puisse exiger (soyons fous !) le retrait de Linux du marché ! Tout au plus pourrait-on assister à la suspension d'une distribution ou d'un logiciel le temps de régler un contentieux (long ?).
C'est qu'intervient la force du libre : si un acteur du monde Linux est paralysé, une(des) alternative(s) peut instantanément prendre le relais sans pour autant bouleverser les systèmes d'informations.
Le tout est de savoir si la firme de Redmond aura l'arrogance de toucher à un élément qui fâche et qui touche de très nombreux acteurs à la fois ! On assisterait alors à une guerre ouverte qui mettrait IBM et Microsoft dans des situations assez paradoxales :
d'un côté IBM qui propulse Linux et vend aussi des machines de bureaux, serveurs et services sous Windows et attaqué par Microsoft ;
de l'autre, on aurait Microsoft qui aurait le choix entre forcer IBM à payer plus cher ses systèmes Windows ... au risque qu'ils mettent ostensiblement Linux en avant sur ces mêmes segments de marché autrefois réservés à Windows !
Mais je ne suis pas devin ! D'ici là, du code va passer sous les Ventirad i.e le temps joue pour nous (je veux tout simplement dire que si avant cette supposée guerre ouverte Linux atteint (par exemple) 15% de parts de marché, il sera très difficile de le l'ératiquer de la surface des disques durs).
Je termine en disant que Microsoft semble sentir clairement que Linux a le vent en poupe et qu'il faut tout faire pour qu'il n'atteigne pas (jamais) sa masse critique afin de garder leur part de marché outrageante et les marges qui vont avec.
# La guerre froide se termine ?
Posté par idiotduvillage . En réponse à la dépêche Microsoft face aux logiciels libres. Évalué à 10.
Les attaques frontales entre deux ténors sont plutôt rares (Sun-Microsoft) et Microsoft puisqu'il s'agit d'eux ici n'a jamais osé s'en prendre à plusieurs morçeaux à la fois, en évitant autant que possible de contrarier ses partenaires historiques !
S'il passent effectivement à l'offensive sur la question des brevets et que IBM (par ex) se trouve, dans la foulée, attaquée, je pense que les tensions commerciales vont se faire plus rudes.
On peut voir déjà (à mon avis) que l'attaque groupée faite par SCO est très difficile à défendre et réclame des reins (financiers et juridiques) en béton armé ; ce qui est le cas de Microsoft. Cependant, il me paraît invraisemblable qu'un juge puisse exiger (soyons fous !) le retrait de Linux du marché ! Tout au plus pourrait-on assister à la suspension d'une distribution ou d'un logiciel le temps de régler un contentieux (long ?).
C'est qu'intervient la force du libre : si un acteur du monde Linux est paralysé, une(des) alternative(s) peut instantanément prendre le relais sans pour autant bouleverser les systèmes d'informations.
Le tout est de savoir si la firme de Redmond aura l'arrogance de toucher à un élément qui fâche et qui touche de très nombreux acteurs à la fois ! On assisterait alors à une guerre ouverte qui mettrait IBM et Microsoft dans des situations assez paradoxales :
d'un côté IBM qui propulse Linux et vend aussi des machines de bureaux, serveurs et services sous Windows et attaqué par Microsoft ;
de l'autre, on aurait Microsoft qui aurait le choix entre forcer IBM à payer plus cher ses systèmes Windows ... au risque qu'ils mettent ostensiblement Linux en avant sur ces mêmes segments de marché autrefois réservés à Windows !
Mais je ne suis pas devin ! D'ici là, du code va passer sous les Ventirad i.e le temps joue pour nous (je veux tout simplement dire que si avant cette supposée guerre ouverte Linux atteint (par exemple) 15% de parts de marché, il sera très difficile de le l'ératiquer de la surface des disques durs).
Je termine en disant que Microsoft semble sentir clairement que Linux a le vent en poupe et qu'il faut tout faire pour qu'il n'atteigne pas (jamais) sa masse critique afin de garder leur part de marché outrageante et les marges qui vont avec.