La musique c'est un truc hyper-générationnel, tu restes attaché à la musique que tu écoutais dans ton enfance (la musique de tes parents) et la musique que tu écoutais à l'adolescence (quand tu t'es émancipé de la musique de tes parents). Le reste (la rationalisation, "les paroles sont mieux", "le langage est pauvre", etc) c'est des excuses pour justifier un goût particulier.
À la fin de sa vie, la musique de JS Bach n'était plus écoutée parce que le public trouvait ça "ringard". Étrangement, je ne pense pas qu'on n'ait jamais écouté plus de musique baroque qu'aujourd'hui...
Traverser le temps, c'est ça qui finit par transcender les effets de mode. Ce qu'on considère comme "génial" et/ou fondateur avec le recul n'apparaissait rarement comme tel à l'époque (avec quelques exceptions peut-être, comme la 5e de Beethoven ou les Beatles). Regarder les ventes de disque au milieu du XXe siècle c'est toujours un exercice étonnant; certains titres ont traversé les générations, d'autres sont tombés dans l'oubli, et pour le coup, c'est souvent assez facile de comprendre pourquoi (pourquoi ils sont tombés dans l'oubli, pas pourquoi ils se sont vendus à l'époque).
Après, il ne faut pas tomber dans la facilité du relativisme absolu. Il est difficile de classer les genres, il est impossible de hiérarchiser les bons titres, mais il est aisé de quantifier la pauvreté musicale des oeuvres (paroles, harmonie, arrangements). Je ne trouve rien de plus pathétique que ces politiciens de 60 balais qui font semblant de trouver un intérêt à la production d'Aya Nakamura (ou autres hein, ce n'est qu'un exemple) à des fins électorales. On peut aimer le poisson sans faire semblant de se délecter des croquettes mixées services au resto U, ne pas être capable de détecter la bouse commerciale est une démonstration qu'ils n'ont même pas écouté ce dont ils parlent.
[^] # Re: "décadence"
Posté par arnaudus . En réponse au journal Connaissez-vous le rap ?. Évalué à 5.
La musique c'est un truc hyper-générationnel, tu restes attaché à la musique que tu écoutais dans ton enfance (la musique de tes parents) et la musique que tu écoutais à l'adolescence (quand tu t'es émancipé de la musique de tes parents). Le reste (la rationalisation, "les paroles sont mieux", "le langage est pauvre", etc) c'est des excuses pour justifier un goût particulier.
À la fin de sa vie, la musique de JS Bach n'était plus écoutée parce que le public trouvait ça "ringard". Étrangement, je ne pense pas qu'on n'ait jamais écouté plus de musique baroque qu'aujourd'hui...
Traverser le temps, c'est ça qui finit par transcender les effets de mode. Ce qu'on considère comme "génial" et/ou fondateur avec le recul n'apparaissait rarement comme tel à l'époque (avec quelques exceptions peut-être, comme la 5e de Beethoven ou les Beatles). Regarder les ventes de disque au milieu du XXe siècle c'est toujours un exercice étonnant; certains titres ont traversé les générations, d'autres sont tombés dans l'oubli, et pour le coup, c'est souvent assez facile de comprendre pourquoi (pourquoi ils sont tombés dans l'oubli, pas pourquoi ils se sont vendus à l'époque).
Après, il ne faut pas tomber dans la facilité du relativisme absolu. Il est difficile de classer les genres, il est impossible de hiérarchiser les bons titres, mais il est aisé de quantifier la pauvreté musicale des oeuvres (paroles, harmonie, arrangements). Je ne trouve rien de plus pathétique que ces politiciens de 60 balais qui font semblant de trouver un intérêt à la production d'Aya Nakamura (ou autres hein, ce n'est qu'un exemple) à des fins électorales. On peut aimer le poisson sans faire semblant de se délecter des croquettes mixées services au resto U, ne pas être capable de détecter la bouse commerciale est une démonstration qu'ils n'ont même pas écouté ce dont ils parlent.