En droit d'auteur, la contrefaçon est une notion binaire,
Et comme toute notion légale, cette notion binaire est soumise à l’appréciation d’un juge au cas par cas en fonction d’éléments de contexte. Une contrefaçon n‘en est une (ou pas) que si la justice a tranché, sinon elle est dans un état quantique superposé, où l’on ne peut savoir si c’est de la contrefaçon qu’en saisissant la justice.
Si tu entraînes un IA exclusivement sur les films Disney, tu penses que leurs avocats vont accepter combien de temps que tes créations sont originales ? À partir de combien de films de Jean-Claude Van Damme dans la base d’apprentissage tu considères que ton intelligence artificielle produit des données suffisamment peu dérivées de Disney ? faut il aussi ajouter The Marmot à la base d’apprentissage pour qu’on puisse ignorer toutes les licences de données de la base d’entraînement ? Et là, ton truc binaire, il commence à être sérieusement soumis à interprétation. Et pour le coup, je pense que ton idée d’« entrainer un LLM avec 100% de code GPL et d'en sortir du code non-GPL » passerait en justice, mais pas mon exemple avec Disney, mais que ça en dit plus sur la justice que sur la binarité du concept.
C’est vrai que la réalité est plus simple, on a des critères pour trancher : si ton IA est développée dans une boîte dont le patron serre la pince au président des États-Unis, alors aucun doute, elle produit du neuf et devrait même se voir confier les codes nucléaires du pays. Si elle est développée par une boîte chinoise, c’est du vol, au secours on tue les artistes. Au moins c’est binaire.
[^] # Re: humm
Posté par jyes . En réponse au journal [HS] Le "cloud interne", c'est quoi donc ?. Évalué à 10.
Et comme toute notion légale, cette notion binaire est soumise à l’appréciation d’un juge au cas par cas en fonction d’éléments de contexte. Une contrefaçon n‘en est une (ou pas) que si la justice a tranché, sinon elle est dans un état quantique superposé, où l’on ne peut savoir si c’est de la contrefaçon qu’en saisissant la justice.
Si tu entraînes un IA exclusivement sur les films Disney, tu penses que leurs avocats vont accepter combien de temps que tes créations sont originales ? À partir de combien de films de Jean-Claude Van Damme dans la base d’apprentissage tu considères que ton intelligence artificielle produit des données suffisamment peu dérivées de Disney ? faut il aussi ajouter The Marmot à la base d’apprentissage pour qu’on puisse ignorer toutes les licences de données de la base d’entraînement ? Et là, ton truc binaire, il commence à être sérieusement soumis à interprétation. Et pour le coup, je pense que ton idée d’« entrainer un LLM avec 100% de code GPL et d'en sortir du code non-GPL » passerait en justice, mais pas mon exemple avec Disney, mais que ça en dit plus sur la justice que sur la binarité du concept.
C’est vrai que la réalité est plus simple, on a des critères pour trancher : si ton IA est développée dans une boîte dont le patron serre la pince au président des États-Unis, alors aucun doute, elle produit du neuf et devrait même se voir confier les codes nucléaires du pays. Si elle est développée par une boîte chinoise, c’est du vol, au secours on tue les artistes. Au moins c’est binaire.